Interdiction des croisières jusqu’en février 2022 : l’Alaska crie au scandale; les agents américains crient au secours!


Interdiction des croisières jusqu’en février 2022 : l’Alaska crie au scandale; les agents américains crient au secours!

Trois politiciens de l’Alaska critiquent sévèrement le Canada pour sa décision « inacceptable » de prolonger d’un an l’interdiction de navigation de croisière en eaux canadienne.

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Dans un communiqué publié le 5 février, les sénateurs Lisa Murkowski et Dan Sullivan et le représentant Don Young ne mâchent pas leurs mots pour dénoncer la politique canadienne, qui est une importante source de préoccupations pour leurs électeurs, disent-ils.

« Nous attendons davantage de nos alliés canadiens »

« En tant que représentants de l’État partageant la plus longue frontière avec le Canada, la délégation de l’Alaska a travaillé de bonne foi pour trouver un compromis quant aux restrictions à la frontière en contexte de COVID-19, en gardant à l’esprit la santé et la sécurité des Alaskiens et des Canadiens. »

Par conséquent, Mme Murkowski et MM. Sullivan et Young jugent carrément « inacceptable » le fait que le Canada ait pris sa décision inattendue, « sans même avoir eu d’entretien de courtoisie avec la délégation de l’Alaska » – et sans avoir pris en considération les habitants de l’Alaska et les impacts sur l’économie de l’État.

« Nous attendons davantage de nos alliés canadiens », a déclaré la délégation de l’Alaska.

L’État dit de la dernière frontière affirme qu’il explorera toutes les avenues possibles, « y compris la modification de lois existantes », pour s’assurer que l’industrie des croisières en Alaska puisse relancer ses activités « dès que cela sera sécuritaire ».

« Nous nous battrons pour trouver une voie à suivre », concluent les trois politiciens.

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Les agents de voyages américains appellent à l’aide

Les agents de voyages américains ne sont guère plus enchantés par la décision du gouvernement du Canada – d’autant plus qu’ils l’ont apprise à peu près en même temps que leur propre gouvernement leur annonçait aussi de nouvelles restrictions aux voyages (comme l’exigence d’un résultat négatif au test de dépistage de la COVID avant l’arrivée aux États-Unis).

« Les exigences gouvernementales locales et étrangères […] ont un impact catastrophique sur l’industrie du voyage et du tourisme », a dénoncé le président de l’ASTA, Zane Kerby, par voie de communiqué.

Le président de l’ASTA, Zane Kerby.


Selon lui, les entreprises du voyage qui sont parvenues à survivre depuis près d’un an sans revenus – « et beaucoup n’y sont pas parvenues » – risquent maintenant de s’effondrer, et ce, sans avoir commis aucune faute.

L’ASTA demande donc au gouvernement américain de soutenir l’industrie du voyage.

« Jusqu’à présent, le soutien financier accordé à l’industrie du voyage a été tragiquement insuffisant, surtout dans des secteurs moins visibles comme les agences de voyages », déplore M. Kerby, en rappelant que la grande majorité des 130 000 agences de voyages américaines sont de petites entreprises appartenant à des femmes.

L’ASTA demande donc à l’Administration et au Congrès de fournir une aide directe et ciblée par la création d’un programme de subventions d’urgence pour les agences de voyages et les autres petites entreprises qui dépendent des voyages.

« Nous recommandons également que des mesures législatives ou réglementaires soient prises pour atténuer les répercussions de la décision du gouvernement canadien de suspendre les activités de croisière dans les eaux canadiennes jusqu’en février 2022, et que les mesures de soutien à venir ciblent les secteurs de l’économie les plus dévastés par le décret gouvernemental », conclut Zane Kerby.

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