Vendredi,  22 novembre 2019  2:56

VOX POP : Et si on parlait (encore) des sargasses ?


VOX POP : Et si on parlait (encore) des sargasses ?
Serge Abel-Normandin

Au début de la vingtaine, Serge Abel-Normandin a interrompu ses études en journalisme pour explorer l’Europe durant sept mois. Peu après ce premier vrai voyage, il a fait ses débuts dans un magazine de l’industrie, combinant ainsi deux grandes passions. Depuis, il ne se lasse pas d’observer l’évolution d’un domaine fascinant, dont il se sent privilégié de faire partie.

Les algues sargasses font la manchette depuis 2015. Près de cinq ans plus tard, constituent-elles autant une préoccupation qu’à leurs débuts ? PAX a posé la question à quelques conseillers.

Isabelle Desmarais (Jaimonvoyage.com)

Des algues, il peut encore y en avoir. Presque partout. Et ce n’est pas parce qu’un jour il n’y en a pas qu’on n’en verra pas le lendemain !

On sait que certaines zones sont plus à risque. On sait aussi que la situation est plus problématique en période estivale. Mais ce n’est pas une science exacte. C’est la nature qui décide et on n’a pas de contrôle là-dessus !

Alors, il faut être très transparent vis-à-vis de nos clients. Il faut les prévenir du risque. On ne peut pas leur garantir à 100 % qu’ils seront épargnés.

Les algues ne freinent pas les ventes, mais elles nous obligent à bien orienter nos clients. Par exemple, si un client est un grand amateur de plage, on devrait s’abstenir de l’envoyer vers la Riviera Maya durant l’été. Mais s’il est plutôt du type piscine, pourquoi pas ?

La situation des algues au Mexique a été problématique ces derniers mois… Mais les principales destinations de rechange ont aussi connu des difficultés ! Heureusement, les choses semblent maintenant se rétablir.

Sylvie Myre (Voyages à Rabais)

Les algues ne sont pas la plus grande préoccupation des clients, ces temps-ci. On nous en parle encore, mais moins qu’avant.

Le fait est que les gens s’informent beaucoup via les réseaux sociaux. Ils ont entendu parler des mesures prises par les destinations touchées pour minimiser les impacts des algues, comme le ramassage quotidien ou les barrières.

Actuellement, les questions des clients portent donc moins sur les algues que sur la pénurie de carburant à Cuba. Dans le cycle des nouvelles, c’est le sujet de l’heure.

Même si Cuba a pris des mesures pour limiter les effets de cette pénurie, ça prendra un certain temps pour que l’information fasse son chemin et que les gens comprennent que la situation est revenue quasiment à la normale.

Il y a toujours quelque chose comme ça dans le domaine du tourisme. Quand des gens se sont fait tirer dessus depuis une motomarine au Mexique, on en a beaucoup parlé… puis ça s’est estompé. La mémoire populaire dure à peu près trois semaines !

Maude Bélanger (Voyages à tout prix)

Les clients nous posent des questions sur les algues, car ils ne veulent courir aucun risque qu’elles gâchent leurs vacances. Pour les rassurer, je leur suggère des sites où ils peuvent suivre la progression des algues au quotidien.

En ce moment, les algues ne représentent pas un gros problème. Des gens qui ont visité des destinations touchées confirment que ça va plutôt bien. Est-ce parce qu’il y a moins d’algues ? Est-ce à cause des mesures prises par les destinations touchées ? On ne le sait pas trop. On ne sait pas non plus si l’accalmie est temporaire ou si elle va durer…

À cause des algues, le Mexique a été plus difficile à vendre cet été. Mais la situation en République dominicaine a aussi inquiété bien des gens. Ensuite, la pénurie de carburant a nui aux ventes de Cuba. Chaque destination a ses propres risques. C’est la vie !

Patrick Martinet (Voyages Patrick Martinet)

J’en parlais justement, hier, avec des clients ! Je crois que les algues sont moins une préoccupation maintenant. En tout cas, elles n’empêchent pas les gens de voyager !

Je crois que les gens se rendent de plus en plus compte des efforts que font les gouvernements des destinations touchées pour contenir le problème des algues. Quand ils constatent ces efforts, ils se montrent plus tolérants.

Quand je fais le suivi avec mes clients après un séjour, certains me racontent avoir vu des employés ramasser les algues sur les plages, chaque matin, avec leur équipement. La plupart n’en font pas trop de cas. Ils ne se priveraient pas de voyager pour si peu !

Ce qui empêche vraiment les gens de voyager, c’est quand ils ont des préoccupations au niveau de leur sécurité. La sécurité, c’est un must !

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