Comment ça se passe un voyage dans le sud actuellement ? Lyne Chayer (Sunwing) raconte !


Comment ça se passe un voyage dans le sud actuellement ? Lyne Chayer (Sunwing) raconte !

Comme la majorité d’entre nous, la directrice générale de Sunwing au Québec, Lyne Chayer, n’avait pas voyagé depuis le début de la pandémie. Si ça lui manquait ? Et comment !

Lyne Chayer a donc profité de la reprise des vols de Sunwing pour renouer avec le Sud. Elle tenait surtout à expérimenter elle-même les divers protocoles sanitaires mis en place au cours des derniers mois.

Son verdict ? « Voyager est facile et sécuritaire, actuellement ! » Et en plus, c’est le fun, assure-t-elle.

Depuis le Royalton Chic Suites Cancún, Lyne Chayer a partagé son expérience avec PAX. Voici ce qu’elle a constaté.

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Tout le monde joue le jeu

Lyne Chayer a pu observer que les nouveaux protocoles sont appliqués scrupuleusement par les acteurs du tourisme, et ce, à toutes les étapes du voyage.

« Quand on vit du tourisme, on ne souhaite pas courir le risque de s’exposer à l’arrêt de ses activités en agissant de façon irresponsable », commente-t-elle.

Selon la DG de Sunwing Québec, les clients ne se font pas prier non plus pour jouer le jeu.

« Ils ne sont pas surpris par les protocoles et ils acceptent volontiers de s’y plier. Ils ont été prévenus. Je crois que les agents de voyages font un travail d’information remarquable à cet égard. »

« Les gens se sentent en sécurité »

Lyne Chayer indique avoir parlé avec beaucoup de gens durant son séjour au Mexique.

« S’il y a une chose qui ressort, c’est que les gens se sentent en sécurité. Plusieurs disent même se sentir plus en sécurité qu’au Québec ! Tous m’ont dit que le voyage leur faisait le plus grand bien, que c’est une expérience positive pour eux ! »

Selon elle, les gens qui voyagent actuellement ne font pas partie de la frange la plus craintive de la clientèle. Ils voyagent en toute connaissance de cause. Ils savent qu’ils devront respecter de nouveaux protocoles durant le voyage et qu’ils devront s’auto-isoler pendant 14 jours au retour du voyage. Ils sont disposés à faire tout ce qu’il faut pour voyager.

L’ambiance est intacte

Selon Lyne Chayer, tous les protocoles, toutes les consignes ne nuisent absolument pas à l’ambiance des vacances.

« La bonne humeur et le plaisir sont de la partie. Le fait d’être ailleurs, au soleil, à la chaleur, sur le bord de la mer, ça fait son effet. L’équipe d’animation et la musique contribuent aussi à la bonne ambiance. »

Certes, tout n’est pas exactement comme avant…

« C’est un peu différent, mais ça n’empêche personne de passer du bon temps. C’est un peu difficile à décrire, mais je dirais que c’est "anormalement normal". Avec la COVID qui dure depuis des mois, les gens se sont habitués à ce que les choses se passent différemment. C’est la nouvelle normalité. »

L’appli de Sunwing

Sunwing invite ses clients à consulter l’information à propos de l’engagement En toute sécurité avec Sunwing sur son site. Chacun des protocoles pour chacune des étapes d’un voyage y est présenté.

« Nous invitons aussi nos clients à télécharger l’application Sunwing pour bien préparer leur séjour », dit Lyne Chayer.

Entre autres informations, ladite appli fournit aux clients le lien vers le formulaire de santé qu’ils doivent remplir avant l’arrivée au Mexique. (Les personnes n’ayant pas de téléphone intelligent seront dirigées vers le comptoir pour remplir le formulaire papier.)

L’appli de Sunwing fournit en outre le lien pour télécharger l’application ArriveCAN du gouvernement du Canada, que les clients devront obligatoirement utiliser à leur retour pour documenter leur quarantaine.

Au-delà des attentes

Compte tenu de ce qu’elle a expérimenté, Lyne Chayer se montre optimiste pour la suite des choses. Elle se félicite d’ailleurs de ce que les ventes de Sunwing au départ de Montréal sur Punta Cana et Cancún dépassent les attentes.

Par contre, la demande ne justifiait pas que Sunwing maintienne son vol pour la Jamaïque – dont la reprise est maintenant annoncée pour février.

« Nous devons nous assurer que notre offre soit adaptée à la demande. Globalement, notre offre demeure évidemment très inférieure à ce qu’elle est normalement, mais si la demande augmente, nous accroîtrons la capacité. C’est pourquoi un 2e service sera ajouté sur Cancún. On espère aussi pouvoir offrir Varadero à compter de la mi-décembre. »

Et maintenant, la quarantaine !

Comme tout voyageur arrivant au Canada, Lyne Chayer doit maintenant s’astreindre à une quarantaine de 14 jours.

« Je vais la vivre chez moi, dans une chambre de mon sous-sol, à bonne distance de ma famille. J’entends bien respecter toutes les consignes, qu’il s’agisse du port du masque, du lavage des mains, de l’utilisation d’une salle de bain séparée, etc. Ça fait partie de l’expérience que j’ai accepté de vivre – que j’ai souhaité vivre. »

Ça ne l’empêche évidemment pas de souhaiter que le gouvernement du Canada lève cette exigence le plus tôt possible, ou à tout le moins qu’il l’assouplisse.

« Depuis que l’assurance médicale COVID est disponible, la quarantaine est, de loin, le principal obstacle aux voyages ! On a très hâte que cet obstacle soit levé. »

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Le voyage, étape par étape

  • N’entre pas qui veut à l’aéroport, désormais. Il n’y a que les voyageurs s’apprêtant à prendre un vol qui ont accès à l’intérieur des installations.
  • Le couvre-visage est évidemment de rigueur partout. Il y a des stations avec du gel désinfectant un peu partout. Des mesures de distanciation sociale sont appliquées.
  • Bien que l’enregistrement au comptoir soit possible, les passagers sont encouragés à s’enregistrer à la borne pour limiter les contacts. La carte d’embarquement est alors transmise électroniquement.
  • Une fois cela fait, on procède vers la sécurité. La température de chaque passager sera prise avant, au moyen d’une caméra thermique, sans contact.
  • Compte tenu du moindre achalandage aéroportuaire, le passage à la sécurité se déroule rondement et rapidement.
  • Le port du masque demeure exigé dans l’avion. On ne peut le retirer que brièvement, lorsqu’on mange ou qu’on boit.
  • À l’arrivée à Cancún, le passage aux douanes s’avère plus rapide que lors des expériences de voyage précédentes.
  • Avant de récupérer leurs bagages, les passagers subissent une nouvelle prise de température.
  • Une fois qu’on a récupéré ses bagages, on les amène soi-même à l’extérieur jusqu'à l’autocar (les représentants du voyagiste ne sont plus autorisés à aider les passagers).
  • Après avoir désinfecté les bagages à l’aide d’un pulvérisateur, les représentants les chargeront toutefois eux-mêmes dans la soute de l’autocar.
  • Les autocars assurant les transferts sont limités à 60 % de leur capacité. Des insignes indiquent quels sont les sièges où on peut s’assoir et ceux qu’il faut laisser libres.
  • À l’étape du transfert, les passagers doivent continuer de porter le masque. S’ils refusent, ils seront refusés à bord et devront se débrouiller eux-mêmes pour le transfert.
  • À l’arrivée à destination, la plupart des hôtels désinfectent de nouveau les bagages et prennent une fois de plus la température des clients avant de les admettre à l’intérieur – toujours masqués.
  • L’enregistrement se déroule normalement, en prenant toutefois bien soin de respecter les mesures de distanciation, grâce aux marques au sol – des marques qu’on observe d’ailleurs partout dans l’hôtel.
  • Le port du masque lorsqu’on se déplace à l’intérieur de l’hôtel est très fortement recommandé et la consigne est largement respectée. Mais les gens retirent évidemment le masque lorsqu’ils sont attablés pour manger.
  • La température des clients est prise avant d’accéder aux restaurants – qu’il s’agisse d’un buffet ou d’un restaurant à la carte. On invite aussi les clients à se laver les mains avec du gel désinfectant. Les tables sont plus distancées qu’auparavant.
  • Au buffet, il n’y a plus de libre-service. C’est le personnel – séparé des clients par un plexiglas – qui monte les assiettes selon les indications des clients.
  • Le matin, les plats en libre-service – fruits, céréales, yogourts, jus… – sont emballés individuellement.
  • Dans les bars, c’est aussi le principe « grab & go » qui s’applique. Afin de limiter les contacts, on ne s’y attarde pas.
  • Dans les lieux extérieurs, le port du masque est également encouragé, mais pas strictement exigé, puisque le risque est considérablement moindre à l’extérieur. Autour de la piscine par exemple, on observe donc davantage de gens non masqués. Les familles et les gens voyageant ensemble forment de petits rassemblements.
  • À l’hôtel comme à l’occasion des excursions, la capacité est limitée à 60 % pour favoriser la distanciation.
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