Dominique : en harmonie avec la nature


Dominique : en harmonie avec la nature
Le village de Scotts Head dans le sud de la Dominique (crédit: Discover Dominica Authority)
Blake Wolfe

Blake Wolfe est un journaliste primé qui a rejoint PAX après près de 10 ans dans l’industrie de la presse au Canada. En plus de PAX, ses articles ont été publiés dans plusieurs magazines et journaux, notamment par la société d'édition et de média Metroland Media Group, ainsi que le Toronto Sun.

Bien que cette destination jusqu’ici méconnue ait été mise à mal par la tempête tropicale Erika en 2015 et par l’ouragan Maria en 2017, « l’île de la nature » a repris son souffle et cherche à séduire davantage de voyageurs canadiens en quête d’une escapade tropicale riche en authenticité.

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S’étalant sur seulement 750 kilomètres carrés, la Dominique se veut un secret bien gardé et réserve plusieurs surprises au détour de ses joyaux panoramiques.

Un endroit chaud, chaud, chaud!

Âgée de seulement 26 millions d’années, la Dominique est la plus jeune île des Petites Antilles ; les forces immuables de la nature, qui ont mené à sa création, sont toujours à l’œuvre à ce jour.

L’île, dont la silhouette ponctuée de sommets verts témoigne de l’historique géothermal, possède dans les faits la plus importante quantité de montagnes et de vallées de toute les Petites Antilles. Le meilleur exemple illustrant cet hétéroclisme topographique se trouve au cœur de la Vallée de la Désolation dans le parc national de Trois Pitons (un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO).

: Les visiteurs s’aventurent au coeur de la Vallée de la Désolation pour atteindre le mythique Boiling Lake (crédit: Discover Dominica Authority)

Déambuler dans cette vallée pas comme les autres mènera éventuellement les bourlingueurs à Boiling Lake, une étendue qui porte drôlement bien son sobriquet : le « lac en ébullition » n’est rien de moins qu’une aberration géologique, une véritable fumerolle de 60 mètres inondée d’eau bouillonnante gris-bleu formant un dramatique nuage de vapeur. Il s’agit de la deuxième source d’eau chaude en importance au monde, suivant de près le lac Frying Pan de Nouvelle-Zélande.

Des trésors naturels

Une petite saucette pour se rafraîchir ? Pourquoi ne pas se détendre à Emerald Pool, un point d’eau situé à quelques enjambées du magma bouillant de Boiling Lake dans le parc national de Morne Trois Pitons, mais infiniment plus accueillant pour les baigneurs. La piscine d’eau douce naturelle est ceinturée d’une dense végétation et d’une cascade d’eau de 12 mètres de haut… un petit paradis tropical s’il en est un!

Sans grand surprise, Emerald Pool est un endroit de prédilection pour les amateurs d’Instagram, les photographes de mariages et aussi pour le gratin hollywoodien, puisque des scènes du Pirate des Caraïbes y ont été tournées.
La Emerald Pool est un endroit plutôt cool pour se baigner (crédit: Discover Dominica Authority)

Les étendues vierges de la Dominique comprennent aussi ses eaux environnantes, qui proposent de nombreux sites d’intérêt pour les férus de plongée sous-marine.

Le Champagne Reef renferme une myriade de coraux, d’éponges et de nénuphars, complémentés par la présence d’une foisonnante faune aquatique, dont des pieuvres, des raies, des tortues à écailles et des hippocampes.

Séjours de bon goût

À la différence de ses homologues caribéens, la Dominique a plutôt choisi d’éviter le modèle d’affaires des complexes tout-inclus et s’enorgueillit plutôt de son hospitalité de charme.

Parmi les propriétés plus remarquables, notons le Atlantique View Resort & Spa surplombant l’Anse de Mai, sur la côte nord de l’île. Totalisant seulement 35 chambres, il est peint d’un vert tendre apaisant en harmonie avec la nature et s’ouvre sur une plage de sable noir bordant l’océan qui a inspiré son nom.

Quant à l’expérience proposée par les « nano-hôtels », le Mango Island Boutique Resort de Roseau est constitué de multiples petites loges privées équipées d’une terrasse jouxtant les jardins luxuriants ainsi que les côtes méridionales de la Dominique. Les clients apprécient particulièrement la piscine à débordement offrant une vue dégagée sur l’océan.

Des saveurs uniques

Pas de quoi être affamé en Dominique : la destination antillaise propose de nombreuses saveurs et ingrédients locaux préparés avec savoir-faire.

Véritable institution du nord de l’île, le Poz Restaurant & Poolside Bar de Calibishie Gardens sert à ses clients une gastronomie cajun, caribéenne et créole ; du côté est, le très décomplexé Coral Reef Restaurant compense son décor de supermarché par une superbe terrasse où est abondamment servie la spécialité locale, les côtes de bœuf braisées.

Les amateurs de fruits de mer se tourneront plutôt vers le Lobster Palace du Sunset Bay Club à Batalie Beach, là où le homard est roi sur un menu aux influences européennes.

À l’est, l’Islet View Restaurant & Bar possède quant à lui un bar garni de plus de 50 variétés de rhum maison.

S’y rendre

Il n’y a aucun vol direct entre le Canada et la Dominique; c’est donc dire que les voyageurs à la feuille d’érable devront galérer plus qu’à l’habitude pour accéder à l’île de la nature.

Les vols desservant les deux aéroports de la Dominique s’effectuent au départ d’Antigua, de la Barbade, de Sint Maarten, de Porto Rico, de Guadeloupe et de Sainte-Lucie sur les transporteurs caribéens régionaux. La plupart d’entre eux ont d’ailleurs des ententes commerciales avec les grandes bannières nord-américaines, dont :

  • Leeward Island Air Transport (partage de codes avec JetBlue et British Airways), via Antigua et la Barbade
  • Windward Islands Airways (partage de codes avec United, Air France, British Airways, KLM et Air Caraïbes), via la Guadeloupe quatre fois semaine
  • Air Antilles (partage de codes avec Air France) en conjonction avec Windward Islands Airways, via la Guadeloupe deux fois semaine
  • Seabourn Airlines (partage de codes avec American, Delta et JetBlue), via Porto Rico quatre fois semaine

Bon à savoir : la plupart des transporteurs aériens régionaux opèrent une flotte modeste à espace cargo limité, ce qui signifie que les passagers doivent se soumettre à une franchise de bagages restrictive.

Plusieurs croisiéristes font également escale au port de Dominique, dont Carnival, Celebrity, Holland America Line, Princess, Seabourn et Windstar.

Le saviez-vous?

Endémique à la Dominique, le perroquet Sisserou est l’emblème national et est même immortalisé sur le drapeau du pays.

C’est Christophe Colomb, en route vers l’Espagne, qui a donné à l’île son nom puisqu’il y a accosté un dimanche de novembre 1493.

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