AMC recommande d’éviter tout voyage non essentiel dans le nord de l’Italie


AMC recommande d’éviter tout voyage non essentiel dans le nord de l’Italie
Commune de Varenna, au bord du lac de Côme, dans la région de la Lombardie.
Serge Abel-Normandin

Au début de la vingtaine, Serge Abel-Normandin a interrompu ses études en journalisme pour explorer l’Europe durant sept mois. Peu après ce premier vrai voyage, il a fait ses débuts dans un magazine de l’industrie, combinant ainsi deux grandes passions. Depuis, il ne se lasse pas d’observer l’évolution d’un domaine fascinant, dont il se sent privilégié de faire partie.

Le gouvernement du Canada a mis à jour ses conseils aux voyageurs sur l’Italie. Pour l’ensemble du pays, la recommandation demeure de prendre des mesures de sécurité normales (niveau 1). Toutefois, pour ce qui est du nord de l’Italie, Affaires mondiales Canada recommande désormais d’y éviter tout voyage non essentiel (niveau 3).

Plus précisément, cet avertissement officiel concerne les régions de la Vallée d'Aoste, du Piémont, de la Ligurie, de la Lombardie, de l'Émilie-Romagne, de la Vénétie, du Frioul-Vénétie Julienne et du Trentin-Haut-Adige, dans le nord de l’Italie.

Dans le reste du pays, « tous les services et activités pour les citoyens et les touristes sont normalement fournis et la qualité de vie, pour laquelle l'Italie est mondialement connue, reste élevée », assurait l'Office national italien du tourisme (ENIT) dans un communiqué diffusé le 28 février.

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Le risque pour les voyageurs canadiens à l’étranger est faible

Ailleurs dans le monde, AMC a également rehaussé son niveau d’alerte pour deux villes en Corée du Sud, Daegu et Cheongdo, où il recommande également, dorénavant, d’éviter tout voyage non essentiel (niveau 3). Pour l’ensemble de ce pays, la recommandation est de faire preuve d’une grande prudence (niveau 2)

Selon l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), « dans l’ensemble, le risque pour les voyageurs canadiens à l’étranger est faible, mais variera selon la destination. »

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Outre les régions mentionnées ci-dessus, les seuls territoires pour lesquels les conseils de santé aux voyageurs atteignent ou dépassent le niveau 3 sont la Chine et l’Iran. En Chine, les conseils atteignent même le niveau 4 (« Évitez tout voyage ») pour la province du Hubei, foyer de l’éclosion du COVID-19.

Au Japon, le niveau de risque a été augmenté en raison de la propagation du coronavirus, mais il demeure raisonnable, au niveau 2 (Faites preuve d’une grande prudence).

La réponse doit être proportionnée à la menace

Pour aucune autre destination, le niveau de risque a été augmenté en raison du COVID-19. Affaires mondiales Canada recommande néanmoins aux voyageurs de vérifier leur destination avant le départ pour connaître les risques et se préparer en conséquence.

Par ailleurs, le gouvernement canadien encourage aussi les Canadiens à l'étranger à s'inscrire pour recevoir de l'information importante sur le COVID-19, de façon aussi à pouvoir être contactés rapidement en cas d’éventuelle urgence.

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Rappelons que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne recommande toujours aucune restriction au voyage ou au commerce en raison du COVID-19.

« La réponse du secteur du tourisme doit être mesurée et cohérente, proportionnée à la menace pour la santé publique et fondée sur l’évaluation des risques locaux », ont déclaré conjointement l’OMS et l’OMT (Organisation mondiale du tourisme).

Malgré l'avis conjoint de l'OMS et de l'OMT, en France, le ministère des Affaires étrangères – le Quai d’Orsay – a pris la décision controversée de recommander aux Français de « différer leurs voyages ». Dans la foulée, on a aussi appris l’annulation du Salon mondial du tourisme qui devait se tenir à Paris du 12 au 15 mars.

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