Mercredi,  18 septembre 2019  20:55

EXCLUSIF : Transat dévoile quelques détails sur sa vente potentielle


EXCLUSIF : Transat dévoile quelques détails sur sa vente potentielle
Christine Hogg

Christine Hogg est éditrice adjointe au contenu numérique. Avant son arrivée chez PAX, elle a obtenu un baccalauréat spécialisé en journalisme à l'Université de Toronto. Après avoir obtenu son diplôme, elle a écrit pour plusieurs publications de voyage tout en parcourant le monde: la plus longue dura trois semaines en Europe et la plus courte seulement 16 heures en Islande.

Transat A.T. a dévoilé quelques informations en lien avec l'annonce surprise d'hier, qui a créé une véritable onde de choc au sein de l'industrie du voyage au Québec : le voyagiste serait en discussions préliminaires avec plus d'une partie en vue d’une transaction potentielle visant l'acquisition de la société.

Hier soir, un comité spécial d'administrateurs indépendants s'est réuni afin d'étudier les propositions relatives à cette « manifestations d'intérêt », o siègent actuellement Raymond Bachand, Louis-Marie Beaulieu, Lucie Chabot, Lina De Cesare, W. Brian Edwards, Susan Kudzman, Jean-Yves Leblanc, Ian Rae, Jacques Simoneau, Louise St-Pierre, Philippe Sureau et Jean-Marc Eustache, co-fondateur et président de l'entreprise.

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Transat vendue à des étrangers ?

Les discussions entourant une éventuelle vente surviennent alors que le gouvernement fédéral a permis de rehausser, à 49%, le plafond de la participation étrangère dans une compagnie aérienne. Les actionnaires de Transat. A.T. ont d'ailleurs accepté une résolution en ce sens lors du rendez-vous annuel.

« La loi sur le transport aérien ne permet pas à un étranger de s'emparer (totalement) de la compagnie. La compagnie doit rester obligatoirement canadienne », a répondu le président et chef de la direction de Transat A.T., Jean-Marc Eustache.

La direction de Transat A.T. n'a pas voulu dire depuis quand les échanges avaient débuté et refusé de préciser l'identité ainsi que l'origine des acquéreurs potentiels.

Christophe Hennebelle a indiqué qu'il n'était, pour le moment, pas en mesure de dévoiler si l'acheteur potentiel était étranger, mais a rappelé que « les non-Canadiens ne peuvent détenir plus de 49% d'un transporteur canadien et la limite de contrôle pour les actions à droit de vote par des étrangers est de 25 % ».

« Je ne peux pas donner d'échéancier (et je n'ai aucune idée) combien de temps cela peut prendre. Je le dis: on est dans le préliminaire », a conclu Jean-Marc Eustache.

Quel effet sur les affaires ?

L'annonce d'hier indiquait que la décision, quelle qu'elle soit, n'impactera d'aucune façon les clients, les opérations ou les employés de Transat, qui se poursuivront normalement.

« Les discussions, qui sont préliminaires à ce stade-ci, impliquent Transat A.T., c'est-à-dire la compagnie-mère, et non Air Transat en tant qu'entité séparée », a déclaré le vice-président des Ressources humaines et des Affaires corporatives, Christophe Hennebelle, à PAX lors d'une entrevue exclusive.

Rappelons qu'en mars, Transat A.T. avait rapporté des pertes de 49,6 millions de dollars lors du dernier trimestre en comparaison avec 3,2 millions en perte l'année précédente, notamment en raison de la hausse des coûts d'opération liée au renouvellement de sa flotte, mais aussi au développement de sa division hôtelière. Transat avait également vendu sa filiale réceptive Jonview Canada au voyagiste japonais H.I.S. Co. Ltd pour la somme estimée de 44 millions de dollars en octobre 2017.

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À la Bourse de Toronto, le titre de la compagnie s'est envolé de 46,21% ou 2,62 $, pour clôturer à 8,29 $. Cela demeure inférieur au sommet des 52 dernières semaines, qui était de 9,52 $. L’annonce a fait bondir l’action de 46 %, portant la capitalisation boursière de l’entreprise à plus de 300 millions de dollars.

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