Les croisières, facteur aggravant de la pandémie ? La CLIA proteste !


Les croisières, facteur aggravant de la pandémie ? La CLIA proteste !

Aux États-Unis, les CDC (Centers for Disease Control and Prevention) ont annoncé, le 9 avril dernier, la prolongation de l'ordre de non-navigation pour tous les navires de croisière afin d’arrêter la propagation de la COVID-19.

Le « No Sail Order » restera en vigueur soit pour 100 jours à compter de la date de publication au Federal Register; soit jusqu’à l’expiration de la déclaration du Secrétaire à la santé et aux services sociaux selon laquelle COVID-19 constitue une urgence de santé publique; soit encore jusqu’à ce que le directeur des CDC annule ou modifie l'ordonnance en fonction de la santé publique spécifique ou d'autres considérations. La première de ces trois situations prévaudra.

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« Les croisières augmentent considérablement le risque et l'impact »

Le CDC souligne que le No Sail Order renforce la « forte action », « précoce et décisive » du président Donald J. Trump pour ralentir la propagation la pandémie…

« Mais malgré ces efforts, les voyages des navires de croisière augmentent considérablement le risque et l'impact de l'épidémie de COVID-19 aux États-Unis », soulignent les CDC.

Les CDC précisent qu’au cours des dernières semaines, au moins 10 navires de croisière ont signalé des membres d'équipage ou des passagers qui avaient testé des symptômes respiratoires positifs ou éprouvés ou une maladie de type grippal.

Selon les CDC, il reste environ 100 navires de croisière en mer au large de la côte Est, de la côte Ouest et de la côte du Golfe, avec près de 80 000 membres d'équipage à bord. De plus, les CDC disent avoir connaissance de 20 navires de croisière au port ou au mouillage aux États-Unis avec une infection possible à la COVID-19 au sein de l'équipage.

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La CLIA contrariée

Par voie de communiqué, la CLIA a réagi à la prolongation du No Sail Order. L’Association n’apprécie guère le fait que les croisières soient pointées du doigt par les CDC comme facteur aggravant de la pandémie, alors que l’industrie collabore étroitement avec les CDC et les autres autorités sanitaires.

La CLIA rappelle que l’industrie des croisières a été l'une des premières à annoncer une suspension volontaire de ses opérations et qu’elle a été très proactive dans l'escalade de ses protocoles de santé et d'assainissement.

« Bien qu’il soit tentant d’incriminer les croisières en raison de leur grande visibilité, le fait demeure que les croisières ne sont ni la source ni la cause du virus ou de sa propagation », affirme la CLIA.

La CLIA rappelle aussi que les activités de croisière soutiennent plusieurs secteurs de l'économie américaine.

« Si l'ordre de non-navigation devait se prolonger au-delà du moment approprié pour reprendre les affaires, l'impact économique pourrait être important étant donné que chaque jour de suspension entraîne une perte économique totale d'environ 92 M$ », prévient la CLIA.

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