Mercredi,  30 septembre 2020  4:24

Les voyages achetés maintenant sont-ils exclus du FICAV ?


Les voyages achetés maintenant sont-ils exclus du FICAV ?

On le sait : on ne se précipite pas en agence pour acheter des voyages ces jours-ci… Néanmoins, si un client achète aujourd’hui – tandis qu’un avertissement global aux voyageurs est en vigueur – un voyage pour plus tard, disons un circuit prévu en 2021 ou une croisière prévue en 2022 – alors que l’avis sera vraisemblablement levé –, ce client sera-t-il éligible à la protection du FICAV ?

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La foire aux questions (FAQ) de l’OPC sur la COVID-19 aborde le sujet.

La question : 

Je magasine actuellement un voyage pour plus tard. Si l’avertissement global aux voyageurs du gouvernement canadien est toujours en vigueur au moment de mon départ, pourrais-je annuler mon voyage et bénéficier de la protection du FICAV ?

La réponse : 

Non. Comme un avertissement officiel du gouvernement canadien est en vigueur au moment où vous achetez votre voyage, vous ne pourrez pas être remboursé par le FICAV sur cette base. 

Vraiment ?

Vraiment ? Le consommateur qui achète aujourd’hui un voyage pour plus tard ne serait pas éligible à la protection du FICAV, et ce, même si on peut très raisonnablement croire que la COVID-19 sera chose du passé au moment du voyage ?

PAX a posé la question à Charles Tanguay, responsable des partenariats stratégiques et des relations avec les médias de l’OPC.

« Ce client ne serait pas éligible à la protection du FICAV visée à l’article 43.9 b) du Règlement sur les agents de voyages, c’est-à-dire si l’avertissement en vigueur au moment de l’achat est toujours en vigueur au moment du voyage », confirme-t-il.

La nuance est importante : le client ne serait pas éligible si l’avertissement en vigueur au moment de l’achat est toujours en vigueur au moment du voyage...

Et si l’avertissement n’est plus en vigueur (comme on le souhaite ardemment, et comme c’est probable) ?

« Si, pour un autre motif, le voyage ne pouvait avoir lieu, par exemple en raison du défaut de l’un des fournisseurs, ce client pourrait être indemnisé en vertu des autres protections prévues au FICAV », indique Charles Tanguay.

Voilà qui est rassurant !

Par contre…

Le porte-parole de l’OPC profite de l’occasion pour rappeler qu’un important devoir incombe aux conseillers vis-à-vis de leurs clients qui font actuellement des achats pour plus tard.

« Le conseiller en voyage a l’obligation d’informer son client des risques que comporte un tel achat. »

C’est-à-dire que vous avez l’obligation d’informer vos clients qu’ils pourraient ne pas être éligibles à la protection du FICAV si l’avertissement en vigueur au moment de l’achat est toujours en vigueur au moment du voyage.

À bon entendeur…

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