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– PAX en parlait il y a 1 an – Croisières en Alaska: l’ACTA presse Ottawa d’accepter un compromis

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  •   16-03-2022  11:20
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–  PAX en parlait il y a 1 an  – Croisières en Alaska: l’ACTA presse Ottawa d’accepter un compromis
La présidente de l'ACTA, Wendy Paradis.
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Il y a un an, l’ACTA appelait le gouvernement de Canada à permettre aux navires de croisière d’effectuer des escales techniques au Canada (sans débarquement de passagers) pour protéger le programme des croisières en Alaska menacé par l’interdiction des croisières en eaux canadiennes jusqu’au début de 2022.

Un an plus tard, la situation n’était pas encore réglée. Le 1er mars, un article du magazine spécialisé américain Travel Weekly posait d'ailleurs la question « Les législateurs de l'Alaska vont-ils faire pression pour mettre fin aux escales obligatoires des croisières au Canada ? » (Will Alaska lawmakers push to end mandatory Canada cruise calls ?)…  

Finalement, le 7 mars 2022, le ministre des Transports Omar Alghabra a présenté un nouveau plan de santé publique pour les navires de croisières et levé l'avis d'«éviter tout voyage en croisière», clarifiant enfin la situation.

Ci-dessous, nous rediffusons notre texte du 16 mars 2021, qui nous rappelle où en était la pandémie à ce moment.





Croisières en Alaska : l’ACTA presse Ottawa d’accepter un compromis


La présidente de l'ACTA, Wendy Paradis.


[16 mars 2021]  L’ACTA appelle le gouvernement de Canada à permettre aux navires de croisière d’effectuer des escales techniques au Canada (sans débarquement de passagers) afin de protéger le programme des croisières en Alaska et sur la côte ouest du Canada menacé par l’interdiction des croisières en eaux canadiennes jusqu’au début de 2022.

LIRE PLUS – «Il faut trouver une solution à l’impasse portuaire canadienne», insiste l’ASTA 

L’ACTA appuie ainsi les démarches de la Tourism Industry Association of British Columbia (TIABC) et de la Cruise Line Industry Association (CLIA).

Projet de modifier une loi dont profite actuellement le Canada

L’Association souligne qu'en raison de l’interdiction canadienne, des efforts considérables sont présentement en cours aux États-Unis afin de contourner la U.S. Passenger Vessel Services Act (Jones Act). Selon elle, ces efforts pourraient compromettre gravement l’avenir à long terme de l'industrie des croisières au Canada.

Rappelons que le Jones Act interdit aux navires qui ne sont pas enregistrés aux États-Unis de procéder à l'embarquement et au débarquement d’invités dans deux ports différents des États-Unis.

Toutefois, cette règle comporte une exception si l’itinéraire comporte un port étranger éloigné. Ainsi, en incluant les ports canadiens dans les itinéraires vers l’Alaska, les compagnies de croisières peuvent offrir des itinéraires dans une seule direction vers les ports des États-Unis et ceux de l’Alaska.

En raison de l’interdiction canadienne, deux sénateurs de l’Alaska proposent toutefois une nouvelle loi – l’Alaska Tourism Recovery Act – qui permettrait dorénavant aux navires de croisière de naviguer vers l'Alaska sans devoir faire escale au Canada.

Répercussions à long terme

Si cette loi était adoptée et qu’elle devenait permanente, les conséquences pour le Canada risqueraient d’être majeures.

« Si les navires de croisière ne sont plus obligés de faire escale dans les ports canadiens, les répercussions à long terme pourraient être dévastatrices pour l'économie de la C.-B. et l'industrie du voyage au Canada », souligne l’ACTA.

D’où l’intérêt du Canada à envisager le compromis consistant à autoriser une escale opérationnelle ou « technique » à Victoria pour se conformer à la Jones Act et permettre ainsi aux croisières vers l’Alaska en partance de Seattle d’avoir lieu cette saison, incluant l’escale exigée au Canada.

« Cette façon de faire empêcherait d’interrompre les activités au port et favoriserait une reprise plus rapide lorsque l’interdiction imposée aux croisières sera levée », mentionne l’ACTA.

L’Association précise que ce dossier concerne les agents de voyages.

« L’impact économique comprend également la perte d'agences de voyages, d'agents de voyages et d'agents de voyages indépendants et représente un autre problème important qui vient souligner l’urgence pour les gouvernements d’entreprendre de collaborer avec l'industrie sur une feuille de route vers la reprise pour ainsi protéger les emplois et l'infrastructure de l'industrie du voyage au Canada », conclut l’ACTA.


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