À propos de la fusion monétaire à Cuba…


À propos de la fusion monétaire à Cuba…
Raul Castro Ruz et Miguel Diaz-Canel Bermudez. (Photo: Studios Revolution / Granma)

Carmen Casal Sánchez, directrice de la section Tourisme du Consulat général de Cuba, a confirmé à PAX que le gouvernement cubain estime, après analyse, que les conditions sont réunies pour entamer, à compter du 1er janvier 2021, la « Tâche de réorganisation ».

C’est ce nom que porte officiellement le processus d'unification monétaire et de change (au taux unique de 24 pesos cubains pour un dollar américain) et les transformations qui l'accompagnent.

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Des questions ?

À la suite de l’article paru dans PAX à ce sujet vendredi, des lecteurs nous ont transmis diverses questions – notamment quant à la possibilité d’utiliser le dollar américain à Cuba après la fusion des deux monnaies; ou sur la possibilité d’utiliser les CUC dont ils disposent encore après l’entrée en vigueur de la réforme…

Nous avons relayé les questions de nos lecteurs à Mme Casal. S’abstenant d’y répondre, la directrice de la section Tourisme du Consulat général de Cuba nous invite à rediriger ceux qui se les posent à montreal@gocuba.ca.

Une réorganisation nécessaire, mais complexe et risquée

Rappelons que la Tâche de réorganisation a été annoncée le 11 décembre, lors d’une allocution télévisée du président de la République de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez. L’ancien président, le général Raul Castro Ruz, premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, participait aussi à cette annonce.

Le président Diaz-Canel a soutenu que la Tâche « mettra le pays en meilleure position pour mener à bien les transformations qu’exige la mise à jour de [son] modèle économique et social ».

Admettant que cette étape clé de la mise à jour du modèle économique cubain ne constitue pas en soi la solution magique à tous les problèmes actuels de l’économie cubaine, le président a soutenu qu'elle favorisera néanmoins « la création des conditions nécessaires pour avancer de manière plus solide ».

Le président a prévenu que cette réorganisation sera complexe.

« C’est l'une des tâches les plus complexes que le pays ait eu à affronter dans l'ordre économique, a-t-il ajouté. Cette complexité s’est accrue en raison effets de l'intensification du blocus [américain], la situation de la pandémie de COVID-19, la crise économique internationale et l'impact qu'ils ont eu sur notre économie. »

En outre, la réorganisation comporte des risques, a admis le président.

« L'un des principaux risques est que l'inflation soit plus élevée que prévu, exacerbée par le déficit actuel de l'offre », a-t-il reconnu, avertissant du même souffle que « les prix abusifs et spéculatifs ne seront pas autorisés, [que] des mesures de contrôle seront prises et [que] des sanctions sévères seront infligées aux contrevenants ».

« Nous sommes convaincus qu’avec les efforts de l’ensemble de notre peuple, son dévouement et un contrôle opportun, nous atteindrons les objectifs fixés grâce à ces mesures visant la croissance et de l'efficacité économique », a conclu Miguel Diaz-Canel.



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