L'agent en vedette : Raymonde Potvin


L'agent en vedette : Raymonde Potvin

Chaque semaine, tous les mardis, nous demanderons à un ou une conseillère en voyages de se livrer au jeu des questions-réponses en leur proposant de parler de voyage autrement... et de leur raconter quelques anecdotes au passage.

Cette semaine, c'est au tour de Raymonde Potvin, propriétaire de Club Voyages Raymonde Potvin à Ste-Catherine, de se confier. 

Depuis quand êtes-vous dans l’industrie ?

Depuis 1981. J'ai commencé à voyage Saint-Rémi, avec Jules Hamel. Après, je suis parti en affaires en 1995.

Quel a été votre premier voyage ?

C'était à l'âge de 16 ans en Floride, à l'hôtel The Beach Harbor, avec ma tante qui m'avait offert ce voyage en cadeau. C'était le fun ! Depuis ce temps-là, je n'ai jamais arrêté de voyager.

Quel est votre plus beau souvenir de voyage ?

Difficile à dire, car à chaque voyage, je reviens avec des souvenirs plein la tête. Je dirai que le plus beau, c'est celui de Las Vegas, car c'est là-bas que mon mari m'a demandé par surprise en mariage. 

La destination chouchou que vous recommandez le plus souvent à vos clients ?

Pour un premier voyage en Europe, je recommande toujours Paris. C'est la première place où l'on devrait mettre les pieds. Pour des voyageurs plus habitués, je dirais l'Italie, pour avoir parcouru ce pays du Nord au Sud. C'est un pays qui me ressemble dans ma culture de vie : des beaux paysages, de la bonne bouffe, des vignobles... Je m'y sens bien comme chez moi. Dans une autre vie, je devais être Italienne !

La demande la plus farfelue d’un client ?

À mes débuts, un jeune homme voulait aller en Afrique pour seulement une fin de semaine... Il ne connaissait vraiment pas sa géographie ! Je me souviens lui avoir répondu, pour blaguer, que le seul safari qu'il va pouvoir faire, avec si peu de temps, c'est d'aller au parc safari ou au Zoo de Granby. Ça n'avait pas d'allure !

Si vous aviez un conseil à donner à quelqu’un qui souhaite devenir conseiller en voyages, quel serait-il ?

Se spécialiser, car même si on commence tous par vendre le Sud, une destination soleil, cela se ressemble partout. Un nouvel agent de voyages doit développer un marché en devenant un spécialiste : croisière marché Europe, de luxe... Il faut vendre un produit où le profit est encore là et dans lequel le consommateur a le plus besoin d'un conseiller. C'est trop facile d'aller sur Internet, mais c'est plus compliqué d'acheter une croisière. Il ne faut pas avoir de constituer des groupes et de les accompagner en voyage. Cela permet de découvrir la destination pour pas trop cher.

Quelle serait « LA » vente que vous rêvez de faire ?

Je viens de la réaliser ! J'ai vendu à un couples, la Polynésie française, sur le navire Paul Gauguin. C'est en lien avec le 50e anniversaire du voyagiste Tours Chanteclerc. J'ai monté un groupe. On part le 16 mars 2020. Cela coûtait environ 10 000 dollars par personne, mais j'ai réussi à vendre 40 places. Le couple en question embarque avec mon groupe, mais ils ont pris de la classe affaires sur les vols entre Montréal, Los Angeles et Papeete. Ils seront à bord d'une suite sur le Paul Gauguin. Ils ont pris une extension de 3 nuits dans des pilotis au Sofitel... Total de cette vente : environ 50 000 dollars. Je capote !

Un aspect de votre métier que vous aimeriez changer ?

J'aimerais que le métier de conseillers en voyages ait un ordre professionnel, comme les notaires ou les avocats, pour fixer des règles claires, Notamment celle que tout le monde soit égal, avec des frais de services uniformes. Cela changerait le regard que portent les consommateurs sur notre profession. Je voudrais aussi améliorer les commissions qui sont actuellement dérisoires. J'ai l'impression que cela se passe tout le temps sur notre dos, et c'est de pire en pire, C'est nous qui faisons le travail, qui vendons, et on doit vivre avec un petit 8 ou 10 %. Tu ne peux pas vivre avec cela si tu n'as de volume pour soutenir le rythme !


Si vous êtes conseiller ou conseillère en voyages et que vous désirez vous aussi participer à cette chronique, écrivez-nous à salledepresse@paxglobalmedia.com

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