Portraits des deux «agences de l’année» du Groupe ATRIUM


Portraits des deux «agences de l’année» du Groupe ATRIUM

Voyages Vasco Carrefour Richelieu, a remporté le trophée de «l’agence 2014», et Voyages Vasco Acadie, a été intronisée «Recrue de l’année», dans le cadre du 20e Congrès annuel du Groupe Gama, qui s’est tenu au Collège Militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, les 22 et 23 août. Pour Voyages Vasco Carrefour Richelieu, il ne s’agissait pas d’une première, puisque l’agence, dirigée par Annie Desjardins, avait déjà raflé le titre en 2012. Nous publions ici un bref portrait de ces deux agences.

L’agence de l’année : Vasco Carrefour Richelieu, à Saint-Jean

Le «Méritas Alain Hamel» décerné par le regroupement pour souligner la contribution remarquable d’une agence de voyages est allé pour la seconde fois à Vasco Carrefour Richelieu, de Saint-Jean-sur-Richelieu, propriété d’Annie Desjardins. «En fait, vous pourriez reprendre le texte que vous avez écrit à notre sujet en octobre 2012, alors que nous venions de remporter le même trophée et faire un «copier/coller», nous déclarait-elle en entrevue, à l’issue de la soirée.

Nous n’avons pas suivi son conseil. Elle nous a donc rappelé son parcours – elle a travaillé dans plusieurs secteur d’activités, dont les soins de beauté (esthéticienne au Château Bromont) et la comptabilité (une expérience qui lui est fort utile aujourd’hui!), avant de «trouver ma voie», comme elle dit. Sa voie, naturellement, c’est e voyage. Elle a fait ses débuts chez Thomas Cook (à la division «Tours Maison»), après avoir terminé son cours d’agent de voyages au Collège April-Fortier, en 2003, puis elle a successivement exercé le métier de conseillère chez Voyages Linda Goulet, à St-Jean, et celui de directrice chez Vasco Greenfield Park. En 2009, elle ouvrait sa propre agence dans le centre d’achat Le Carrefour Richelieu, à Saint-Jean. «Le fait d’avoir installé l’agence dans un centre d’achat fut une excellente décision, parce que cela nous oblige à ouvrir nos portes sept jours sur sept», commente-t-elle. «Or, le dimanche, les autres agences de la région sont fermées, ce qui nous vaut un afflux de clientèle. Si je décidais de fermer l’agence une journée par semaine, ce serait plutôt un lundi, mais surtout pas un dimanche, ni un samedi.»

Cinq ans après sa fondation, l’agence emploie trois conseillères à temps plein (propriétaire incluse) et six agents extérieurs. «Le chiffre d’affaires est en progression constante, même si avec sept agences, le marché est pas mal saturé, à Saint-Jean. Mais il y a trois bannières qui se démarquent : Vasco (nous sommes deux), Sears et Club Voyages. Pour prospérer comme détaillant, il faut se démarquer. Dès le départ, j’ai misé sur le fait que la raison sociale qui arbore la bannière est «Vasco l’Univers de la Croisière». Les croisières comptent pour le tiers de nos ventes et la moitié de nos profits. Nos conseillers et nos agents extérieurs sont bien formés pour les vendre : nous utilisons tous les outils que la centrale met à notre disposition et nous commercialisons des groupes, que ce soit pour des croisières ou des voyages dans le Sud. Nous travaillons également en coopération avec les autres agences du réseau qui organisent des groupes.»

Lorsqu’on lui demande à quelles difficultés les agences sont confrontées, aujourd’hui, elle ne mentionne pas les baisses de commissions, mais la difficulté de recruter du personnel qualifié.

«Nous avons un poste à combler et ce n’est pas évident de trouver quelqu’un de compétent. Toutes les agences sont confrontées au même problème, aujourd’hui. Nous nous livrons à une surenchère pour trouver les perles rares.»

Quant à savoir pourquoi Vasco Carrefour Richelieu s’est vu attribuer le titre d’agence de l’année pour la seconde fois en deux ans, Annie Desjardins estime que c’est parce qu’elle s’implique activement dans les projets de la centrale. «Ainsi, nous disposons de la meilleure technologie informatique de l’industrie, dit-elle. Tout est accessible à partir du tableau de bord qui est connecté au réseau téléphonique, aux inventaires des fournisseurs et à divers outils de recherche. Cela nous permet d’être performants. Aujourd’hui, une agence qui n’est pas affiliée à une centrale qui met à sa disposition des outils informatiques est nettement défavorisée sur le plan de la compétitivité.»

Annie Desjardins (2e à partir de la droite) est accompagnée de quelques membres de son équipe pour recevoir le Trophée de «L’agence 2014» des mains de Robert Robillard, directeur du développement du Groupe Atrium. On reconnaît, dans l’ordre habituel : Jessy Robert, Joëlle Dupuis, Jean-Guy Fontaine, Robert Robillard, Annie Desjardins et Diane Courtois.

La recrue de l’année : Voyages Vasco Acadie, à Lamèque, N-B

Originaire d’Atholville, un petit village situé près de Campbellton, au Nouveau-Brusnwick, Lisette Cormier-Noël rêvait d’être agent de voyages, ce qui, la plupart d’entre vous en conviendrez, n’a rien d’original. Le problème, c’est que personne n’a voulu l’embaucher.

«Voici 20 ans, j’ai suivi un cours au Collège Communautaire de Dieppe, près de Moncton et j’ai proposé mes services à la plupart des agences du Nouveau-Brunswick, mais sans succès, raconte-t-elle. Elle a donc travaillé dans des secteurs connexes : à l’organisation du Congrès Mondial Acadien et, plus récemment, comme responsable du tourisme pour la municipalité de Lamèque, petite ville située sur une île à la pointe de la péninsule acadienne.

«Comme j’étais toujours obsédée par le projet de devenir agent de voyages, j’ai décidé de m’embaucher moi-même», plaisante-t-elle.

En février dernier, avec son conjoint, Patrick Noël, qui exploite un restaurant familial – Au P’tit Mousse – à Lamèque, elle ouvrait sa propre agence à l’enseigne de «Voyages Vasco Acadie».

Si Patrick lui donne un coup de main, notamment en s’occupant de la comptabilité, elle est actuellement la seule employée de l’agence, appuyée par trois agents extérieurs (deux à Lamèque et une à Dieppe). Vasco Acadie est une des trois agences de la péninsule acadienne, cette partie du nord-est du Nouveau-Brunswick majoritairement francophone.

«Mais notre clientèle vient de partout au Nouveau-Brunswick», remarque Lisette Cormier-Noël. La clientèle part surtout de Moncton ou d’Halifax, d’où Sunwing, Transat, WestJet et Vacances Air Canada programment des départs.

 «Beaucoup de clients vont également prendre des vols vers la Floride de transporteurs américains à Bangor, dans le Maine», dit Lisette Cormier-Noël. Exception faite des aéroports de départ, Voyages Vasco Acadie vend le même type de produits que les agences québécoises.

«Comme nous avons démarré en février, nous avons surtout vendu du Sud, mais dès le printemps, nous avons commencé à vendre pas mal d’Europe et, naturellement, des croisières, puisque c’est une des spécialités de Vasco. Et maintenant les nouveaux départs de Moncton et d’Halifax programmés par Celebrity avec Canadian North connaissent beaucoup de succès.»

Les copropriétaires Patrick Noël et Lisette Cormier-Noël reçoivent le Trophée de «Recrue de l’année» des mains d’Isabelle Côté, vice-présidente du Groupe Atrium.

 

 

 

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