Dimanche,  8 décembre 2019  0:54

Sunwing : le passager turbulent devra rembourser 17 453 $


Sunwing : le passager turbulent devra rembourser 17 453 $
Marie-Eve Vallières

Marie-Eve est une Montréalaise pour qui le voyage n'a plus de secrets. Ayant vécu à Londres et en France, elle nourrit une soif d'aventure et de découverte depuis maintenant neuf ans. 29 pays plus tard, Marie-Eve continue de bourlinguer à travers le monde.

Bonne nouvelle pour Sunwing : le voyagiste se verra dédommagé par le passager turbulent qui avait forcé un avion en plein vol à rebrousser chemin escorté de l'armée de l'air, en juillet dernier. Charalabos Nassios, 40 ans, devra rembourser 17 453 $ à Sunwing d'après le jugement de l'honorable Pierre Dupras émis ce mercredi.

Cette somme comprend, notamment, « l’essence, les frais d’atterrissage, le temps supplémentaire des employés, ainsi que les frais d’hôtel pour les passagers qui ont dû repartir le lendemain », avait expliqué la procureure Cynthia Gyenisze.

L'accusé a trois ans pour compléter le remboursement de cette somme.

Un passager turbulent

Rappelons les faits : Charalabos Nassios avait consommé plusieurs boissons alcoolisées avant de procéder à l'embarquement en direction de Cayo Coco. En plein vol, il s'était agité et avait menacé l'équipage, si bien que les pilotes à revenir sur leurs pas vers l'aéroport de Montréal, accompagnés de deux chasseurs F-15.

Arrêté dès sa sortie de l'appareil sur le tarmac de Montréal-Trudeau, Charalabos Nassios a passé trois mois en prison avant de plaider coupable de menaces, de méfaits et de voies de fait.

Un jugement excessif ?

En plus d'une période probatoire de trois ans au cours de laquelle il lui sera interdit de consommer des boissons alcoolisées pendant trois ans, Charalabos Nassios devra dédommager Sunwing à la hauteur de 17 453 $ afin de rembourser les frais déboursés par le voyagiste le jour de l'incident.

« Nous respectons le jugement, mais ça me semble excessif d’imposer un dédommagement à quelqu’un qui doit recommencer sa vie à zéro », a commenté l’avocat de la défense Tom Pentefountas. Ce dernier rappelle au passage que l'accusé avait perdu son emploi, qu’il avait fait faillite et qu’en raison de la médiatisation de l’affaire, l’accusé n’arrivait pas à se retrouver un emploi.

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