28 restaurants pour la 7e édition de La Martinique Gourmande


28 restaurants pour la 7e édition de La Martinique Gourmande

Muriel Wiltord, directrice du Comité Martiniquais du Tourisme pour l’Amérique du NordUne bonne centaine de personnes ont assisté au cocktail dînatoire donné hier pour souligner le lancement de la 7e édition de Martinique Gourmande. En 2007, quatre restaurants montréalais participaient à la première édition de l’évènement organisé pour initier les Québécois aux saveurs  de la grande île des Antilles françaises. Cette année, 28 établissements inscriront des plats martiniquais à leurs menus, du 13 au 28 septembre.

«La passion pour la gastronomie est, avec la langue, un des points communs que nous partageons avec les Québécois», expliquait Patrice Bensalem, directeur général du Comité Martiniquais du Tourisme, dans le cadre du lancement de l’évènement, qui avait lieu sur la terrasse de l’hôtel Sofitel Montréal le Carré Doré, dont le restaurant, Renoir, est une des tables participantes.

Quelque 90 personnes étaient attendues au cocktail dînatoire organisé pour l’occasion. Il en est venu bien plus. Il s’agissait surtout de membres des médias et de la galaxie culinaire et gastronomique québécoise. Plusieurs représentants de l’industrie martiniquaise du tourisme s’étaient déplacées pour l’occasion, notamment Patrice Bensalem et Muriel Wiltord, directrice du Comité Martiniquais du Tourisme pour l’Amérique du Nord, ainsi que le coloré porte-étendard de la cuisine créole, Guy Ferdinand, propriétaire de deux restaurants - le Petibonum, au Carbet, et le Baborum, à Fort-de-France.

 Patrice Bensalem, directeur général du Comité Martiniquais du Tourisme«Bistro Cocagne, L’Autre Version, Bleu Raisin, Le Margaux, Les Enfants Terribles… tous les établissements participants sont d’un excellent niveau : c’était un prérequis pour défendre la gastronomie martiniquaise, qui soutient la comparaison avec bien d’autres cuisines nationales réputées», observait Antoine Omère, chargé de Promotion au bureau montréalais du Comité Martiniquais du Tourisme.

L’évènement est organisé en collaboration avec Air Canada et le Club Med. Il est documenté sur le site www.martiniquegourmande.ca, sur lequel un concours en ligne permet de participer à un tirage dont le gros lot est un séjour pour deux au Club Med Les Boucaniers, transport fourni par Air Canada.

La mise en place d’une liaison entre Montréal et la Martinique par Air Canada a fortement contribué à stimuler la demande pour la destination. Le nombre de visiteurs québécois en Martinique est passé de 1 300, en 2009, à 12 500 en 2013. «Et nos projections indiquent que nous en recevront environ 14 500, cette année», estime Patrice Bensalem.

«C’est trop peu, bien sûr, si on considère que la Martinique devrait être une destination naturelle pour les Québécois, notamment à cause de la langue et d’une passion commune pour la bonne cuisine,. Mais nous sommes en train de prendre un virage «qualité» qui devrait nous permettre d’attirer beaucoup plus de touristes nord-américains. Le 15 septembre, nous lancerons un nouveau site Web à l’adresse www.martiniquetourisme.org. Il répertoriera 2 000 acteurs de l’industrie touristique dans l’île, l’objectif étant de mieux faire connaître nos particularités et la diversité de l’offre. Nous commençons à accueillir des visiteurs de l’Amérique du Sud et de l’Asie. Pour élargir notre marché, trop longtemps limité à la France, nous avons décidé d’attirer des marques connues au niveau international. Une grande bannière hôtelière dont je ne peux encore dévoiler le nom inaugurera un «4 étoiles» de 300 chambres, au printemps 2013.

Guy Ferdinand, propriétaire de deux restaurants - le Petibonum, au Carbet, et le Baborum, à Fort-de-FranceUn Novotel ouvrira ses portes à la fin de 2015. Un autre groupe construit un cinq étoiles qui portera le nom de Diamond Roc et nous essayons d’attirer des marques très réputées sur le marché nord-américain comme Intercontinental, Radisson ou Sheraton. Jusqu’ici, en fait de marques emblématiques, nous n’avions que le Club Med et Pierres & Vacances, qui n’est connue qu’en Europe. Nous voulons changer cela. Le branding est important, même si, chez nous, les clients ne passent pas leurs journées dans les hôtels : ils visitent l’île.»

La destination a également pris les moyens pour accueillir davantage de navires de croisières. Un nouveau débarcadère a été aménagé à la Pointe Simon, face au centre-ville de Fort-de-France. «Des eaux de qualité et une nature de qualité : nous avons tout ce qu’il faut pour intéresser les compagnies de croisières qui cherchent à renouveler la liste de leurs ports d’escales traditionnels dans la Caraïbe», dit Patrice Bensalem. «Nos efforts portent fruit. Nous sommes passés de 48 000 croisiéristes en 2010 à 170 000 en 2014 et nous visons entre 330 000 et 350 000 croisiéristes en 2020.»

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