Velas : hôteliers par accident


Velas : hôteliers par accident

À l’invitation des Velas Resorts, notre journaliste a testé les trois établissements de la chaîne dans la région de Puerto Vallarta. Après le luxueux Grand Velas Riviera Nayarit, dont il a été question dans notre édition du 10 février (lien), il donne aujourd’hui un compte rendu de ses (brefs!) séjours au Casa Velas et au Velas Vallarta. Il était plus de 22 heures, lorsque nous sommes arrivés au Casa Velas. Le vol d’Air Transat, qui nous a amenés à Puerto Vallarta, avait fait une escale à Ixtapa, où nous avons dû sortir de l’avion pour nous plier aux formalités douanières, avant de repartir pour la brève envolée d’une quarantaine de minutes jusqu’à notre destination finale. Nous n’avons pas été obligés de faire la file devant le comptoir de réception. «Ici, personne ne fait la file : c’est un hôtel de luxe», nous a expliqué Miguel, l’employé qui nous a accueillis dans le lobby avec nos clés et les documents préparés d’avance. Il a emprunté nos passeports quelques minutes, le temps d’aller tirer des photocopies pendant que nous sirotions le drink de bienvenue, puis un membre du personnel nous a accompagnés à nos suites avec nos valises. Inauguré en 2003, le Casa Velas est un hôtel boutique de 80 suites, qui donne dans le luxe feutré. Il est situé en bordure des greens du golf de Marina Vallarta, et dispose d’un «beach club» privé doté d’un bar et d’un restaurant au bord de la plage, située à trois minutes de voiture. Un service de navette est assuré en permanence sur demande. Les hôtes ont le choix entre les deux restaurants gastronomiques de l’établissement, soit Emiliano, où l’on sert une cuisine d’inspirations mexicaine et internationale, et le restaurant du beach club, qui propose des spécialités asiatiques. Mais ils ont également accès aux installations et aux deux restaurants du Velas Vallarta, voisin du beach club. Une incursion qui plaira à ceux qui veulent troquer pour quelques heures l’ambiance très calme du Casa Velas pour un environnement plus animé. Quelques musiciens viennent bien donner un concert tous les soirs près de l’espace bar jouxtant le lobby, mais personne, ici, ne se déchaîne sur des rythmes endiablés. Le golf est gratuit, non seulement au terrain du Marina Vallarta, dessiné par Joe Finger, mais aussi à deux autres «18 trous» situés à moins de 20 minutes de transfert, l’un dessiné par Jack Nicklaus et l’autre par Tom Weiskopf. Les clients de l’hôtel ne défraient que la location du cart, qui coûte 55 $ pour une partie. Il y a huit catégories de suite réparties entre trois bâtiments. Naturellement, la plus spectaculaire est la suite présidentielle, qui comprend un immense salon vitré donnant sur un très long balcon équipé d’une petite piscine. Avec ses quatre (grandes) chambres à coucher, elle peut héberger huit personnes et la table de la salle-à-manger contigüe au salon peut facilement accommoder douze convives. Le Casa Velas se trouve dans la zone résidentielle de Marina Vallarta, ainsi nommée parce qu’elle jouxte la marina de la station balnéaire, à cinq minutes de transfert de l’aéroport et à 15 minutes du centre-ville et du Malecon. Le Velas Vallarta C’est dans la même zone, mais au bord de la plage que la petite chaîne Velas exploite son plus grand établissement : le Velas Vallarta, Ce complexe tout inclus n’a pas été construit pour devenir un hôtel. À la fin des années quatre-vingt, Eduardo et Juan Velas, qui sont des promoteurs immobiliers, avaient bâti l’édifice de 345 appartements pour revendre les unités comme résidences secondaires à des villégiateurs mexicains ou nord-américains. Mais une fois la construction terminée, une récession a perturbé l’économie mondiale et sérieusement freiné – et même complètement bloqué – la demande pour les résidences secondaires haut de gamme sur la côte mexicaine du Pacifique. C’était en 1990. Peu désireux de se retrouver avec des centaines d’appartements inoccupés sur les bras, les frères Velas ont réajusté le tir en transformant l’immeuble en hôtel. Ils l’ont doté de deux salles-à-manger, soit un grand restaurant-buffet installé en surplomb au bord de la plage – La Ribera – et un restaurant «à la carte», aménagé au rez-de-chaussée de l’édifice principal et flanqué d’une petite terrasse qui permet aux amateurs de manger à l’extérieur : Andrea. Un troisième pôle de restauration – l’Aqua Bar - permet aux hôtes de se faire servir un snack au bord de l’immense piscine, pendant la journée. Alors que La Ribera ressemble à la plupart des restaurants-buffets des tout-inclus de cette catégorie, Andrea donne carrément dans le haut-de-gamme, avec ses tables dressées dans les règles de l’art (nappes blanche, coutellerie et verrerie de qualité) et ses plats qui ressemblent à des compositions picturales. La palette du chef s’inspire de diverses traditions culinaires, selon la journée de la semaine : italienne les vendredis, samedis et dimanches, française le lundi, asiatique le mardi, Pacifique-Sud le mercredi, et mexicaine le jeudi. Et, pour autant que nous ayons pu en juger, c’est toujours raffiné. L’endroit est librement accessible le midi, mais des réservations sont requises pour le repas du soir. La vocation initiale du complexe est perceptible dès qu’on entre dans une des suites. Un long couloir donne accès à une chambre fermée, située «côté montagne», puis à une aire ouverte salon-cuisine, qui donne sur la piscine et la mer. La salle de bains est située entre les deux et un balcon spacieux permet de se détendre ou de manger (le service de repas aux chambres est assuré 24h/jour) en toute intimité à l’extérieur. Une gamme d’activités variées (et gratuites) sont programmées tous les jours : initiation à la plongée en apnée, bingo, marches de découverte sur la plage, spectacles de mime, de danses préhispaniques, de karaoke, concerts de mariachis, etc… Comme dans les autres Velas, deux excursions sont également incluses dans le forfait : une «shopping tour» de Puerto Vallarta et une tournée culturelle dans les villages de l’arrière-pays, incluant notamment la visite d’une distillerie de téquila. Il suffit de s’inscrire.    

Indicateur