Samedi,  26 septembre 2020  9:54

Intentions de Québec quant à l’indemnisation des voyages annulés : l’AAVQ maintient la pression


Intentions de Québec quant à l’indemnisation des voyages annulés : l’AAVQ maintient la pression

Comme toute l’industrie, l’AAVQ a relevé l’intention exprimée par le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, de présenter sous peu une solution globale qui permettrait le remboursement des consommateurs québécois dont le voyage a été annulé depuis mars en raison de la pandémie.

« Ça ne change rien à notre plan d’action ni à nos demandes, qui sont les mêmes depuis le début, réagit Moscou Côté, président de l’Association. Nous souhaitons que les crédits voyage soient considéré comme une option acceptable pour une période de deux ans, et que le montant puisse être remboursé au consommateur si, au terme de cette période, le crédit n’a pas été utilisé. Le FICAV devrait pouvoir être utilisé pour rembourser, si nécessaire. »

L’AAVQ poursuit donc ses représentations, son lobby auprès du gouvernement.

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Des positions compatibles

Moscou Côté assure que le nouveau ministre est bien au fait des revendications de l’AAVQ, tout comme l’était sa prédécesseure. Selon lui, les quelques éléments d’information dévoilés par Simon Jolin-Barrette quant à la solution qu’il entend présenter sous peu rejoignent en bonne partie les demandes de l’Association.

« Sa position n’est pas incompatible avec la nôtre. Ce qu’il dit ne va pas à l’encontre de nos demandes », dit-il.

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Par exemple, Moscou Côté relève que, lors de la commission parlementaire du 19 août, le ministre a reconnu que le FICAV ne pourrait sans doute pas suffire à répondre à l’ensemble des demandes actuelles d’indemnisation – ce qu’affirme aussi l’AAVQ. Et comme l’Association, le ministre semble aussi vouloir éviter une solution dont résulterait un remboursement partiel des voyageurs.

La proposition de l’AAVQ de légitimer des crédits voyages valides pendant 24 mois rejoindrait bien les volontés du ministre, en protégeant à la fois les consommateurs et les acteurs de l’industrie, insiste Moscou Côté.

Et si le FICAV n’était pas encore assez renfloué pour indemniser les consommateurs dans deux ans ?

« Les lois actuelles prévoient que le ministre de l’Économie peut faire un prêt au FICAV. L’historique de crédit du FICAV est excellent ! »

Assurances et rétrofacturation

Moscou Côté a aussi relevé que le ministre Jolin-Barrette semble avoir les compagnies d’assurance dans sa mire.

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« Je pense qu’il a raison de s’y intéresser, dit-il. Ça me paraît aberrant que certains assureurs refusent de rembourser des clients qui ont dûment souscrit à une assurance annulation. »

Par contre, il juge illogique que le ministre ait semblé se montrer favorable à la rétrofacturation.

« Ça, ça n’a pas de bon sens : la rétrofacturation, c’est ni plus ni moins que d’aller chercher l’argent dans le compte intrust du voyagiste. Or, cela n’est même pas permis en vertu des règles de l’OPC sur les comptes intrust. Je ne crois pas que le ministre approuverait vraiment une pratique qui irait à l’encontre de la Loi sur les agents de voyages. »

Moscou Côté soupçonne que le ministre ait été mal informé sur ce point précis.

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