Tunisie : Neji Ben Othmane de retour aux affaires !


Tunisie : Neji Ben Othmane de retour aux affaires !
Neji Ben Othmane

Avant 1993, l’Office National du Tourisme Tunisien n’était pas représenté au Canada. C’est à Neji Ben Othmane qu’on avait confié la mission d’ouvrir un bureau à Montréal pour développer le marché canadien vers la Tunisie. Vingt-six ans plus tard, le voilà de retour comme directeur de l’ONTT à Montréal (succédant à Issam Khereddine).

Il en a coulé de l’eau sous les ponts entre le premier mandat de cinq ans de M. Ben Othmane à Montréal et celui qu’il entame en 2019. Dans l’intervalle, il a représenté son pays dans plusieurs pays du monde (à Paris, Stockholm, Rome, Milan…) et a occupé divers postes de direction au sein de l’ONTT à Tunis, le dernier comme directeur général.

Le nouveau (et ancien) directeur de l’ONTT constate que le marché canadien a évolué positivement entre son premier mandat, où tout était à faire, et celui qui s’amorce, alors que la notoriété de la Tunisie est bien établie. 

« Nous pouvons même compter, aujourd’hui, sur un service aérien direct entre le Canada et la Tunisie », se félicite-t-il.

Objectif : 9 millions de visiteurs en 2019

Neji Ben Othmane observe qu’après avoir dû surmonter plusieurs défis ces dernières années, la Tunisie semble maintenant sur une belle lancée.

« L’année 2018 s’est conclue par une appréciable augmentation de 40 % du nombre de visiteurs canadiens en Tunisie. Globalement, la destination a accueilli 8,3 millions de touristes en 2018, soit une augmentation de 17,7 % par rapport à 2017. Nous souhaitons franchir le cap des 9 millions de visiteurs dès cette année. »

Ce faisant, la Tunisie dépasserait le niveau de 2010, celui d’avant la révolution tunisienne (ou printemps arabe). Et selon M. Ben Othmane, cet objectif est très réaliste.

« Nous constatons déjà un important retour sur la Tunisie de nos marchés classiques comme la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la Belgique. Les grands tours opérateurs européens reprennent aussi la commercialisation de la Tunisie. Les perspectives sont très prometteuses », dit-il.

Néanmoins, la Tunisie ne tient rien pour acquis.

« Nous continuerons à développer encore nos partenariats avec l’industrie, notamment en soutenant les efforts de commercialisation de nos partenaires. Nous préparons aussi une campagne institutionnelle d’image sur la Tunisie », énumère M. Ben Othmane.

Par-delà les tout-compris

Lors d’une récente visite officielle à Paris, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a évoqué l’importance pour la Tunisie de « ne pas rester dans le modèle du all inclusive, peu générateur de devises ». Qu’en pense Neji Ben Othmane ?

« Il faut diversifier aussi bien l’offre que la demande, cibler de nouvelles clientèles, y compris des clientèles plus dépensières », convient-il.

Quant à la situation sécuritaire en Tunisie, elle ne devrait pas être une préoccupation, selon M. Ben Othmane. 

« Les standards en Tunisie sont aujourd’hui les mêmes qu’en Europe », conclut-il.

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