Vendredi,  27 janvier 2023  20:19

Croisière 50e anniversaire de Chanteclerc à bord du Paul Gauguin: et vogue (enfin) le navire!


Croisière 50e anniversaire de Chanteclerc à bord du Paul Gauguin: et vogue (enfin) le navire!

Cette croisière en Polynésie française devait avoir lieu il y a deux ans. Elle devait marquer de façon spectaculaire le 50e anniversaire de Tours Chanteclerc, alors que le voyagiste avait entièrement nolisé le M/S Paul Gauguin pour l’occasion. Le virus que l’on sait est venu gâcher la fête...

Mais ce n’était que partie remise… Et vogue (enfin) le navire !

LIRE PLUS – Tours Chanteclerc : le plus vieux voyagiste québécois se dote d’une division « jeune » ! 


220 passagers traités aux petits soins

En effet, quelque 220 passagers québécois se trouvent actuellement à bord du Paul Gauguin, tandis que presque autant de membres d’équipage (190) les traitent aux petits soins. Entre le 16 et le 26 mars, ils auront ainsi visité Tahiti, Huahine, Bora Bora, Rangiroa, Fakarava, Taha’a et Moorea.

220 passagers, c’est certes moins que les 300 passagers qui devaient s’embarquer avec Chanteclerc il y a deux ans. Mais ça reste un grand succès, aux yeux des quatre représentants de Chanteclerc qui se trouvent à bord du Paul Gauguin : Harry Goetschi, Joseph Ackad, Claude Larivière et Sylvain Ouellet.

(Rappelons que MM. Goetschi et Ackad sont vice-présidents et actionnaires du voyagiste. M. Larivière est le directeur des divisions Horizons lointains et Îles de rêve, alors que M. Ouellet agit comme délégué commercial.)

« Les gens sont très contents »

« Nous sommes vraiment heureux que cette croisière ait enfin lieu », indique Harry Goetschy, en entrevue avec PAX. « Nous constatons que les gens sont également très contents. Il faut dire que l’accueil à bord du Paul Gauguin est excellent et que le service est hors pair. »


Harry Goetschy.


À cela, on pourrait ajouter que le chic navire 5 étoiles est aussi séduisant que chaleureux. Son élégance un brin vintage n’est en rien clinquante, bien au contraire. Le bois, par exemple, est beaucoup plus présent que le chrome ou les dorures. Partout, des gravures, de vieilles photographies en noir et blanc ou des œuvres d’art rendent hommage à la vie, à l’histoire et à la culture polynésienne.

Très convivial, le navire Ponant n’est pourtant pas jeune (il a été construit en 1996). Toutefois, il a bénéficié d’une cure de Jouvence en 2020-2021, ce qui lui permet d’offrir un niveau de confort impeccable. Le charme du Paul Gauguin tient aussi beaucoup à l’intimité que procure sa taille réduite (165 cabines). Et la qualité de la gastronomie proposée à bord ne recueille que des éloges.

Quant à la destination elle-même, de l’avis de tous, elle est absolument spectaculaire. La Polynésie française s’avère à la hauteur des plus belles images qu’on a pu en voir. Résolument photogénique, elle n’a besoin d’aucun filtre ou effet spécial pour briller sur les cartes postales ou sur Instagram. Vraiment, la destination n’a pas volé sa réputation de paradis terrestre !

La gentillesse des Polynésiens est à l’avenant. À bord du navire, elle est joliment mise en scène par Les Gauguins et les Gauguines, une souriante troupe de chanteurs et danseurs. Du reste, cette gentillesse semble avoir contaminé tous les membres d’équipage, peu importe leur origine !



« Le virus existe toujours »

Harry Goetschy précise que si cette croisière 50e anniversaire a finalement lieu, c’est parce que Tours Chanteclerc était convaincu qu’elle pouvait se dérouler de façon sûre – sans être placée « sous une épée de Damoclès ».

Pourtant, malgré le fait que tout le personnel et tous les passagers soient triplement vaccinés, malgré les tests effectués avant le départ puis encore à l’arrivée en Polynésie, malgré aussi les nombreuses précautions en vigueur à bord (port du masque, prise de la température au retour des escales, etc.), deux couples ont dû être placés en isolement après avoir été déclarés positifs à la COVID…

(Apparemment, les quatre passagers en question se portent bien et gardent le moral, prenant même la situation avec philosophie. On croit qu’ils auraient contracté le virus à terre, durant leur séjour précroisière à Papeete.)

C’est le commandant du navire lui-même, Michel Quioc qui – en toute transparence – a exposé la situation aux passagers réunis autour de la piscine. Le Breton leur a indiqué que cette situation, bien que triste, n’était pas une première pour Ponant. Il les a assurés que tout était sous contrôle et qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter.


Michel Quioc, commandant du Paul Gauguin.


Du même souffle, le commandant Quioc a cependant pris soin de réitérer l’importance de bien suivre les consignes sanitaires…

D’ailleurs, dès sa toute première allocution aux passagers, au premier jour de la croisière, le commandant avait insisté sur le fait que « le virus existe toujours », ajoutant qu’on sait désormais mieux gérer les situations qu’il provoque.

Anick Dupuis, vice-présidente de Voyages en Direct, compte parmi les passagers du Paul Gauguin. Quand nous lui avons demandé si elle jugeait la situation stressante, elle a simplement répondu :

« Après deux ans de COVID, les prestataires ont vraiment de l’expérience et savent bien gérer ces situations. Je leur fais confiance. »

Sa réponse allait dans le même sens que celle de la plupart des passagers que nous avons interrogés.


Moorea.


La pandémie passera, mais le virus demeurera

« Nous étions conscients qu’une telle situation pourrait survenir », commente Harry Goetschi, en se disant désolé pour les passagers concernés.

Néanmoins, le vice-président et directeur du développement de Tours Chanteclerc ne croit pas que la possibilité qu’une telle situation survienne aurait dû retenir le voyagiste d’aller de l’avant. C’est que le risque zéro n’existe pas, croit-il.

« La nouvelle réalité à laquelle il faut s’adapter sera "post-pandémique", mais elle ne sera pas "post-virus", car ce virus continuera d’exister d’une manière ou d’une autre. Il faut apprendre à vivre avec », conclut-il.

À bord du Paul Gauguin, en tout cas, les passagers semblaient effectivement disposés à continuer de profiter de leur belle expérience – avec peut-être juste une petite couche supplémentaire de prudence.



Ce reportage fait suite à une invitation de Tours Chanteclerc.





Tenez-vous à jour de toute l’actualité du voyage : abonnez-vous à PAX !


Indicateur