Comment la pandémie affecte-t-elle l’attitude des gens vis-à-vis des vacances ?


Comment la pandémie affecte-t-elle l’attitude des gens vis-à-vis des vacances ?

On ne vous apprendra rien en vous disant que la pandémie chamboule considérablement les projets de vacances des Canadiens. Néanmoins, un sondage révèle d’intéressantes précisions sur la façon dont les vacances sont chamboulées. 

LIRE PLUS : Plus de la moitié des Canadiens prévoient de rester chez eux cet été, selon un sondage

Saviez-vous, par exemple, que 27 % des travailleurs canadiens prévoient prendre leurs vacances plus tard dans l'année, dans l'espoir de pouvoir voyager ?

Malheureusement, c’est la seule « bonne nouvelle » (si l’on peut dire) que contient ce sondage mené du 14 au 19 mai auprès de plus de 500 employés de bureau.

L’enquête révèle en effet que 30 % des travailleurs prévoient prendre moins de jours de congé pendant les mois d'été que l'an dernier en raison de la COVID-19. Seulement 8 % prévoient en prendre plus.

Quelque 20 % des participants au sondage ont affirmé qu’ils aimeraient prendre des vacances… mais que ce souhait est contrarié par le fait qu’ils doivent se serrer la ceinture en raison de la pandémie.

Par ailleurs, un répondant sur dix a indiqué qu’il ne prendrait pas de vacances en raison de sa charge de travail trop importante.

Enfin, 29 % des personnes interrogées ont indiqué qu’elles prendront des jours de congé « pour prendre soin d'eux-mêmes et de leur santé mentale ». 

Nul ne devrait le leur reprocher...

« Bien que les vacances d'été puissent avoir une allure un peu différente en ce moment, il est plus important que jamais que les travailleurs prennent du temps pour eux-mêmes », commente David King, président de district principal de la firme de recrutement Robert Half (qui a commandité le sondage).

David King observe que la pandémie provoque chez plusieurs travailleurs « de vives inquiétudes sur le plan professionnel, familial, financier et de la santé ». En outre, plusieurs d’entre eux peinent à « s'adapter aux demandes d'affaires changeantes avec des équipes allégées [qui peuvent entraîner] des charges de travail plus lourdes et des journées de travail plus longues ».

Dans ce contexte, « un simple changement de rythme combiné à la possibilité de déconnecter peut faire toute la différence et aider les professionnels à éviter l'épuisement professionnel », plaide-t-il.

Indicateur