Mercredi,  19 janvier 2022  2:01

«Si le navire de croisières moyen était un État américain, il serait le plus sûr du pays – et de loin!»


«Si le navire de croisières moyen était un État américain, il serait le plus sûr du pays – et de loin!»
Zane Kerby, président et chef de la direction de l'ASTA.
Pax Global Media

Réagissant à la recommandation des CDC d'éviter les voyages en croisière quel que soit le statut vaccinal, l'ASTA (American Society of Travel Advisors) fait valoir que les mesures anti-COVID extraordinairement strictes mises en place par les compagnies de croisières rendent, en fait, ces voyages plus sûrs qu’« une visite à l'épicerie ou au restaurant du coin ».

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« L'augmentation du nombre de cas de COVID signalés sur les navires de croisière ne devrait surprendre personne, étant donné le pic mondial provoqué par le variant Omicron hautement transmissible », déclare Zane Kerby, président et chef de la direction de l'ASTA.

En ce qui concerne les mesures qui distinguent des vacances en croisière d’une visite à l'épicerie ou au restaurant, M. Kerby évoque les tests, la vaccination, les mesures sanitaires, le port du masque et d'autres mesures fondées sur la science, ainsi que des protocoles pour répondre aux cas potentiels de COVID-19.

Bref, selon Zane Kerby, « si le navire de croisières moyen était un État américain, il serait le plus sûr du pays – et de loin ».

Le président l’ASTA illustre ses propos avec l’exemple du Royal Caribbean Group, dont les navires ont transporté 1,1 million de passagers depuis la reprise des croisières aux États-Unis en juin 2021. De ce nombre, 1745 personnes ont été déclarées positives – soit un taux de positivité de 0,02 %.

« Parmi les États américains au 4 janvier, le taux de positivité de l'Alaska est le plus bas, à 9,4 %, et celui de la Géorgie le plus élevé, à 38,7 % », affirme M. Kerby.

Il insiste :

« La croisière n'est pas plus responsable de la propagation du variant Omicron que les voyageurs en provenance d'Afrique australe ne l'étaient au début de la crise actuelle. »

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« Si tout ce que vous avez est un marteau, tout ressemble à un clou »

Pourtant, on continue de voir des réactions impulsives qui ciblent les voyages de façon discriminatoire, s’insurge Zane Kerby.

Comme le secteur des voyages est plus réglementé que d'autres secteurs d’activités, lorsque le nombre de cas de COVID augmente ou que de nouveaux variants apparaissent, les voyages en font les frais.

« Cela me rappelle le vieux dicton "Si tout ce que vous avez est un marteau, tout ressemble à un clou". Cette tendance doit cesser », lance-t-il.

Le président l’ASTA rappelle que l'administration Biden a fait preuve de souplesse dans ses mesures anti-COVID ces derniers temps, notamment en levant l'interdiction de voyager dans huit pays d'Afrique australe.

« Nous lui demandons de faire de même ici. À ce stade de la pandémie, il existe des outils qui permettent de lutter contre ce virus sans paralyser un secteur entier de l’économie américaine. Utilisons-les ! »



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