La Hongrie est impatiente d’accueillir les Canadiens


La Hongrie est impatiente d’accueillir les Canadiens
Ivan Ljubinkovic. (En haut à droite, avec la consule Helga Katalin Pritz)

La Hongrie est impatiente d’accueillir les Canadiens. C’est le message que l’Office de tourisme de la Hongrie et Air Canada ont voulu transmettre aux membres de l’industrie à l’occasion d’un lunch à l’hôtel Fairmont Reine Elizabeth, jeudi dernier (10 mars).

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À partir du 3 mai, les Canadiens pourront voler vers la Hongrie sur les ailes d’Air Canada, qui relancera son service saisonnier entre Toronto et Budapest (jusqu'à la fin du mois d'octobre).

Cette liaison a fait l’objet d’améliorations. Rappelons qu'avant d’être suspendue en 2020 à cause de la pandémie, elle était assurée par Air Canada Rouge. Désormais, Air Canada y affectera un Boeing 787-9 Dreamliner (offrant des cabines Affaires, Économie Premium et Économique). Le vol sera offert trois fois par semaine.

On s’attend à ce que le retour de ce service retisse les liens de la dynamique Budapest avec les voyageurs d’affaires et d’agrément, ainsi qu'avec les membres de la diaspora hongroise du Canada.

Une ville bouillonnante

Tout en qualifiant Budapest de « porte d'entrée » de l'Europe centrale, Ivan Ljubinkovic, responsable du développement touristique pour l’Office de tourisme de la Hongrie, ne tarit pas d’éloges à propos de la ville elle-même.

« Toute la ville a quelque chose à offrir, dit-il. Depuis le centre-ville, il suffit de marcher 20 minutes pour arriver à une attraction touristique intéressante. »

La présentation a fourni aux convives un bel aperçu de cette capitale animée, traversée par le Danube, et regorgeant de points d'intérêt architecturaux – du château de Buda aux bâtiments néoclassiques de l'avenue Andrássy de Pest, en passant par le fameux Pont des Chaînes.


À gauche : Ivan Ljubinkovic.


Améliorations aux infrastructures

Selon Ivan Ljubinkovic, la Hongrie qu’on a connue auparavant n'est pas celle qu'on voit aujourd'hui. En effet, le pays a apporté (et apporte encore) d'importantes améliorations à ses infrastructures d’accueil.

Cela comprend la construction récente de 35 nouveaux hôtels, l’ajout de 14 000 logements privés et de près de 600 chambres d’hôtes, ainsi que des développements dans les régions rurales.

En outre, 115 plages ont été rénovées (ou sont en cours de rénovation) et près de 1000 kilomètres de pistes cyclables sont en voie de réalisation autour de Budapest.

Vie de château

La revitalisation de la Hongrie passe aussi par ses châteaux et palais – à commencer par le palais de Budavár (ou palais du château de Buda). Le projet de revitalisation de ce site du patrimoine mondial de l'UNESCO s’est terminé l’an dernier.


Budapest : le Bastion des pêcheurs et le palais de Budavár [Shutterstock/ZGPhotography / Visit Hungary]


En tout, le pays compte plus de 100 châteaux (dont plusieurs ont servi de toile de fond à des productions d'Hollywood et de Netflix). Beaucoup sont accessibles aux visiteurs. « Chaque année, de nouveaux châteaux leur ouvrent leurs portes », mentionne Ivan Ljubinkovic.

Parallèlement, les espaces verts urbains gagnent en envergure. À Budapest, le projet Liget Budapest renouvellera ainsi le plus grand parc public de la ville, qui accueillera la Maison du Millénaire hongrois et le Musée de la musique. « Nous voulons que Liget soit le centre culturel de Budapest », explique M. Ljubinkovic.

En dehors de la capitale…

En dehors de la capitale, il y a aussi tout un monde d’activités naturelles et culturelles à découvrir.

À ce chapitre, on mentionne le lac Balaton (une destination animée qui plaît beaucoup aux familles), le vieux village de Hollókő (un aperçu de la vie rurale traditionnelle hongroise), les grottes d'Aggtelek (des milliers de kilomètres à explorer) et des sites du patrimoine mondial (comme l'abbaye de Pannonhalma)…


Le vieux village de Hollókő. [Visit Hungary]


Par ailleurs, la Hongrie, terre d'eaux thermales, se veut une destination de choix pour les spas et les bains – une tradition qui remonte à l'Empire romain.

Et n’oublions surtout pas les régions viticoles hongroises. « La meilleure façon de découvrir le vin hongrois est d’aller dans les vignobles et de rencontrer les vignerons, qui seront plus qu’heureux de partager leurs histoires, leur travail et ce qu’ils ont comme créations », indique Ivan Ljubinkovic.

Dans la même veine, le responsable du développement touristique souligne que la Hongrie compte désormais sept restaurants étoilés par le guide Michelin. Et leurs chefs incorporent volontiers des ingrédients locaux classiques, comme le paprika, à leurs créations, précise-t-il.

Comme l’on sait, le pays est aussi une destination importante pour les croisières fluviales. Mais si Ivan Ljubinkovic se félicite de ce que celles-ci représentent parmi les meilleures ventes pour l'Amérique du Nord, il ne peut s’empêcher de souhaiter que les visiteurs restent plus longtemps et voient plus de choses de son pays.

Bien que la pandémie n'ait pas frappé aussi fort le tourisme en Hongrie que dans d’autres destinations, Visit Hungary considère 2022 comme l'« année de la renaissance du tourisme en Hongrie ». Nul doute que la reprise du service Toronto-Budapest d'Air Canada tombe à point dans cette optique !



Un mot sur l’Ukraine

Dans le cadre du lunch, Ivan Ljubinkovic et la consule générale de Hongrie à Montréal Helga Katalin Pritz (qui participait aussi à l’événement) ont abordé la douloureuse question de l’invasion russe en Ukraine.

Rappelons que la Hongrie, frontalière de l’Ukraine, a accueilli de nombreux réfugiés ukrainiens. Le pays est membre de l'OTAN, ce qui représente un solide filet de sécurité. Néanmoins, le souhait le plus cher de la Hongrie est que les hostilités cessent rapidement.


A droite : la consule Helga Katalin Pritz.


 





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