Samedi,  27 février 2021  10:26

Interdiction des croisières au Canada jusqu’en février 2022 : déçue, l’industrie espère une révision de l’échéancier


Interdiction des croisières au Canada jusqu’en février 2022 : déçue, l’industrie espère une révision de l’échéancier
Source : tourismvancouver.com

Réagissant à la décision d’Ottawa d’interdire les croisières en eaux canadiennes jusqu’au 28 février 2022, la CLIA se dit surprise par la durée de la prolongation et espère une révision à la baisse. Les compagnies de croisières ne cachent pas leur déception non plus !

LIRE PLUS – Ottawa interdit les croisières en eaux canadiennes jusqu’au 28 février 2022 

« Bien que nous comprenions et appuyions l’accent mis par le gouvernement sur la lutte contre la COVID-19 au Canada, nous sommes surpris par la durée de la prolongation de l’interdiction des croisières », a déclaré Charlie Ball, président de la CLIA, division NWC (North West & Canada).

Revoir cet échéancier

« Nous espérons avoir l’occasion de revoir cet échéancier et de démontrer qu’il est possible de faire face à la COVID-19 dans un contexte de croisière avec des mesures fondées sur des données scientifiques, comme le font les membres de la CLIA en Europe et dans certaines parties de l’Asie où les croisières ont repris de façon limitée », poursuit Charlie Ball.

La CLIA rappelle que ses membres ont convenu d’adopter de multiples niveaux de protocoles fondés sur les connaissances et les conseils d’experts de premier plan en santé et en sciences, notamment :

  • 100 % de tests pour les passagers et l’équipage avant l’embarquement
  • Quarantaine obligatoire pour l’équipage avant l’interaction avec les invités
  • Capacités médicales élargies à bord
  • Logistique d’intervention préétablie comprenant le transport et les installations médicales
  • Mesures de distanciation physique
  • Exigences relatives au port du masque
  • Ventilation accrue

L’Association souligne que depuis juillet 2020, il y a eu plus de 200 navigations en Europe (et dans certaines parties de l’Asie).

 « Le succès de ces premières navigations démontre l’efficacité d’une approche à plusieurs niveaux et confirme que les nouveaux protocoles fonctionnent comme prévu pour atténuer le risque de COVID-19 en croisière », indique-t-elle.

L’apport économique des croisières

La CLIA rappelle également qu’avant la pandémie, l’industrie des croisières soutenait 29 000 emplois et générait une activité économique de 4,25 G$ au Canada.

Selon l’Association, deux ans sans croisière au Canada auront donc des conséquences potentiellement irréversibles pour les familles partout au pays, selon l’Association.

« Nous sommes prêts à travailler avec les responsables canadiens de la santé et des transports pour mettre en œuvre une voie à suivre », a conclu Charlie Ball.


LIRE PLUS – Interdiction des croisières au Canada : l’ACSL met le cap sur une relance en 2022   




Canada Place à Vancouver (Wikipedia)


Autres réactions à la décision du Canada

Princess Cruises et Holland America : 

« Nous sommes déçus. […] Cette prolongation, si elle n’est pas modifiée à mesure que les conditions pandémiques s’améliorent, nous obligerait à annuler nos saisons de vacances en Alaska (côte ouest) et en Nouvelle-Angleterre (côte est) cette année. »

Compte tenu de la longueur inattendue de la mesure, il faudra un certain temps aux compagnies pour évaluer s’il y a des options pour préserver une partie de la saison 2021 en Alaska. En attendant de plus amples renseignements, elles ont (temporairement) suspendu la vente des croisières de 2021 en Alaska et au Canada et en Nouvelle-Angleterre avec escales dans des ports canadiens.

Malgré l’impact potentiel de la mesure canadienne sur les croisières en Alaska, il est prévu d’exploiter l’un de ses deux Denali lodges (le Westmark Fairbanks Hotel et le Kenai Princess Wilderness Lodge) cet été « pour soutenir les vacances terrestres en Alaska ».

Les compagnies disent demeurer déterminées à exploiter au moins une partie de leur saison en Alaska.

« Et nous espérons que les progrès positifs par rapport à la pandémie s’accéléreront au point où le ministre des Transports du Canada annulera l’arrêté d’urgence et permettra la reprise des vacances de croisière en 2021. »

Celebrity

« Les nouvelles d’hier [4 février] étaient certainement tristes à entendre et un autre coup porté à l’industrie du voyage » réagit Allan Brooks, directeur des ventes de Celebrity Cruises pour le Canada.

Il ajoute, à l’intention des agents de voyages :

« Nous avons travaillé en étroite collaboration avec nos précieux partenaires touristiques tout au long de cet événement et nous continuerons de faire tout ce que nous pouvons pour les soutenir et rester pleinement engagés avec eux. Les agents de voyages sont les travailleurs de première ligne de notre industrie et ils continueront d’avoir notre appui indéfectible. »

M. Brooks mentionne que Celebrity étudie les répercussions qui découlent de la décision du gouvernement canadien sur ses itinéraires qui visitent le Canada et qu’elle communiquera toutes les mises à jour et les solutions de rechange aux passagers et conseillers concernés, et ce, au plus tard le vendredi 12 février.

« Nous savons que c’est une nouvelle décevante, surtout en ce qui concerne la saison des croisières en Alaska. Nous continuons de mettre l’accent sur tous les efforts pour reprendre le service, la santé, la sécurité et le bien-être de nos invités, des collectivités que nous visitons et de notre équipage étant notre priorité absolue », conclut M. Brooks.

Royal Caribbean

« Nous comprenons et apprécions l’accent mis par le gouvernement canadien sur la lutte contre la COVID-19. La santé et la sécurité de nos passagers, de nos équipages et des collectivités que nous visitons sont notre priorité absolue », mentionne Jonathon Fishman, gestionnaire de l’image de marque de Royal Caribbean Cruises (corporate reputation manager).

Il précise que le Royal Caribbean Group est prêt à travailler avec les responsables de la santé et des transports sur la voie à suivre pour faire face à la décision du Canada qui aura des répercussions sur de multiples secteurs de l’économie canadienne.

« Nous communiquerons avec nos invités et nos partenaires de voyage pour leur fournir de plus amples renseignements sur nos projets », indique M. Fishman.

Indicateur