On n’a pas fini d’entendre parler de MSC !


On n’a pas fini d’entendre parler de MSC !
Ian Patterson, directeur général de MSC Cruises au Canada
Serge Abel-Normandin

Au début de la vingtaine, Serge Abel-Normandin a interrompu ses études en journalisme pour explorer l’Europe durant sept mois. Peu après ce premier vrai voyage, il a fait ses débuts dans un magazine de l’industrie, combinant ainsi deux grandes passions. Depuis, il ne se lasse pas d’observer l’évolution d’un domaine fascinant, dont il se sent privilégié de faire partie.

La renommée de MSC Cruises en Amérique du Nord n’est pas à la hauteur de ce qu’elle devrait être, croit Ian Patterson, directeur général de MSC au Canada. La compagnie multiplie toutefois les démarches pour combler ce léger (mais irritant) déficit de notoriété — avec déjà d’excellents résultats au Canada, assure-t-il.

PAX s’est entretenu avec Ian Patterson en marge du séminaire Terre et Mer de Transat qui se déroule actuellement à bord du MSC Seaside.

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Pourquoi MSC n’est-elle pas autant connue au Canada et aux États-Unis que le sont les autres grandes sociétés de croisières ? Selon Ian Patterson, cela tient d’abord au fait que MSC était auparavant moins présente en Amérique du Nord.

« Il y a quelques années, nous n’avions qu’un navire offrant des croisières au départ de la Floride l’hiver. Cette année, nous en aurons quatre au départ de Miami : les MSC Seaside, Meraviglia, Armonia et Divina (ces deux derniers, de novembre à avril). De plus, un cinquième navire, le MSC Preziosa, croisera dans les Caraïbes depuis la Guadeloupe et la Martinique. »

Une touche européenne

Autre élément qui pourrait contribuer à ce que la réputation de MSC soit moins établie de ce côté-ci de l’Atlantique, selon Ian Patterson : le fait que l’entreprise la famille Aponte soit une compagnie européenne— elle est basée à Genève –, plutôt que la filiale d’un groupe américain, comme ses principaux concurrents.

Mais n'allez pas croire que les racines européennes de MSC sont un handicap. Au contraire, elles sont un atout, croit Ian Patterson. De fait, MSC n’hésite pas à mettre ses origines de l’avant. L’un de ses anciens slogans revendiquait même l’honneur d’apporter « l’art de vivre méditerranéen » en mer !

Le MSC Seaside

« Bien sûr, nous tâchons toujours d’adapter notre offre au marché où nous nous trouvons – le marché américain dans le cas du MSC Seaside par exemple. Mais nous le faisons sans renier notre caractère européen. Tout ce que nous faisons est influencé par ce patrimoine ! »

Le Canada, terreau fertile pour MSC

Selon Ian Patterson, les Canadiens sont très réceptifs à cette approche.

« L’expérience à l’européenne que nous proposons plaît beaucoup au Canada. Au Québec, on est particulièrement sensible au fait que cinq langues – dont le français – soient officiellement utilisées à bord de nos navires. Mais nous croyons que l’ensemble des Canadiens et Québécois accueillent favorablement notre touche européenne. Avec enthousiasme, même ! »

Considérant le Canada comme un terreau fertile, MSC y multiplie les démarches depuis quelques mois. L’une des initiatives les plus marquantes a bien sûr été l’ouverture d’un bureau canadien, le 1er mai dernier. Comme il se doit, l’offre de services de la compagnie y est entièrement bilingue, et toutes les transactions canadiennes peuvent désormais être faites en dollars canadiens.

« L’ouverture de notre bureau au Canada a représenté une étape très importante pour nous. Il y a six mois, l’équipe commerciale ne comptait que quatre membres; elle en compte maintenant une vingtaine. Nous sommes fiers de répondre aux appels des francophones en français et de produire une brochure en français. Le MSC Seaside illustrera même la couverture du bottin 2020 de PAX ! »

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Le Surf & Turf dans la foulée

L’accueil du séminaire Terre et Mer de Transat à bord de ce superbe navire construit en 2017 s’inscrit aussi dans la volonté de MSC d’accroître sa présence au Canada.

« Transat est un partenaire très important pour nous. Quand l’occasion s’est présentée de permettre à tous ces conseillers de faire l’essai de MSC en collaboration avec Transat, nous l’avons saisie sans hésiter », indique Ian Patterson.

Le DG Canada de MSC est d’autant plus enchanté par le Surf & Turf 2019 qu’il a noté que plusieurs des participants en sont à leur première croisière avec MSC – et même à leur première croisière tout court !

« Ce séminaire est vraiment une parfaite occasion de faire valoir notre produit, tout comme l’ont été récemment les visites du MSC Meraviglia par des centaines de conseillers, lors de ses escales à Québec et dans les Maritimes. »

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Ian Patterson exhibe fièrement une photo prise à l’intérieur du navire à cette occasion. On y voit une grande projection du drapeau du Québec au plafond de la promenade de l’atrium du Meraviglia. Il cite le partenariat entre MSC et le Cirque du Soleil comme une autre démonstration des liens particuliers unissant MSC et le Canada.

Le drapeau du Québec à bord du MSC Meraviglia

S’améliorer encore et toujours

Au fil des semaines, des mois et des années à venir, Ian Patterson s’attend donc à voir grandir le nombre de Québécois et Canadiens à bord des navires de MSC. Il espère les voir à bord du MSC Grandiosa, qui prendra la mer tout prochainement, et des MSC Virtuosa et MSC Seashore, qui lui succéderont en 2020 et 2021.

Il les veut aussi dans les MSC Yacht Clubs, ces élégants et luxueux sanctuaires tout inclus, avec majordomes et service concierge, que l’on trouve sur tous les navires MSC des classes Fantasia et supérieures. Et bien sûr, les Canadiens sont attendus en grand nombre sur l’île privée d’Ocean Cay, qui vient d’ouvrir aux Bahamas, et que MSC a aménagé avec un admirable respect de l’environnement.

« Nous sommes très fiers de qui nous sommes et de ce que nous offrons. Mais nous nous demandons toujours comment on pourrait faire encore mieux ! », conclut Ian Patterson.

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