Un Ontarien condamné à 1 130 $ pour ne pas s’être auto-isolé


Un Ontarien condamné à 1 130 $ pour ne pas s’être auto-isolé
Michael Pihach

Michael Pihach est un acteur actif de l'industrie des médias au Canada depuis plus de 10 ans. Il a débuté sa carrière en tant que journaliste et éditeur pour diverses publications, telles que le Toronto Xtra! et les magazines IN, ainsi que le magazine 2B à Montréal.

Un homme de 41 ans de Chatham, en Ontario, a été condamné à une amende de 1 130 $ pour ne pas s’être auto-isolé après son retour d'un voyage en Floride.

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La police de Chatham-Kent a accusé l'homme non identifié de ne pas s’être conformé à l'article 58 de la Loi fédérale sur la quarantaine, qui stipule que tous les voyageurs arrivant au Canada doivent s'isoler pendant 14 jours.

Selon les rapports, la police de Chatham-Kent a indiqué avoir reçu la semaine dernière un signalement comme quoi un homme rentrant des États-Unis (où les cas de COVID-19 frôlent le cap des 4,5 millions) faisait fi de son devoir de s'isoler.

Un comportement « malheureux et décourageant »

Selon CBC News, l'homme en question avait voyagé de la Floride au Canada le 10 juillet, passant par Toronto Pearson. En vertu de la Loi sur la quarantaine, il aurait dû s'auto-isoler jusqu'au 24 juillet. À la place, il a potentiellement exposé sa famille, ses amis et sa communauté au virus, selon les rapports.

Le chef de la police de Chatham, Gary Conn, a qualifié ce comportement de « malheureux et décourageant ».

« Afin que nous puissions atténuer cette pandémie, la collaboration de chacun d’entre nous est nécessaire et je voudrais demander à chacun de faire sa part », a-t-il déclaré par voie de communiqué.

Est-il temps de repenser les règles de quarantaine du Canada ?

Depuis des semaines, la question de l'assouplissement des règles de quarantaine du Canada fait l'objet de débats au sein de l'industrie canadienne du voyage.

L’un des arguments est qu'il existe des pays qui, contrairement aux États-Unis, ont réussi à contrôler la situation du coronavirus et que, par conséquent, les gens devraient pouvoir s'y rendre sans devoir s'isoler pendant deux semaines à leur retour.

Plus tôt ce mois-ci, le médecin en chef d'Air Canada, le Dr Jim Chung, a publié une lettre exhortant le gouvernement canadien à envisager une approche scientifique pour assouplir les restrictions de la Loi sur la quarantaine afin de trouver un meilleur équilibre pour les voyageurs et pour l'économie canadienne, sans nuire à la santé publique.

Air Canada, notons-le, ne demande pas d'assouplissement des restrictions frontalières avec les États-Unis. Il s'agit plutôt d'un appel à remplacer les exigences de quarantaine, pour les pays à faible risque de COVID-19, par des mesures plus proportionnées.

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D'autres pays du G20 ont déjà introduit des mesures qui permettent de voyager tout en minimisant le risque d'exposition au COVID-19. Ces mesures incluent l’établissement de couloirs sûrs entre pays avec moins de cas de COVID-19 (comme on le voit au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Suisse, en Espagne, au Portugal et dans d'autres).

Elles peuvent aussi inclure l'exigence d'un test négatif de COVID avant le départ pour accéder au pays (comme on le voit dans les Caraïbes); une dispense des exigences de quarantaine après un test négatif à l'arrivée (comme en Islande, en Autriche et au Luxembourg); des tests obligatoires à l'arrivée (comme en Corée du Sud, à Hong Kong, Macao et les Émirats arabes unis, par exemple)…

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