Mercredi,  19 janvier 2022  2:08

Suisse : de nouvelles mesures d’entrée « très temporaires », espère Pascal Prinz


Suisse : de nouvelles mesures d’entrée « très temporaires », espère Pascal Prinz
Le directeur de Suisse Tourisme Canada, Pascal Prinz.
Anne Pélouas

Anne Pélouas est une journaliste chevronnée, travaillant depuis des années dans le domaine du voyage et du tourisme d’aventure. Elle a visité de nombreuses destinations, notamment en Europe et sur le continent américain. C’est une touche-à-tout avide de découvertes en plein air comme en ville, dans le « Nord » comme dans le « Sud ».

Le directeur de Suisse Tourisme Canada, Pascal Prinz, garde espoir que les nouvelles exigences à l’entrée en Suisse soient de courte durée, le temps que la tempête déclenchée par le nouveau variant Omicron se calme.

LIRE PLUS – Switzerland Travel Mart 2021 : une édition porteuse d’espoir 

Le lancement hivernal de Suisse Tourisme au Canada auprès des tour-opérateurs, des agents de voyage et de la presse québécoise a pris un tour inattendu jeudi 2 décembre à Montréal après l’annonce de nouvelles conditions d’entrée pour les voyageurs dans ce pays.

Depuis le 30 novembre, en plus d’un test négatif (PCR ou antigénique) avant l’entrée en Suisse, même pour les voyageurs entièrement vaccinés, la Suisse impose à tous de soumettre un formulaire d’entrée aux autorités cantonales, d’obtenir un certificat payant consécutif au dépôt du formulaire, de se mettre en quarantaine pour dix jours*, avec un deuxième test à passer entre le 4e et le 7e jour après l’arrivée.


*DERNIÈRE HEURE : La Suisse revient – à compter du samedi 4 décembre – sur sa décision de quarantaine obligatoire, imposée depuis le 30 novembre, à tous les voyageurs arrivant dans le pays. Elle maintient cependant toutes les autres mesures mises en place, dont l’obligation d’un second test PCR ou antigénique entre le 4e et le 7e jour du séjour. [Mise à jour : 3 décembre 2021, 9 h 50]


L’annonce des nouvelles mesures a eu l’effet d’une douche froide, mais Pascal Prinz s’est voulu rassurant, jeudi, auprès des agents de voyage rencontrés dans la matinée et des journalistes spécialisés, reçus ensuite au Consulat général de Suisse.

« La situation actuelle est compliquée et, pour le moment, il faut patienter, admet M. Prinz. Les nouvelles mesures sont très strictes. Elles ne pointent pas particulièrement le Canada et nous avons bon espoir qu’elles seront très temporaires. »

« Nous ne lâchons pas »

« Nous ne lâchons pas », a ajouté M. Prinz, estimant que « cette approche de ne pas lâcher est dans l’ADN de l’industrie du tourisme ».

« Actuellement, la situation est compliquée, mais on garde le moral. C’est comme une course à obstacles et il faut s’adapter, même si ça devient extraordinairement difficile du point de vue de la gestion opérationnelle. Il faut essayer de tranquilliser la clientèle et de leur redonner confiance. »

On devrait, selon lui, en savoir plus « d’ici deux à trois semaines » sur l’évolution de la situation.


Laura Fairweather, responsable des relations avec les médias de Tourisme Suisse Canada  Pascal Prinz, directeur de Tourisme Suisse Canada


Garder l’œil sur un avenir plus souriant

En attendant, Pascal Prinz conserve son optimisme en enjoignant les professionnels du voyage de « rester concentrés sur l’année prochaine ».

La rencontre avec les tour-opérateurs et agents de voyage québécois qui travaillent avec la Suisse a permis de confirmer que « la demande pour l’an prochain est très forte » de la part de leurs clients.

Après l’année record de 2019, où la Suisse a comptabilité 300 000 nuitées de Canadiens, 2021 a permis de redresser un peu la situation désastreuse de 2020 et Suisse Tourisme Canada espère encore que 2022 poursuivra sur cette lancée.

« Pour cela, nous avons besoin de vous tous, a lancé M. Prinz. On n’en est pas comme il y a près de deux ans en termes de mauvaises nouvelles sur la COVID, estime-t-il, mais on sait que ça prend six semaines environ pour que les gens les oublient » et refassent des projets de voyage.

Harry Goëtschi, vice-président de Tours Chanteclerc et fier Suisse d’origine, a cependant rappelé que les difficultés sont encore plus importantes pour les réservations de groupes que pour les voyages individuels, vers la Suisse comme ailleurs.

« Toutes les réservations de groupes faites pour 2020, puis pour 2021, sont remises aux calendes grecques » à cause de la COVID, a-t-il souligné, en rappelant que les groupes constituaient 70 à 75 % de la clientèle de Tours Chanteclerc.

Des réalisations majeures et des projets « transport » pour 2022-2023

Pascal Prinz a par ailleurs profité de la rencontre pour mettre en valeur la région du Valais Matterhorn et parler de quelques nouveautés présentes ou à venir en Suisse.

Quelques hôtels y ont ainsi vu le jour cette année, dont le Kempinski Palace d’Engelberg et le Moevenpick de Bâle.

Une nouvelle télécabine à haute vitesse, construite au cout de 500 M$CA, permet de rallier depuis janvier 2021 le Jungfraujoch « le top de l’Europe », à 3463 mètres, depuis Grindelwald. 

En 2023, on prévoit la mise en service d’un nouveau téléphérique grandiose, le Testa Grigia, qui reliera Zermatt à Cervinia, en Italie, au-dessus d’un des plus beaux domaines skiables de Suisse.

Côté trains, dont on sait l’incroyable diversité d’options pour traverser la Suisse de bord en bord, le célèbre Golden Pass aura en décembre 2022 son trajet direct entre Montreux et Interlaken. 

Pascal Prinz a enfin évoqué un projet en cours de discussion avec Radio-Canada pour la présentation en mars prochain sur tou.tv (Radio-Canada) et CBC Gem de cinq vidéos tournées en Suisse en août dernier avec l'animateur Jean-Michel Dufaux. Elles présentent les incontournables sites et activités des régions de Bâle, de Lucerne, de la région d’Interlaken, de la Suisse romande et du Valais Matterhorn.

 




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