La demande pour l’Europe ne devrait être inférieure «que» de 20 % en 2022


La demande pour l’Europe ne devrait être inférieure «que» de 20 % en 2022
Pax Global Media

En 2022, la demande pour les voyages en Europe devrait n’être «que» de 20 % inférieure aux niveaux prépandémiques de 2019, prédit la Commission européenne du tourisme (ETCEuropean Travel Commission).

LIRE PLUS – En 2021, une hausse de 4% du tourisme (comparé à 2020); une baisse de 72% (comparé à 2019) 

La cas échéant, 2022 représentera une nette amélioration par rapport à 2021 – année pour laquelle l'Europe affiche une baisse de 62 % des arrivées de touristes internationaux, mentionne l’ETC dans son rapport trimestriel « European Tourism Trends & Prospects ».

Une reprise entravée par Omicron

Globalement, le rapport de l’ETC souligne qu’en 2021, la forte couverture vaccinale en Europe, le certificat numérique de l’UE et l’assouplissement des restrictions de voyage ont permis « la libération d’une forte demande refoulée et ont ouvert la voie à la relance du tourisme ».

Mais comme l’on sait, l’émergence du variant Omicron a entravé cette reprise à la fin de l’année, quand les restrictions de voyage ont été rétablies en raison de taux d'infection record… L’ETC convient que cette tournure des événements a été «démoralisante» après une saison estivale prometteuse…

« Notre rapport montre clairement l'impact étouffant de l'incertitude engendrée par Omicron », déclare le président de l'ETC, Luís Araújo.

Une parenthèse détestable, mais éphémère ?

L’ETC constate néanmoins que, malgré les nombreux défis auxquels le secteur du tourisme demeure confronté, « l'activité de voyage rebondit, alors que le monde apprend à vivre avec la COVID ».

« L'ETC est confiante que le secteur du voyage européen pourra surmonter Omicron et les nombreux autres défis qui demeurent en 2022 », souligne Luís Araújo.

En effet, si Omicron devrait encore freiner la reprise du secteur européen du voyage au premier trimestre 2022, les perspectives de voyage pour l'ensemble de l'Europe restent positives.

« On s'est rendu compte que le nouveau variant, bien que très contagieux, est loin d'être la menace redoutée initialement. Cela permet de commencer à assouplir de nombreuses restrictions de voyage en Europe », note l’ETC.

À la recherche du juste équilibre

Le président de l’ETC estime toutefois que la résilience du secteur dépendra de la capacité de l'UE à être proactive dans la gestion des risques et dans le développement de stratégies endémiques qui permettront d'assouplir les restrictions de voyage pour les voyages intra-européens et internationaux.

« Alors que nous apprenons à vivre avec la COVID-19, les gouvernements à travers l'Europe doivent trouver le juste équilibre entre la gestion des risques sanitaires et la facilitation de la mobilité », plaide Luís Araújo.

Prédictions pour 2022

L'ETC prédit qu’en 2022, les voyages intra-européens devraient dépasser les pics prépandémiques. Par contre, les voyages internationaux seront plus lents à récupérer : ils pourraient même ne pas se rétablir complètement avant 2024.

Plus précisément, l’ETC entrevoit que les voyages en provenance des États-Unis reviendront aux niveaux prépandémiques relativement rapidement, mais que d'autres marchés long-courriers, comme ceux de la Chine et de l'Asie-Pacifique, seront moins vigoureux – même s’ils connaîtront aussi une amélioration significative cette année.






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