L’avis d’«éviter tout voyage en croisière à l'extérieur du Canada» demeure en vigueur


L’avis d’«éviter tout voyage en croisière à l'extérieur du Canada» demeure en vigueur
Pax Global Media

Comme annoncé le 15 février, le gouvernement du Canada assouplit aujourd’hui (28 février) plusieurs restrictions aux voyages et aux mesures frontalières. Entre autres, l’avis d’« éviter tout voyage non essentiel à l’étranger » est levé. Toutefois, l’avis d’« éviter tout voyage en croisière à l'extérieur du Canada » demeure en vigueur.

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Croisière en eaux canadiennes

Sur son site voyage.gc.ca, le gouvernement rappelle que, depuis le 1er novembre 2021, les navires de croisière sont autorisés en eaux canadiennes.

Le gouvernement assure aussi que « le Canada collabore avec l'industrie du tourisme et du transport maritime, ainsi qu’avec ses partenaires nationaux et internationaux pour favoriser les voyages en croisière sécuritaires au printemps 2022 ».

Croisière à l'extérieur du Canada

Mais pour ce qui est des voyages en croisière à l'extérieur du Canada, l’avertissement demeure : 

« Vous devriez continuer d’éviter tout voyage en croisière à l'extérieur du Canada ».

Le maintien de cet avertissement irrite les acteurs du secteur des croisières comme la CLIA qui juge de telles directives « déphasées par rapport aux conditions réelles de santé publique sur les navires de croisière ». Entre autres, on fait valoir que les taux de vaccination sur les navires de croisière sont proches de 100 %, bien plus élevés que sur terre.

Partir en croisière malgré l’avertissement ?

Du même souffle le gouvernement invite les Canadiens qui décideraient de partir en croisière à l'extérieur du Canada en dépit de cet avertissement à tenir compte de certains faits importants.

Le gouvernement prévient ainsi que si une éclosion de COVID-19, ou autre maladie contagieuse, devait survenir sur un bateau de croisière à l'extérieur du Canada :

  • [les voyageurs pourraient] être soumis à des procédures de quarantaine à bord du navire ou dans un pays étranger;
  • l'éventail des services consulaires offerts aux passagers à bord d’un navire de croisière pourrait être considérablement limité par les autorités locales, notamment dans les situations de quarantaine;
  • le coût des soins médicaux pourrait être très élevé, si [les voyageurs en avaient] besoin, et [ils devraient] peut-être payer [leurs] factures médicales immédiatement, en espèces.

« Le gouvernement du Canada ne remboursera pas vos factures médicales, y compris celles liées à la COVID-19, ou à une évacuation médicale », insiste-t-on.

On avertit aussi les voyageurs :

« Si vous êtes infecté par la COVID-19, vous ne pourrez pas retourner au Canada sur un vol public durant les 10 premiers jours suivant l’infection. Vous ne devriez pas dépendre de l'aide du gouvernement du Canada pour modifier vos plans de voyage. »

Le gouvernement continue d'évaluer la situation

Cela dit, le gouvernement du Canada mentionne qu’il continuera d'évaluer la situation et d'effectuer les changements nécessaires pour garantir la santé et la sécurité de tous les Canadiens.

C’est d’ailleurs dans cet esprit que le gouvernement a annoncé, le 15 février, les assouplissements des restrictions en matière de voyage qui entrent en vigueur aujourd’hui – assouplissements que la plupart des observateurs ont accueilli comme « un pas dans la bonne direction », bien qu’encore trop timide.

Rappel à propos des assouplissements...

À cet égard, rappelons que le dépistage à l’arrivée au Canada des voyageurs considérés comme entièrement vaccinés redevient aléatoire. En outre, les voyageurs sélectionnés ne sont plus tenus de s’isoler en attendant leur résultat.

La « quarantaine déguisée » disparaît pour les enfants de moins de 12 ans qui voyagent avec des adultes entièrement vaccinés. Ils n’ont plus à s’isoler 14 jours avant de retourner à l’école, au service de garde, au camp de jour, etc.

Quant aux tests de dépistage avant l’entrée au Canada, ils sont maintenus, mais les voyageurs peuvent désormais utiliser le résultat d’un test antigénique de dépistage rapide de la COVID-19 effectué le jour précédant leur vol ou leur arrivée à la frontière. Le test moléculaire par PCR effectué au maximum 72 heures avant leur vol ou leur arrivée à la frontière demeure également accepté.

Cependant, pour que le test antigénique rapide soit considéré comme valide, il devra être autorisé par le pays dans lequel il aura été effectué et avoir été effectué par un laboratoire ou une entité de soin de santé ou un service de télésanté.

La pétition de l’ACITA

Rappelons par ailleurs que, le 8 février, l’ACITA (Association canadienne des conseillers en voyages indépendants) a déposé une nouvelle pétition électronique à la Chambre des communes demandant au gouvernement du Canada de supprimer l'obligation pour les voyageurs canadiens d’obtenir un résultat négatif au test PCR pour rentrer au Canada.

Au moment de mettre en ligne, la pétition #e-3835 avait recueilli près de 13 400 signatures. Elle demeure ouverte aux signatures jusqu'au 10 mars.

L’ACITA invite les membres de l’industrie du voyage à la signer. Elle leur suggère de convier aussi leurs clients à signer la pétition.



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