Les Philippines vont rouvrir Boracay


Les Philippines vont rouvrir Boracay
Marie-Eve Vallières

Marie-Eve est une Montréalaise pour qui le voyage n'a plus de secrets. Ayant vécu à Londres et en France, elle nourrit une soif d'aventure et de découverte depuis maintenant neuf ans. 29 pays plus tard, Marie-Eve continue de bourlinguer à travers le monde.

Six mois après une fermeture catastrophe en raison des effets dévastateurs du tourisme de masse, les Philippines accueillent de nouveau des touristes sur l'atoll paradisiaque de Boracay. Le président Rodrigo Duterte avait ordonné sa fermeture en avril afin d'effectuer un nettoyage intégral du site, mis à mal par deux millions de touristes annuels.

Il s'agissait alors du premier pas vers une démarche de tourisme durable et éco-responsable de la part des Philippines et qui s'étalera progressivement à ses autres archipels et même à d'autres écosystèmes fragilisés ailleurs en Asie, dont la Thaïlande et le Vietnam.

Moins, mais mieux

C'est donc une île transformée qui rouvre de nouveau ses portes aujourd'hui avec moins d'hôtels et moins de restaurants, en plus d'imposer un quota annuel de touristes et de strictes réglementations en matière d'usage du tabac et d'alcool.

C'est donc dire que l'atmosphère quasi-permanente de fête et d'excès qui régnait jusqu'ici est révolue : 

  • Masseuses, vendeurs ambulants, cracheurs de feu et autres sollicitations ont été bannies de plages
  • Il est également interdit d'y fumer et d'y boire de l'alcool
  • Les casinos et hôtels ayant ouvertement bafoué l'environnement ont été forcés de mettre la clé sous la porte
  • Les transporteurs aériens et maritimes se voient restreints à des zones réduites
  • Tous les sports nautiques hormis la natation sont pour le moment interdits
  • Certaines constructions ont même été démolies afin de favoriser un accès ininterrompu à la mer

Et si autrefois 40 000 touristes pouvaient joncher les plages de façon simultanée, le gouvernement impose désormais un plafond à 19 200 vacanciers. Un exercice nécessaire pour Boracay, qui, rappelons-le, ne mesure qu'une dizaine de kilomètres carrés.

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