Vendredi,  23 octobre 2020  17:00

Demande d’une aide sectorielle pour les agences : Québec dit non !


Demande d’une aide sectorielle pour les agences : Québec dit non !
Moscou Côté, président, Aurore Bonvalot, directrice générale, et Éric Boissonneault, vice-président de l'AAVQ.

La grande réunion informative et participative de l’AAVQ vient de prendre fin sur Zoom. Comme prévu, l’Association a dévoilé la réponse du gouvernement du Québec à sa demande d’une aide sectorielle pour les agences de voyages. Malheureusement, les nouvelles ne sont pas bonnes…

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En fait, la réponse est non.

Moscou Côté, président de l’AAVQ, a expliqué que le gouvernement, actuellement, ne souhaite pas aider le commerce de détail en général, ni les agences de voyages en particulier. Même si celles-ci ont été les premières touchées par la crise et qu’elles seront sans doute les dernières à se relever. Ce serait politiquement délicat pour le gouvernement d’aider un secteur du détail et pas l’autre, comprend-on.

Une gifle !

Éric Boissonneault, vice-président de l’AAVQ, a indiqué que la perspective que de nombreuses agences soient condamnées à disparaître en raison de la pandémie ne semblait pas émouvoir particulièrement le gouvernement. 

Si la moitié des agences ferment, celles qui resteront auront un chiffre d’affaires deux fois plus élevé, aurait-on même mentionné aux dirigeants de l’AAVQ !

Extrêmement déçu de ce refus d’aider les agences, Moscou Côté juge important que les agents de voyages en soient pleinement conscients. Il veut éviter que des gens décident, par exemple, d’emprunter sur leur marge de crédit ou de réhypothéquer leur maison pour sauver leur agence… en attendant une aide du gouvernement qui ne viendra probablement pas !

Il appert qu’aux yeux du gouvernement du Québec, le provincial n’est pas responsable des malheurs des agences de voyages. Selon Québec, le vrai responsable est plutôt à Ottawa, puisque les restrictions aux voyages et l’exigence de la quarantaine, par exemple, sont des décisions relevant du gouvernement du Canada.

Appel à l’action

À ce propos, Éric Boissonneault relève toutefois que, pas plus tard qu’hier, le premier ministre du Québec, François Legault, enjoignait les Québécois à rester chez eux et à ne sortir que pour aller travailler ou étudier. Le Québec ne peut donc prétendre qu’il n’empêche pas les agents de voyages de travailler, avance-t-il. M. Boissonneault y voit une opportunité…

Dans cette optique, l’AAVQ invite de nouveau la communauté du voyage à faire pression sur les députés provinciaux pour exiger une aide. À cet égard, l’AAVQ ne préconise pas l’envoi d’une lettre. L’Association préconise une intervention directe : que chacun appelle son député.

Près de 750 personnes ont participé à la réunion informative et participative de l’AAVQ. La balle est dans leur camp... et dans celui de tous leurs collègues.

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