Entrevue exclusive : Fernanda Rosas réagit à la fermeture du CPTM


Entrevue exclusive :  Fernanda Rosas réagit à la fermeture du CPTM
Fernanda Rosas, directrice du Conseil de promotion touristique du Mexique à Montréal (CPTM).
Serge Abel-Normandin

Au début de la vingtaine, Serge Abel-Normandin a interrompu ses études en journalisme pour explorer l’Europe durant sept mois. Peu après ce premier vrai voyage, il a fait ses débuts dans un magazine de l’industrie, combinant ainsi deux grandes passions. Depuis, il ne se lasse pas d’observer l’évolution d’un domaine fascinant, dont il se sent privilégié de faire partie.

Le Conseil de Promotion Touristique du Mexique à Montréal n’est plus, et ce, depuis le 1er février. « Cela est dû à la nouvelle stratégie de promotion du Mexique », indique Fernanda Rosas dans un bref communiqué. En entrevue, la directrice du CPTM fournit plus de questions que de réponses quant à la manière dont se fera dorénavant la promotion touristique du Mexique.

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Les bureaux du CPTM à Montréal sont déjà fermés, néanmoins Fernanda Rosas et ses collaborateurs (Gabriel Gordona et Lorena Torres) restent en poste jusqu’à la fin de février. Le téléphone du CPTM a été désactivé, mais les courriels demeurent valides jusqu’à la fin du mois (mfrosas@promotur.com.mx et montreal@promotur.com.mx).

Et après ?

Qu’arrivera-t-il au lendemain du 28 février ? Plusieurs se posent la question. Toutefois, Fernanda Rosas elle-même ne détient pas les clés de la nouvelle stratégie touristique mexicaine.

« On me pose beaucoup de questions, mais je ne peux y répondre, car je n’ai pas tous les éléments de réponse. Ça ne relève pas de moi, mais du nouveau gouvernement », dit-elle.

Ainsi, s’il paraît probable à Mme Rosas que la promotion touristique internationale du Mexique relèvera désormais du réseau des ambassades et consulats, elle ne peut l’assurer avec certitude.

Il y aura une suite

Cela dit, la directrice du CPTM est convaincue que le tourisme demeure une priorité pour le Mexique. Et elle ne doute pas que le nouveau président, Andrés Manuel López Obrador (AMLO), entend continuer à promouvoir vigoureusement le tourisme.

Du même souffle, Mme Rosas se dit sûre que le marché québécois va demeurer très important aux yeux du Mexique. Elle se félicite d’ailleurs de ses progrès au cours des dernières années.

« On bénéficie de nouveaux vols. On est plus connectés que jamais. Je crois aussi que nos séminaires et événements ont contribué à ouvrir le marché québécois sur des produits autres que ceux du tourisme balnéaire au Mexique », dit-elle.

Fière du travail accompli

Fernanda Rosas a commencé à travailler pour le CPTM à Montréal il y a neuf ans. D’abord directrice adjointe du bureau, elle en est devenue la directrice après le départ de Manuel Montelongo. Fière du travail accompli, elle ne voit pas la fermeture du bureau du CPTM à Montréal comme un désaveu.

« La décision concerne ne concerne pas spécifiquement Montréal, mais l’ensemble des bureaux du CPTM dans le monde, y compris le siège social. Près de la moitié du personnel du CPTM au Mexique n’est déjà plus en poste. Il ne devrait plus rien rester du CPTM, en mai, après le prochain Tianguis », souligne-t-elle.

Tout ça l’attriste, bien sûr, mais ne l’empêche pas d’être positive.

« J’ai toujours fait mon travail avec passion, en essayant de faire les choses différemment et d’apporter une valeur ajoutée à nos actions. J’ai eu vraiment beaucoup de plaisir à travailler avec les gens de l’industrie québécoise du tourisme. Je crois que nous avons réussi à créer une belle communauté. J’espère que j’aurai l’occasion de la retrouver pour poursuivre la promotion du Mexique d’une façon ou d’une autre », conclut Fernanda Rosas.

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