Dimanche,  27 septembre 2020  16:37

Développer ses compétences professionnelles « gratuitement » ? C’est possible grâce au PACME !


Développer ses compétences professionnelles « gratuitement » ? C’est possible grâce au PACME !
Catherine Fortier (Collège April-Fortier), Éric Boissonneault (AAVQ) et Frédéric Gonzalo (Gonzo Marketing).

Tout le monde s’entend pour dire que pendant que l’industrie est en pause, ses membres ont tout intérêt à mettre à profit le surplus de temps dont ils disposent pour faire de la formation. Et si le développement des compétences professionnelles des employés était subventionné à 100 % ?

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C’est ce qu’offre le PACME (Programme actions concertées pour le maintien en emploi). Lancé le 6 avril, ce programme provincial de 150 M$ est destiné aux entreprises (tous domaines confondus) qui connaissent une réduction de leurs activités en raison de la COVID-19.

Le PACME offre à ces entreprises un soutien financier direct pour accroître les compétences de leur main-d’œuvre – pour que celle-ci soit mieux outillée quand l’économie redémarrera.

Se voulant complémentaire à la Subvention salariale d’urgence du gouvernement fédéral (qui subventionne 75 % des salaires), le programme vise aussi à favoriser le maintien du lien d’emploi avec le plus grand nombre possible de salariés.

Le PACME et l’industrie du voyage

La plupart des entreprises du voyage se qualifient aisément pour le PACME, puisqu’elles subissent lourdement les effets de la pandémie.

Collaborateur de PAX, Frédéric Gonzalo offre ainsi des formations en marketing numérique à plusieurs entreprises de l’industrie.

« Toutes mes formations sont éligibles au nouveau programme PACME, car un des critères de ce programme est justement d’améliorer les compétences numériques », dit-il.

Au menu des formations « gratuites » de M. Gonzalo : les meilleures pratiques pour gérer une page Facebook (sans payer); l’optimisation du référencement web; l’art de créer une campagne publicitaire efficace sur Facebook et Instagram; les bonnes pratiques pour gérer sa réputation en ligne... Entre autres !

Plusieurs écoles de tourisme offrent aussi des formations éligibles au PACME, parmi lesquelles l’École de voyages Lanaudière.

Collaboration CAF-AAVQ

En collaboration avec l’AAVQ, le Collège April-Fortier a même adapté des formations spécifiquement pour le PACME.  

« On s’est interrogé sur ce qui pourrait être utile comme formation, explique Éric Boissonneault, vice-président de l’AAVQ. On souhaitait une formation vraiment adaptée aux besoins des conseillers intermédiaires et séniors. On a approché le Collège April-Fortier, et la présidente, Catherine Fortier, nous est revenue avec une formation très pointue, très pertinente... »

Une formation très différente, il va sans dire, de la formation de base que le CAF destine aux conseillers juniors – formation qui est également éligible au PACME, notons-le…

Des conseillers d’expérience de l’agence de M. Boissonneault (Voyages Performa) profiteront ainsi de la formation du CAF-AAVQ subventionnée par le PACME pour accroître leurs compétences en matière de vente (prospection et développement de la clientèle). Ils suivront aussi des formations sur l’art de communiquer avec aisance et confiance, sur l’accompagnement de groupes, sur le télétravail et les outils de bureautique, sur la comptabilité et le droit des affaires, etc.

Leur formation couvrira 11 semaines. Les cours seront offerts en classe virtuelle, via la plateforme SVI Solution, précise Catherine Fortier.

« Toutes les leçons sont enregistrées de façon à ce que les participants puissent les suivre à leur rythme. Toutefois, nous recommandons de les suivre en temps réel pour profiter de l’interaction avec le professeur et le reste du groupe. »

Processus relativement simple

Jusqu’à maintenant, la réponse aux formations éligibles au PACME est très bonne, mentionne Catherine Fortier.

« Beaucoup d’agences ont soumis leur dossier à Services Québec. Certaines ont déjà obtenu leur approbation, tandis que d’autres sont en attente. Les délais pour approbation peuvent être de 2 à 3 semaines. »

Au fait, est-ce complexe de poser sa candidature au PACME ? Selon Frédéric Gonzalo, ça peut impliquer de remplir pas mal de paperasse si on fait partie de la catégorie Promoteurs collectifs. Heureusement, c’est beaucoup plus simple si on fait une demande pour le volet Entreprises – qui englobe les agences de voyages.

« Bien sûr, il faut prendre contact avec un conseiller d’un centre local d’emploi, puis remplir des formulaires, indiquer quels employés profiteront de quelles formations, mentionner le salaire de chacun, etc. Mais rien de trop complexe », assure-t-il.

Éric Boissonneault abonde dans le même sens.

« Remplir le formulaire, au pif, je dirais que ça prend environ 1 heure et demie », estime-t-il, en laissant entendre que le jeu en vaut largement la chandelle.

Vaut mieux faire vite !

Selon Catherine Fortier, les agences souhaitant bénéficier du programme PACME auraient intérêt à ne pas trop attendre pour entreprendre les démarches. Il faut savoir, en effet, que les projets sont acceptés jusqu’au 30 septembre OU jusqu’à ce que l’enveloppe budgétaire de 150 M$ soit épuisée. Or, le programme est populaire...

« C’est un très beau projet. J’espère que les gens vont embarquer. Ce qui me fait un peu peur, c’est que l’enveloppe budgétaire du PACME s’épuise avant que tout le monde dans l’industrie puisse en profiter », conclut Éric Boissonneault.

Information : quebec.ca/index.php?id=5973

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