L’ATOQ n’a pas dit son dernier mot !


L’ATOQ n’a pas dit son dernier mot !

Au cours de la dernière année, l’Associationdes tours-opérateurs du Québec s’est consacrée à ses dossiers habituels – comme la prévention de la fraude ou les enjeux légaux liés à l’obligation de résultat… L’ATOQ l’a fait avec tout le sérieux qu’on lui connaît. Et avec un certain succès !

Toutefois, au cours des quatre derniers mois, c’est un dossier hautement inhabituel – la COVID-19 – qui a exigé toute l’attention de l’ATOQ et grugé toutes ses énergies. Sans grands résultats concrets jusqu’ici, cependant…

Mais « l’ATOQ n’a pas dit son dernier mot », assure la présidente Joane Tétreault, en entrevue avec PAX.

L’ATOQ montrera les dents

La crise de la COVID-19 a bien sûr été au cœur de l’Assemblée générale annuelle de l’ATOQ, qui s’est déroulée, lundi dernier (22 juin). L’Association a expliqué avoir déployé de multiples efforts au cours des derniers mois, le plus souvent en coulisses, particulièrement dans le délicat dossier des crédits voyage.

Rappelons que, lors d’une de ses rares interventions publiques, l’ATOQ avait cosigné avec l’AAVQ une lettre adressée à la présidente de l’OPC demandant la légitimation des crédits voyages des voyagistes. Cette démarche n’a toutefois pas donné les résultats escomptés, tant s’en faut.

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« Quatre mois plus tard, nous sommes toujours dans l’attente, sans réponse. C’est extrêmement décevant », commente Joane Tétreault.

La présidente de l’ATOQ n’accepte pas que le rejet du projet de Loi 61 serve de prétexte pour justifier le non-avancement du dossier. « La loi 61 a le dos large », lance-t-elle.

Bref, après avoir passé plusieurs mois à faire de la pédagogie, à répéter les mêmes arguments, l’ATOQ se demande si le problème en est un de compréhension de la complexité (réelle !) du secteur du tour-opérating… Ou si ce n’est pas tout simplement un manque de volonté politique !

Chose sûre, puisque son approche « gentille » n’a pas porté fruit jusqu’ici, l’ATOQ entend changer d’approche, quitte à se montrer plus mordante.

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Parler plus fort… d’une seule voix

Signe des temps, c’est via la plateforme Zoom que s’est déroulée l’Assemblée générale annuelle de l’ATOQ. Tous les membres étaient présents à l’AGA, ainsi que quelques non-membres... dont la présence a été très appréciée !

Car en ces temps de crise, la solidarité est plus que jamais de mise, affirme Joane Tétreault.

Bien qu’englobant déjà la plupart des principaux voyagistes, l’ATOQ souhaite convaincre les quelques-uns qui lui manquent de joindre ses rangs pour accroître sa portée. Pour favoriser l’élargissement de son membership, l’Association a d’ailleurs pris la décision de suspendre ses cotisations pour l’année.

DG recherché(e)

Sans directeur général depuis le départ d’Eric Johnston à la fin de 2019, l’ATOQ entend aussi redoubler d’ardeur pour remplacer celui-ci.

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« Déjà en temps normal, nos membres ont un emploi du temps très chargé. C’est encore pire ces temps-ci, alors qu’ils se consacrent à ce que leur entreprise traverse la crise. Il est donc primordial pour l’association d’avoir une personne dédiée pour faire avancer ses dossiers. »

Cependant, dénicher celui ou celle qui marchera dans les pas des Carole Lebrun et Eric Johnston n’est pas une mince affaire…

« Idéalement, ça prend quelqu’un qui connaît déjà très bien le travail et les enjeux des tours-opérateurs, car il doit pouvoir être autonome rapidement », explique Joane Tétreault.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le contexte particulier de la COVID donnera peut-être un coup de pouce à l’ATOQ dans sa recherche de la perle rare

Le ou la futur(e) DG travaillera sous la supervision du conseil d’administration, dont tous les membres ont été reconduits dans leurs fonctions lors de l’AGA de lundi. Joane Tétreault (Skylink) demeure donc présidente de l’ATOQ; Bernard Bussières (Transat), vice-président, et Claude St-Pierre (Tours Chanteclerc), secrétaire-trésorier. Les autres administrateurs sont Maryse Martel (GVQ), Erwan Even (Eurocar TT) et Philippe Arseneau (Vacances Tour Est).

Chevaux de bataille

Outre les défis liés à la COVID, le ou la futur(e) DG de l’ATOQ devra poursuivre efforts de l’Association en matière de prévention de la fraude.

À ce chapitre, Joane Tétreault relève toutefois que d’importants progrès ont été réalisés ces dernières années, particulièrement en ce qui concerne la sensibilisation.

« Aujourd’hui, les conseillers sont nettement plus informés et plus prudents qu’ils ne l’étaient auparavant », se félicite-t-elle.

Reste que la vigilance demeure de mise. Par définition, la lutte contre la fraude est sans fin et toute la prévention du monde ne suffira jamais à enrayer complètement les fraudeurs.

Autre enjeu auquel l’ATOQ entend aussi s’attaquer au cours des prochains mois : celui que pose l’« obligation de résultat » envers les consommateurs, qui est imposée par la loi aux tours-opérateurs.

« Ce n’est pas un nouvel enjeu, mais ça redeviendra l’un de nos premiers chevaux de bataille dès que la crise de la COVID-19 se sera atténuée », indique Joane Tétreault, en évoquant 2021.

Mais avant tout : la COVID !

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