Mercredi,  23 octobre 2019  12:33

EXCLUSIF : Éric Johnston prend sa retraite et l’ATOQ se cherche un DG


EXCLUSIF : Éric Johnston prend sa retraite et l’ATOQ se cherche un DG
© PAX Global Media
Serge Abel-Normandin

Au début de la vingtaine, Serge Abel-Normandin a interrompu ses études en journalisme pour explorer l’Europe durant sept mois. Peu après ce premier vrai voyage, il a fait ses débuts dans un magazine de l’industrie, combinant ainsi deux grandes passions. Depuis, il ne se lasse pas d’observer l’évolution d’un domaine fascinant, dont il se sent privilégié de faire partie.

Directeur général de l’Association des tours opérateurs du Québec (ATOQ) depuis près de trois ans, Éric Johnston s’apprête à prendre une retraite bien méritée. En entrevue avec PAX, le fondateur d’Alio se montre optimiste quant à l’avenir de l’industrie.

Du même souffle, il prévient toutefois que l’avenir sourira plus à ceux qui « embrassent le changement » qu’à ceux qui y résistent.

Un fin observateur de l’industrie

Éric Johnston œuvre dans l’industrie du voyage depuis 1976. C’est l’organisation d’un voyage de ski en Europe pour une quarantaine de participants qui lui a servi d’introduction. Après avoir travaillé pendant quelques années comme agent de voyages, il a fondé Tours New York en 1981.

Le voyagiste a eu tôt fait d’élargir sa vocation. Éventuellement, il a fallu changer son nom. Alio («ailleurs», en latin) a vécu les hauts et les bas de l’industrie, survivant fièrement à des turbulences qui ont été fatales pour d’autres – comme celles provoquées par les attentats de septembre 2001.

Éric Johnston a vendu l’entreprise en 2014. Au cours de ses plus de trente ans à la tête d’Alio, puis comme DG de l’ATOQ, Éric Johnston est devenu un fin observateur d’une industrie en constante évolution.

L’avantage humain sur la machine

« Au fil des années, la technologie n’a cessé de gagner en importance, mentionne-t-il. Cela a des avantages, car la technologie facilite le travail des professionnels. Mais ça a aussi des inconvénients, car la technologie peut également permettre de contourner les professionnels. »

© PAX Global Media

Reste que la technologie a ses limites, souligne Éric Johnston.

« On peut y recourir pour réserver des prestations très simples comme un billet d’avion une des nuitées. Mais la technologie ne peut pas remplacer complètement un être humain. Si on souhaite vivre une véritable expérience de voyage, se sera toujours mieux de se tourner vers un professionnel. »

C’est d’ailleurs ce qui explique, selon Éric Johnston, que l’on constate actuellement un retour des consommateurs vers les agences de voyages. Y compris les jeunes consommateurs, précise-t-il, se disant optimiste quant à l’avenir de l’industrie.

« Bien sûr, les choses vont toujours continuer à changer, à évoluer. Mais une chose demeurera : nous vendons un produit que tout le monde souhaite consommer ! Comme toujours plus de gens veulent voyager, le potentiel de croissance demeure très grand ! »

Par contre, l’avenir sourira davantage à ceux qui se montrent ouverts au changement, prévient-il. « Il faut embrasser le changement. Il ne faut pas chercher à y résister. En restant trop attaché à hier, on ne se prépare pas pour demain », insiste-t-il.

Un conseil pour son successeur ?

La date du départ à la retraite d’Éric Johnston n’a pas encore été fixée avec précision. Le directeur sortant entend collaborer avec la personne qui lui succédera pour l’aider à se familiariser avec les dossiers et assurer une transition en douceur.

L’ATOQ cherche actuellement cette perle rare. Elle sera appelée à travailler une vingtaine d’heures par semaine (le poste de DG étant à temps partiel). Les intéressés peuvent transmettre leur candidature à eric@atoq.ca.

Entre-temps, Éric Johnston a-t-il des conseils pour celui ou celle qui lui succédera ? « J’aimerais surtout témoigner de ce qui m’a le plus plu dans mon expérience : c’est la volonté manifestée par tous les intervenants de travailler de concert; de trouver ensemble des solutions à des problèmes communs... »

Un exemple ? Dans le dossier de la fraude, l’ATOQ a travaillé en étroite collaboration avec l’IATA, l’ACTA, le CATO et d’autres groupes aux États-Unis et en Europe, illustre Éric Johnston.

« Je souhaite à la personne qui me remplacera que cet esprit collaboratif se poursuive. Et je suis sûr que ce sera le cas. C’est dans l’intérêt de toute l’industrie ! »

Vers une retraite passionnante

Par ailleurs, comment le DG sortant de l’ATOQ entend-il profiter de sa retraite imminente ?

« J’arrive à 65 ans. Le moment est venu de mettre le travail de côté pour faire les choses dont j’ai vraiment envie. »

Personne ne sera surpris que les voyages fassent partie de ces choses... 

« Le goût du voyage est ce qui m’a amené à l’industrie. Et ce goût reste tout aussi fort alors que je m’apprête à en sortir. »

Au cours des prochains mois, Éric Johnston visitera donc l’Europe, où il a de la famille. Il n’entend pas déroger à l’habitude de faire un voyage de ski annuel en Europe. Et on risque aussi de croiser l’amateur de plein air sur les routes du Canada et des États-Unis, au volant de son véhicule récréatif…

Toute l’équipe de PAX Nouvelles souhaite à Éric Johnston la retraite passionnante qu’il mérite !

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