Dimanche,  15 décembre 2019  21:32

VOX POP : êtes-vous satisfaits des éductours ?


VOX POP : êtes-vous satisfaits des éductours ?
Serge Abel-Normandin

Au début de la vingtaine, Serge Abel-Normandin a interrompu ses études en journalisme pour explorer l’Europe durant sept mois. Peu après ce premier vrai voyage, il a fait ses débuts dans un magazine de l’industrie, combinant ainsi deux grandes passions. Depuis, il ne se lasse pas d’observer l’évolution d’un domaine fascinant, dont il se sent privilégié de faire partie.

Les éductours sont-ils utiles pour votre travail ? Sont-ils bien équilibrés ? Vous rapportent-ils assez par rapport à ce qu’ils vous coûtent ? Aimeriez-vous en faire plus ? PAX a interrogé quelques conseillers sur leur satisfaction vis-à-vis des éductours.

Sylvie Gosselin (Voyages Collection Monde, Sainte-Marthe-Sur-Le-Lac)

En mai dernier, j’ai fait un éductour (que j’ai adoré) sur la Costa del Sol. Habituellement, je vise en faire un par année. Certaines années, j’aimerais bien pouvoir en faire un deuxième. Mais pas plus, car je fais aussi d’autres voyages !

Personnellement, je n’aime pas vendre quelque chose que je n’ai jamais vu. Quand on revient d’éductour, on se sent vraiment prêts et motivés à vendre la destination. Ça fait aussi une grande différence pour mes clients de savoir que j’y suis allé moi-même.

On visite beaucoup d’hôtels en éductour. J’aime ça… mais je trouve que ça se fait parfois au détriment de la destination. Dans des destinations soleil comme Punta Cana, Puerto Plata, Cancún, la Jamaïque, etc., on ne fera peut-être qu’une seule sortie à part les visites d’hôtels ! C’est différent lors des éductours en Europe, mais ce sont aussi des éductours plus dispendieux.

Une chose qui pourrait vraiment être améliorée dans l’organisation des éductours, c’est leur horaire souvent très chargé. Quand on passe la journée à visiter des hôtels, il y a toujours des petits retards qui s’accumulent, ici et là. C’est inévitable. Résultat : on rentre à notre hôtel et on a juste 15 minutes pour se préparer pour le cocktail, alors qu’on est deux filles dans la même chambre ! C’est sûr qu’on se sent un peu bousculées !


Claudette Lanoue (Agence SolSya, Mascouche)

J’en fait un ou deux par année, pas plus. Les derniers que j’ai faits étaient en Jamaïque et à Cancún, avec Moon Palace et, avant cela, au Vietnam. Parfois, je souhaiterais en faire plus, car ce sont des voyages vraiment utiles : c’est beaucoup plus facile de vendre une destination quand on en a pris le pouls soi-même.

En même temps, je trouve ces voyages assez exigeants, parfois même épuisants ! Même si les éductours sont agréables, ce ne sont pas des vacances. Le programme est réglé au quart de tour; les journées commencent tôt et finissent tard en soirée. Quand l’éductour prend place dans une destination soleil, l’accent est mis surtout sur les hôtels. Parfois, ça va tellement vite qu’on peine à prendre des notes !

Je ne fais de reproche à personne : je comprends bien pourquoi ça se passe ainsi. Je trouve que, généralement, nous sommes très bien reçus.

Ça faciliterait peut-être les choses si des notes sur les hôtels et les attractions visités nous étaient fournies d’avance et qu’il ne nous restait qu’à y ajouter nos observations personnelles. Je pense qu’on retiendrait plus d’informations. Ça se fait déjà lors des éductours en Europe, mais c’est moins courant lors de ceux dans les destinations soleil.


Geneviève Bergeron (Voyage Kamé, Laval)

Je n’ai encore jamais fait un véritable éductour dans le Sud ou en Europe. Toutefois, j’ai déjà participé à des formations croisières lors desquelles on visitait des hôtels aux escales. Et j’ai beaucoup aimé ça !

Le problème, c’est qu’en tant qu’agente externe, même si je vends pas mal, les éductours intéressants me sont peu accessibles. On privilégie les agents qui travaillent à temps plein, en agence. Les agents externes comme moi sont les derniers choisis, seulement s’il reste de la place.

C’est dommage, car je crois que les clients nous font beaucoup plus confiance quand ils savent qu’on a vu la destination de nos yeux, qu’on y a mis les pieds, qu’on y a mangé… C’est plus difficile de vendre un endroit qu’on a seulement visité sur Internet ou en photos !


Karin Vanlandeghem (Club Voyages Super Soleil, Trois-Rivières)

Le dernier éductour auquel j’ai participé, c’était au Pérou, en mai dernier. L’année d’avant, c’était en Israël. J’en fais habituellement un par année. Ça me convient, car ça s’ajoute à d’autres types de voyages auxquels je participe en tant que professionnelle, comme les voyages du Club Excellence Bravo. De toute façon, je trouverais difficilement le temps de faire plus d’éductours, avec tout le travail que j’ai à l’agence.

Le contenu des éductours me convient généralement. C’est sûr que l’accent me semble parfois trop mis sur les visites d’hôtels. On en voit plus qu’on est capable d’en retenir. Ça me paraît contre-productif, car toute cette information est facilement accessible autrement, grâce à l’Internet et nos autres outils. À mon avis, c’est beaucoup plus utile pour le travail d’un conseiller de découvrir les attraits principaux de la destination, de sentir comment on s’y sent, etc.

Pour ce qui est du prix des éductours… Je dois dire que, depuis 33 ans que je travaille dans l’industrie, il me semble qu’ils ne cessent d’augmenter. C’est fou ! Surtout quand je compare avec les prix à mes débuts !

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