Les CDC rehaussent le niveau d'alerte pour les croisières; la CLIA perplexe


Les CDC rehaussent le niveau d'alerte pour les croisières; la CLIA perplexe
Pax Global Media

Le 30 décembre, les CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) des États-Unis ont porté du niveau 3 au niveau 4 – soit le plus haut niveau – leur avertissement contre les voyages en croisière.

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« Cela reflète l’augmentation des cas à bord des navires de croisière depuis l’identification du variant Omicron », a fait valoir la principale agence fédérale américaine en matière de protection de la santé publique.

S'adressant à la population, les CDC recommandent donc :

« Évitez les voyages en croisière, peu importe votre statut vaccinal. Même les voyageurs entièrement vaccinés risquent de contracter et de propager des variants de la COVID-19. »

Une situation meilleure en mer qu’à terre

Dans une déclaration publiée le même jour, la CLIA (Association internationale des compagnies de croisières) se dit toutefois « particulièrement perplexe » face à la décision des CDC.

La CLIA fait notamment valoir que les cas recensés à bord des navires de croisière représentent toujours une très faible minorité de la population totale à bord – beaucoup moins qu’à terre – et que la majorité de ces cas sont asymptomatiques ou de nature légère, ne représentant qu’un fardeau minime ou nul pour les ressources médicales à bord ou à terre.

« Aucun environnement n'est à l'abri de ce virus. Toutefois, il est également vrai que les croisières offrent l'un des niveaux les plus élevés d'atténuation démontrée contre le virus. Les navires de croisière offrent un environnement hautement contrôlé avec des mesures fondées sur la science, des niveaux de dépistage et de vaccination connus bien au-dessus des autres lieux ou modes de transport et de voyage, et des taux d'incidence nettement inférieurs à ceux de la terre ferme », insiste la CLIA.

L’Association ajoute :

« Bien que nous soyons déçus et en désaccord avec la décision de cibler l'industrie des croisières – une industrie qui continue à se surpasser par rapport à d'autres secteurs –, la CLIA et ses membres des compagnies de croisières océaniques restent déterminés à travailler en collaboration avec les CDC dans l'intérêt de la santé et de la sécurité publiques. »

Des protocoles rigoureux

La CLIA rappelle que les protocoles du secteur des croisières sont uniques dans leur approche pour surveiller, détecter et réagir efficacement aux cas potentiels de COVID-19.

Ces protocoles englobent l'ensemble de l'expérience de la croisière, y compris des tests, la vaccination, le dépistage, des mesures sanitaires, le port du masque et d'autres mesures fondées sur la science.

« Bon nombre de nos membres ont annoncé des mesures supplémentaires en réponse au variant Omicron, y compris le renforcement des tests, du port du masque et d'autres exigences, ainsi que l'encouragement des doses de rappel du vaccin pour les personnes éligibles », ajoute la CLIA.

Selon l’Association, l’industrie des croisières est ainsi la seule industrie du secteur des voyages et du tourisme aux États-Unis qui exige à la fois la vaccination et des tests pour l'équipage et les invités.

« Les taux de vaccination à bord des navires de croisière sont généralement supérieurs à 95 %, ce qui est nettement plus élevé que pour l'ensemble de la population américaine, qui se situe à 62 % », relève la CLIA.

L’Association ajoute que les données les plus récentes montrent que, même avec des taux de dépistage plus élevés, le secteur des croisières continue d'obtenir des taux d'occurrence de la COVID nettement inférieurs – soit 33 % de moins qu’à terre.

La CLIA mentionne par ailleurs que, depuis la fin juin 2021, plus de 100 navires de croisière sont retournés dans les eaux américaines, transportant près d'un million de personnes à partir d’un port américain.

 



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