Mardi,  29 septembre 2020  16:01

Faut-il craindre un retour du SRAS ?


Faut-il craindre un retour du SRAS ?

Plusieurs se souviennent qu’en 2003, un syndrome connu sous le nom de SRAS avait mis l’industrie du tourisme sur les dents.

D’origine asiatique, cette maladie infectieuse des poumons avait affecté des milliers de personnes dans le monde, y compris au Canada. L’épidémie avait provoqué une véritable psychose. Dans plusieurs pays d’Asie, les gens ne se déplaçaient plus sans masques respiratoires afin d'éviter la contagion !

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Or voilà qu’en 2020, un nouveau coronavirus de la même famille commence à se répandre depuis la Chine. Le 31 décembre 2019, un groupe de cas de pneumonie a d’abord été signalé à Wuhan. Depuis, le virus se propage ailleurs dans le pays. On a aussi signalé des cas de personnes infectées en dehors de la Chine – notamment en Corée du Sud, en Thaïlande et au Japon.

Pas (encore) de restriction aux voyages

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la possibilité que des cas surviennent dans d’autres pays était prévisible. Néanmoins, à ce stade, on ne préconise pas de restrictions des voyages ni la mise en place de procédures de dépistage pour les pays concernés. 

Par contre, l’OMS exhorte les pays à intensifier leurs efforts de surveillance active et de préparation. De fait, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) dit surveiller activement la situation et collaborer avec l'OMS et d'autres partenaires internationaux pour recueillir des renseignements supplémentaires.

« À l'heure actuelle, il n’y a pas de données probantes indiquant clairement qu’il y a une propagation d'une personne à l'autre; cependant, une propagation limitée de personne à personne pourrait être possible. Le risque pour les Canadiens qui visitent Wuhan est jugé faible », indique l’ASPC.

L’Agence prévient toutefois que ses recommandations pourraient changer à mesure que de nouveaux renseignements deviendront disponibles.

Entre-temps,  les États-Unis ont pour leur part commencé à filtrer les vols en provenance de Wuhan aux aéroports de San Francisco de New York-JFK et de Los Angeles.

Recommandations de l’ASPC pour les voyageurs 

Alors que les fêtes du Nouvel An chinois débutent officiellement le 25 janvier, le nombre de voyageurs devrait augmenter considérablement en Chine, y compris à Wuhan.

« Pendant cette période, le fait de passer du temps dans de grandes foules ou dans des endroits bondés dans de petites zones peut augmenter votre risque de tomber malade », prévient l’ASPC.

L’agence fédérale invite donc les voyageurs à prendre les précautions ci-dessous contre les maladies respiratoires et autres maladies transmissibles lors de leurs déplacements et à consulter un médecin s'ils deviennent malades.

Pendant le voyage :

  • Éviter les endroits à risque élevé, comme les fermes et les marchés d'animaux vivants, y compris les endroits où ont lieu l’abattage d’animaux.
  • Éviter tout contact direct avec les animaux (vivants ou morts), notamment les cochons, les poules, les canards et les oiseaux sauvages.
  • Éviter les surfaces contaminées par des excréments ou des sécrétions d'animaux.
  • Éviter le contact avec les personnes malades, surtout si elles ont de la fièvre, de la toux ou de la difficulté à respirer.

Il est rappelé aux voyageurs les précautions de santé habituelles suivantes :

Se laver les mains souvent :

  • À l'eau tiède courante et au savon pendant au moins 20 secondes.
  • Utiliser un désinfectant à base d'alcool si on n'a pas accès à de l'eau et à du savon. 

Observer les règles d'hygiène lorsque qu'on tousse ou éternue :

  • Se couvrir la bouche et le nez avec votre bras afin de réduire la propagation des germes.
  • Si on utilise un mouchoir en papier, le jeter dès que possible et se laver les mains par la suite.

Surveiller sa santé :

Si on tombe malade pendant son voyage ou après le retour, éviter tout contact avec les autres, sauf pour consulter un professionnel de la santé. Leur dire :

  • ses symptômes
  • où on a voyagé ou vécu
  • si on a eu un contact direct avec des animaux (par exemple : si on a visité un marché d’animaux vivants) ou un contact étroit avec une personne malade
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