Touristes québécois coincés en Haïti : une agente sur place témoigne


Touristes québécois coincés en Haïti : une agente sur place témoigne
Le Royal Decameron à Haïti, l'hôtel dans lequel est confinée une centaine de touristes québécois.
Antoine Stab

C’est d’abord en tant que journaliste plein air qu'Antoine Stab a découvert le monde du voyage et son industrie. Français d'origine et québécois d'adoption, il se dit curieux de tout, autant ce qui se passe dans la cour arrière qu’à l’autre bout du monde.

Une centaine de touristes québécois sont actuellement confinés au Royal Decameron Indigo Beach Resort & Spa, un hôtel de la Côte des Arcadins, en Haïti. Parmi eux, Johanne Thibault, agente externe chez Club Voyages Trans-monde à Cowansville. Elle répond à nos questions et donne plus de détails sur la situation sur place. 

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Quelle est la situation sur place ?

Je suis à l'hôtel Royal Decameron, avec un groupe de 15 personnes. Nous étions censés revenir dimanche dernier, le 10 février. Nous étions prêts à partir. Nous attendions l'autobus dans le lobby. Finalement, vers 10 h, on nous avertit que nous ne partirions pas. Le directeur de l'établissement est venu nous voir et nous a dit de reprendre nos chambres. On n'a pas bougé depuis.

Vous sentez-vous en sécurité ?

Nous allons très bien. Le moral est bon. Tout est va bien à l'hôtel. Ni mes clients ni moi ne sentons une quelconque menace. Je marche tous les jours à l'intérieur du resort, je parle avec des Haïtiens... Nous ne manquons de rien. Nous avons de la nourriture et les choses essentielles. Hier (le 13 février), nous n'avions plus d'internet. Cela a semé un petit moment de panique, car nous étions coupés du monde. C'est revenu depuis. 

Avez-vous des contacts réguliers avec Air Transat ?

Une représentante d'Air Transat est censée être là avec nous, mais elle n'est pas très présente. Je crois qu'elle est un peu dépassée par la situation. Je suis en contact avec mon député fédéral et ma député provinciale, Isabelle Charest de la CAQ. Son patron est de tout même l'ancien boss d'Air Transat ! Je communique aussi avec quelqu'un de l'ambassade canadienne en Haïti.

Que vous disent-ils ?

Air Transat privilégie une évacuation de l'hôtel vers l'aéroport en autobus. Pour moi la solution idéale, c'est l’hélicoptère. Mais Transat ne veut pas, pour l'instant. Pourtant, lundi dernier, ils ont sorti des Américains en hélico...

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