PAX à destination : 3 quartiers à ne pas manquer à Tokyo


PAX à destination : 3 quartiers à ne pas manquer à Tokyo
Marie-Eve Vallières

Marie-Eve est une Montréalaise pour qui le voyage n'a plus de secrets. Ayant vécu à Londres et en France, elle nourrit une soif d'aventure et de découverte depuis maintenant neuf ans. 29 pays plus tard, Marie-Eve continue de bourlinguer à travers le monde.

Hors du temps passé et de celui à venir, Tokyo est une mégalopole unique au monde qui n’aura pas failli à me charmer. Impossible toutefois de la définir de façon globale. Cette ville-province tentaculaire est à ce point hétéroclite et vaste qu’elle compose une mosaïque avec laquelle il est parfois difficile de se familiariser. Sa superficie dépasse de cinq fois celle de l’île de Montréal… Et, à elle seule, la carte du métro urbain a de quoi donner le tournis !

Ainsi, Tokyo est une ville qui s’apprivoise en fractionnements au gré de ses faubourgs, de ses quartiers, menant à des découvertes à échelle locale.

Entre ses axes aux airs futuristes, ses temples Edo et ses charmantes boulangeries enracinées dans l’hermétique tradition japonaise, la capitale du soleil levant me réservait de fort agréables surprises. Voici 3 des 23 arrondissements tokyoïtes m’ayant le plus marquée lors de mon séjour.

Quoi faire à Tokyo

SHIBUYA

Principalement connu pour son carrefour soi-disant le plus achalandé au monde (où des milliers de badauds, étudiants et salaryman franchissent la rue dans un désordre ordonné comme seul le Japon en est capable) ce quartier de gratte-ciel est autrement ponctué de grandes affiches néon, de centres commerciaux et incitations mercantiles attisant l’adolescence nippone.

C’est aussi ici que l’on retrouve le quartier Harajukula et sa fameuse allée Takeshita-dōri, là où tous les excès vestimentaires et alimentaires sont permis. J’ai d’ailleurs pu y goûter de la barbe à papa arc-en-ciel faisant deux fois le diamètre de ma tête en compagnie de jeunes Japonaises toutes de violet vêtues, chevelure comprise. Une expérience anthropologique qui n’a pas son pareil!

Éclairages aveuglants, restaurants dont le service est assuré par des robots, j-pop assourdissante, arcades animées à toute heure du jour et de la nuit : Shibuya est bel et bien le Japon techno et démesuré que l’on s’imagine.

ASAKUSA

Dominé par sa vertigineuse pagode à cinq étages, cet arrondissement se distingue par son charme d’antan et son cachet, loin des façades hallucinogènes de Shibuya.

Premier arrêt : le temple Senso-ji, le plus ancien de la capitale, dont les origines remontent à l’an 628. Arborant des tons écarlates et une immense lanterne, son portail nommé Kaminarimon dédié au dieu du tonnerre est particulièrement remarquable avec ses 12 mètres de hauteur. Les jardins qui se cachent derrière la pagode sont, quant à eux, étonnamment bucoliques.

À l’ombre du temple se dissimule un autre pan du séculaire héritage nippon : l’hanamachi d’Asakusa. C’est en déambulant dans les étroites ruelles ceinturées de maisonnettes de bois appartenant à une époque surannée que j’ai entrevu de véritables geishas dans leurs plus beaux atours. Quelle grâce! Quel raffinement! Et surtout, quel privilège d’avoir croisé ces femmes hautement estimées par la société japonaise.

Bon à savoir : le temple est précédé d’une longue allée bordée de petites échoppes artisanales, Nakamise-dōri, où se vendent couteaux de grande qualité, céramiques, baguettes, ensembles de thé et autres objets de l’art de la table japonais.

UENO-YANAKA

Souhaitant aller à la rencontre du Tokyo et de ses véritables Tokyoïtes, j’ai suivi les conseils d’un compère local en me dirigeant à Ueno et à Yanaka.

M’arrêtant tantôt dans une boutique de thé traditionnelle (Jin Ji Yuan), tantôt dans un charmant bric-à-brac (Kaiun Yanakadou) gardé sous haute surveillance par un félin à l’air renfrogné, je poursuis ma route vers une pâtisserie (Usagiya). On y sert des dorayakis, spécialité locale, qui sont de petits gâteaux sucrés fourrés à une pâte de haricot rouge, absolument délectables. Un avant-midi de petits plaisirs à dimension humaine, rythmé de rencontres qui, en dépit des barrières langagières parfois cocasses, m’aura fait découvrir un Tokyo convivial et sincèrement attachant.

Au fil des galeries d’art peuplant la rue Kototoi-dori, je franchis l’entrée du célébrissime parc Ueno dont la zone Nord-Est accueille les huit pavillons du Musée national de Tokyo. Il renferme la plus imposante collection d’artéfacts japonais au pays. Le petit poumon vert est vaste et accueillant, et il ne faut pas manquer de s’arrêter aux temples Ueno Toshogu et Shinobazunoike Bentendo, en bordure d’un bel et paisible étang.

En rafale : d’autres incontournables

  • Assister à un combat de sumos à l’aréna Ryogoku Kokugikan
  • Contempler l’architecture moderne de Ginza
  • Manger des sushis sur convoyeur
  • Visiter le palais impérial à Chiyoda
  • Vivre son amour des animaux au grand jour dans les cafés fauniques : café des hiboux, café des chats, café des chiens, café des lièvres, alouette!
  • Explorer le musée de l’artiste hors-norme Yayoi Kusama
  • Dormir dans un hôtel-capsule : Prime Pod Ginza, Nine Hours, First Cabin, Centurion
  • Embrasser l’horizon du regard à l’un des nombreux observatoires : Tokyo SkyTree, Tokyo Tower, Tokyo World Trade Center, Tokyo Metropolitan Government Building, Asakusa Culture Center et Bunkyo Civic Center
  • Prendre un verre au 52e étage du Park Hyatt, l’hôtel du film Lost in Translation
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