Vendredi,  6 décembre 2019  9:01

L'agent en vedette : Johanne Germain


L'agent en vedette : Johanne Germain

Chaque semaine, tous les mardis, nous demanderons à un ou une conseillère en voyages de se livrer au jeu des questions-réponses en leur proposant de parler de voyage autrement... et de leur raconter quelques anecdotes au passage.

Cette semaine, c'est au tour de Johanne Germain, conseillère senior chez Voyage Vasco, de se confier. 

Depuis quand êtes-vous dans l'industrie du voyage ?

J’ai débuté en 1983, je suis allée m'asseoir chez Voyages Claudelle pour apprendre le métier. En 1985, j’ai été recrutée par Caro (et Monique Besner) chez Voyages Les Cents Ciels, où ma carrière a pris son envol, sans vouloir faire un mauvais jeu de mots. Cela va donc faire 37 ans que je suis dans le domaine.

Quel a été votre premier voyage ?

J'avais sept ans. C'était en Floride, a une époque où personne n'y allait réellement. Nous étions chanceux de pouvoir accompagner mon père qui, à cette époque, allait là-bas pour la caravane d’Expo O’Keefe.

Quel est votre plus beau souvenir de voyage ?

Je vous répondrais l’Autriche où je participais à un rallye. Arrivée dans un village dont j’ai oublié le nom, le maire mariait sa fille et nous ne pouvions traverser le village. Nous devions participer à la cérémonie. Ça a été mémorable, car c'était un mariage autrichien traditionnel avec costume... Juste wow !

La destination chouchou que vous recommandez le plus souvent à vos clients ?

À mon avis, il n'y a pas de destination chouchou, il y a une destination faite pour chaque client. L'important est d'être à l'écoute des besoins des clients afin de déterminer ce qui lui conviendra à ce moment comme type de voyage. S'il faut parler de chouchou, je dirais que la Jamaïque est un trésor trop peu connu et avec une réputation souvent faite par des gens qui n'y ont jamais mis les pieds.

La demande la plus farfelue d'un client ?

Un client m'a demandé de réserver le carrosse de Cendrillon pour un renouvellement de vœux de mariage. Je l'ai fait, au coût de 3000 dollars US, pour une heure seulement. La dame avait plus de 50 ans et ne voulais pas que ses petits enfants participe... je dirais plus désolant que farfelu.

Si vous aviez un conseil à donner à quelqu'un qui souhaite devenir conseiller en voyages, que serait-il ?

Mon conseil principal serait de bien maîtriser la géographie, d'aimer se documenter, de se dépasser, d'aller au devant des besoin des gens, avoir à la base un bon potentiel de client voyageur, c'est-à-dire, connaître beaucoup de gens, être une personne proactive. 

Ensuite, il faut s’armer de patience, être à l'écoute du client et être prêt à faire le pas de plus pour lui offrir ce qu'il demande, mais surtout, lui donner quelque chose que lui-même ne penserait pas à demander.

Quelle serait la vente que vous rêvez de faire ?

Pour moi LA vente, c’est chaque fois que je fais une vente. Il s’agit juste de ne pas perdre la vente, et rendre des clients heureux. La récompense, ce n’est pas la destination qu’ils choisissent ou le coût de la vente, mais bien le sourire qu’ils ont accroché à leurs visages lorsqu’ils reviennent d’un voyage que je leur ai vendu. Parce que vous vous imaginez bien que « LA vente », en 37 ans de carrière, je l’ai fait à moultes reprises.

Un aspect de votre métier que vous aimeriez changer ?

J'aimerais pouvoir changer la non-conformité de la réglementation de qui peut être ou pas un conseiller en voyages de nos jours. Ne s'improvise pas qui veut agent de voyages. Je dis toujours : ce n'est pas parce qu'une madame est allée trois fois à Cuba qu'elle peut être conseillère en voyages. Je possède une paire de ciseaux dans mon tiroir, cela ne fait pas de moi une coiffeuse. À quand un examen sur les connaissances du voyage, et non pas en vente et politique d'affichage ou de loi sur le voyages ?


Si vous êtes conseiller ou conseillère en voyages et que vous désirez vous aussi participer à cette chronique, écrivez-nous à salledepresse@paxglobalmedia.com

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