Nouveau coronavirus : le Canada resserre les contrôles frontaliers


Nouveau coronavirus : le Canada resserre les contrôles frontaliers
Serge Abel-Normandin

Au début de la vingtaine, Serge Abel-Normandin a interrompu ses études en journalisme pour explorer l’Europe durant sept mois. Peu après ce premier vrai voyage, il a fait ses débuts dans un magazine de l’industrie, combinant ainsi deux grandes passions. Depuis, il ne se lasse pas d’observer l’évolution d’un domaine fascinant, dont il se sent privilégié de faire partie.

Dans son édition d’hier (20 janvier), PAX vous parlait de ce nouveau coronavirus, de la même famille que le SRAS, qui soulève de plus en plus d’inquiétude. Signe que le gouvernement du Canada prend le sujet au sérieux, l’administratrice en chef de la santé publique du Canada et des fonctionnaires du gouvernement du Canada ont tenu un point de presse en fin d’après-midi sur ce coronavirus (désigné 2019-nCoV).

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Bien qu’à l'heure actuelle, aucun cas de ce nouveau coronavirus n'a été signalé au Canada, et qu'aucun cas impliquant des Canadiens à l'étranger ne soit encore connu, le gouvernement du Canada surveille activement l'éclosion du coronavirus originaire de Wuhan, en Chine.

À l’instar des autorités américaines qui ont entrepris de filtrer les vols en provenance de Wuhan aux aéroports de San Francisco de New York-JFK et de Los Angeles pour réduire les risques de propagation, le Canada entend resserrer les contrôles frontaliers. Les Canadiens rentrant de Chine devront maintenant indiquer s’ils ont séjourné à Wuhan, ville où a été signalé le premier groupe de cas de pneumonie, le 31 décembre dernier.

S’ils présentent des symptômes de grippe associables au coronavirus, les voyageurs ayant visité cette ville devront rencontrer un agent de quarantaine. Les symptômes comprennent de la fièvre, de la toux et des difficultés respiratoires.

Une campagne de sensibilisation (affichage) sur les risques associés au nouveau coronavirus a aussi été entamée dans les principaux aéroports internationaux du Canada. Le gouvernement précise aussi être en contact avec des partenaires internationaux, notamment l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cela dit, le risque de propagation de la maladie au Canada demeure considéré comme faible. Par ailleurs, à ce stade, l’OMS ne préconise pas de restrictions des voyages.

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