« La diabolisation des croisières, ça suffit ! »


« La diabolisation des croisières, ça suffit ! »

Le président de l’ASTA, Zane Kerby, fait un vibrant plaidoyer pour qu’on cesse de diaboliser les croisières. Il s’insurge en particulier contre les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) qui, dit-il, ternissent la réputation des croisières et conditionnent les voyageurs à croire que la croisière est intrinsèquement « mauvaise ».

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Exemples à l’appui, M. Kerby dénonce le fait que les CDC ne cessent de s’en prendre à une industrie à genoux, depuis que les CDC eux-mêmes ont interdit les croisières à partir des ports américains*.

« Puisqu'aucun navire ne navigue, à sa propre commande, les CDC ont-ils vraiment besoin de rappeler aux gens de ne pas embarquer sur les bateaux de croisière ? », demande-t-il dans sa lettre ouverte.

« La croisière n'est pas à blâmer »

Zane Kerby est scandalisé qu’un responsable des CDC ait publiquement laissé entendre que les compagnies de croisières étaient « en quelque sorte irresponsables » parce qu’elles continuent d’accepter les réservations pour la fin de 2020 et 2021.

Pourtant, alors que « les navires de croisière sont en congé depuis mars, la hausse du taux d'infection et de mortalité du COVID-19 (constatée fin juillet) suggère que la croisière n'est pas à blâmer », note-t-il.

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Recherche de solutions

Le président de l’ASTA rappelle que son association a demandé aux CDC des conseils sur la façon dont les compagnies de croisière et les voyageurs peuvent gérer les risques pour la santé pendant une croisière.

L’ASTA, dit-il, s’attendait à une réponse combinant différents éléments tels que :

  • des tests avant l'embarquement, pour s'assurer que personne à bord n'a le virus;
  • un taux d’occupation des navires inférieur à leur capacité pour réduire les contacts personnels;
  • des escales dans des îles privées (plutôt que dans les ports des Caraïbes);
  • et peut-être d'autres conseils comme le port du masque, des tests pendant la croisière elle-même, ou des directives spécifiques concernant les buffets à bord…

Mais l’ASTA n’a pas obtenu de réponse publique. Rien… sauf une entrevue dans Skift où un représentant des CDC critique les compagnies de croisières, sans proposer aucune solution, se désole Zane Kerby.

Un test rapide et fiable

M. Kerby invite les CDC à mettre l’accent sur la recherche de solutions. Et une bonne piste, selon lui, serait le développement d’un test de COVID rapide et fiable pour la croisière. Il appelle les CDC à établir un partenariat avec le secteur privé pour développer un tel test.

« Avec des tests rapides et fiables, un navire de croisière pourrait être l'endroit le plus sûr au monde, les passagers étant isolés avec des personnes qui n'ont pas le virus, loin de ces gens qui refusent de porter un masque à l’épicerie locale. »

Selon Zane Kerby, plutôt que de cibler une industrie inactive depuis des mois, les CDC devraient se concentrer sur des activités qui ont cours actuellement et lors desquelles le virus se propage réellement.

« Quoi qu'il en soit, arrêtez de diaboliser l'industrie des croisières et fournissez-nous plutôt les conseils dont nous avons besoin pour retourner en toute sécurité dans les mers », conclut-il.

*Émise en mars et renouvelée plusieurs fois depuis, l’ordonnance des CDC demeure en vigueur au moins jusqu'au 30 septembre.

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