Les 10 histoires qui ont fait 2019

  • Buzz
  •   20-12-2019  12:00
  •   La rédaction

Les 10 histoires qui ont fait 2019
La rédaction

Il y a toujours beaucoup de changements dans l'industrie canadienne du voyage chaque année - et 2019 n'échappe pas à la règle !

Parmi les centaines d'articles que PAX a publiées cette année pour offrir à nos lecteurs la meilleure couverture de l'industrie canadienne du voyage, plusieurs ont attiré l'attention des lecteurs, générant dans certains cas beaucoup de discussions.

Voici les 10 histoires qui ont retenu notre attention en 2019...

1. Les Boeing 737 MAX 8 cloués au sol

Après deux accidents mortels à seulement cinq mois d'intervalle, Transports Canada a ordonné en mars que les Boeing 737 MAX 8 soient cloués au sol. Malgré les nombreuses tentatives de Boeing pour corriger un problème logiciel jugé responsable de la panne des vols d'Ethiopian Airlines et de Lion Air, le constructeur aérien n'a pas réussi à passer le test de la Federal Aviation Administration (FAA), qui lui aurait permis de faire voler de nouveau ses appareils.

En conséquence, les principaux transporteurs canadiens, dont Air Canada (qui comptaient sur le MAX 8 pour 6 % de ses routes), Sunwing et WestJet (qui avait 13 MAX 8 dans sa flotte), ont été contraints d'élaborer des stratégies par le biais du réacheminement, de l'annulation ou de l'ajustement des horaires de vol.

Dans une récente déclaration, le constructeur a annoncé qu'il suspendrait la production d'avions et se concentrerait plutôt sur la livraison des quelque 400 avions en stock, invoquant le statut non résolu de l'examen en cours des avions par la FAA et les autorités réglementaires mondiales, lesquelles sont encore en train de déterminer quand le MAX 8 sera remis en service.

La suspension du MAX 8 signifie que les transporteurs canadiens devront continuer à se réinventer et à élaborer des stratégies en conséquence pour lancer 2020 sur une bonne note.

— Christine Hogg


2. La vente de Transat à Air Canada


C’est surement l’histoire qui a fait le plus couler d’encre en 2019 dans l’industrie

Une saga digne d’un téléroman qui a nous tenue en haleine tout le printemps et l’été dernier, et dont de futurs épisodes sont à prévoir en 2020. Voici un résumé des principaux épisodes :

Le 30 avril, PAX apprend que Transat est en discussions préliminaires avec plusieurs joueurs de l’industrie pour une vente potentielle de l'entreprise.

Le 16 mai, on connait le nom du possible repreneur, Air Canada, qui a signé une entente exclusive de négociation de 30 jours avec Transat A.T. Stupeur dans l’industrie !

Le 4 juin, le développeur et propriétaire immobilier Mach, et son président Vincent Chiara, surenchérissent, proposant un prix d’achat supérieur à celui d’Air Canada.

Le 27 juin, le Conseil d'administration de Transat approuve à l'unanimité la proposition d'Air Canada et en recommande l'approbation par les actionnaires.

Le 23 août, malgré une ultime contre-attaque de Mach, les actionnaires de Transat A.T. appuient le projet d’alliance avec Air Canada, qui avait auparavant accepté d'offrir davantage, soit 720 M$ au lieu des 520 M$ initialement prévus.

Le 27 août, Transports Canada annonce qu’il va se pencher sur le rachat de Transat par Air Canada. L’examen a débuté le 4 novembre 2019 et le rapport final devrait être remis au ministre des Transports, Marc Garneau, au plus tard le 2 mai 2020.

De nouveaux épisodes à venir en 2020 !

— Antoine Stab


3. La pénurie de carburant à Cuba

La pénurie de carburant à Cuba a alimenté bien des conversations et généré beaucoup d’inquiétude, autant chez les voyageurs que chez les professionnels du voyage. Si nul ne peut nier que cette pénurie a eu des effets concrets pour Cuba et sa population, plusieurs estiment toutefois que les effets sur le tourisme ont été exagérés dans l’opinion publique, notamment à cause de la couverture des médias (traditionnels et sociaux).

De passage à Montréal en octobre, le ministre du Tourisme de Cuba Manuel Marrero Cruz s’est efforcé de donner « l’heure juste ». Ne ménageant pas les critiques contre le gouvernement des États-Unis, il a expliqué que la pénurie découlait d’un resserrement de l’embargo commercial américain, privant momentanément Cuba des livraisons de pétrole vénézuélien. Mais la situation à Cuba en 2019 a été bien moins grave que celle qui prévalait dans les années 1990 après l’effondrement de l’Union soviétique, a souligné le ministre.

Selon lui, les établissements touristiques, les compagnies aériennes et les aéroports ont toujours pu fonctionner normalement, le gouvernement cubain ayant veillé à les mettre à l’abri. Et si des hôtels ont suspendu leurs activités, ce n’était pas à cause de la pénurie de carburant, mais en raison de la basse saison, a insisté le ministre, en annonçant que tout était sur le point de revenir à la normale.

Le message a mis un certain temps à frayer son chemin, puis on a cessé de parler de la pénurie de carburant à Cuba.

 Serge Abel-Normandin


4. La charte des voyageurs entre en vigueur

Très attendue, la « charte des voyageurs » est enfin entrée en vigueur en 2019. Le Règlement sur la protection des passagers aériens (RPPA) est entré en vigueur en deux étapes.

  • La phase un, appliquée à partir du 15 juillet, portait sur les communications, les retards sur l’aire de trafic, les refus d’embarquement, les bagages perdus ou endommagés et le transport d’instruments de musique. Dès lors, les compagnies aériennes se sont vu imposer de nouvelles obligations, y compris l’indemnisation des passagers en cas de manquements.
  • La phase deux, entrée en vigueur le 15 décembre, oblige les compagnies aériennes à suivre de nouvelles règles concernant les retards, les annulations ainsi que l’attribution de sièges aux enfants. Les indemnités peuvent ainsi atteindre 1 000 $ en cas de retard ou d’annulation de vol attribuable à la compagnie aérienne (sauf pour des raisons de sécurité).

Les compagnies aériennes sont tenues de suivre le RPPA, sans quoi elles s’exposent à des sanctions s’élevant jusqu’à 25 000 $ pour chaque incident de non-conformité.

Généralement bien accueillie, la charte des voyageurs a néanmoins eu droit à son lot de critiques. L’IATA et de nombreux transporteurs canadiens et étrangers l’ont même contestée en cour fédérale, arguant que la charte va trop loin et contrevient la Convention de Montréal. Parallèlement, des défenseurs des droits des passagers ont critiqué le processus de demande d’indemnisation, estimant qu’il risque d’être un parcours du combattant pour les passagers.

Serge Abel-Normandin


5. Les « mystérieux » décès en République dominicaine

À l’approche de l’été 2019, plusieurs médias grand public ont rapporté le décès de vacanciers américains en République dominicaine à la suite de possibles intoxications.

Si les médias canadiens ont fait preuve d’une relative retenue, le battage médiatique au sud de la frontière a été nettement plus sensationnaliste. On a notamment laissé entendre que les cas suspects (11 au total) pouvaient être liés à la consommation d’alcool de contrebande provenant du minibar des chambres.

La réputation de plusieurs établissements respectés, dont le Luxury Bahia Principe Bouganville, le Gran Bahia Principe La Romana ou le Hard Rock Punta Cana, a été éclaboussée. L’image de la République dominicaine a aussi été affectée. Cela a entraîné une baisse substantielle du nombre de visiteurs internationaux dans la destination.

De son côté, tout en qualifiant les incidents de « malheureux », l’Office de promotion touristique de la République dominicaine affirmait qu’ils étaient tous distincts, isolés, sans liens les uns avec les autres. Du même souffle, les autorités dominicaines appelaient le public, les professionnels et les médias à éviter toute spéculation irresponsable en attendant la conclusion des enquêtes officielles.

De fait, les autorités dominicaines ont conclu que les décès étaient tous de causes naturelles. Et en octobre, le Bureau des affaires consulaires du département d'État américain a fait savoir que les résultats de l'enquête de toxicologie menée par le FBI abondaient dans le même sens.

Restait à réparer les pots cassés... Au début de décembre, un groupe de propriétaires et de gestionnaires hôteliers représentant plus de 50 propriétés à Punta Cana ont signé conjointement un engagement intitulé Punta Cana Promise afin de rétablir la confiance et le sentiment de sécurité des voyageurs visitant la région.

 Serge Abel-Normandin


6. Le rachat de WestJet par Onex

Comme en témoignent deux des éléments sur la liste de cette année, les acquisitions de compagnies aériennes canadiennes ont fait la une des journaux en 2019.

Bien que l'achat d'Air Transat par Air Canada n'ait pas encore été finalisé, l'achat de WestJet par la société d'investissement torontoise Onex, annoncé en mai, a été conclu le 11 décembre après avoir reçu l'approbation finale de l'Office des transports du Canada (qui tenait à ce que la propriété de la compagnie aérienne reste canadienne).

Qu'apportera 2020 à WestJet après l'acquisition ? Bien qu'il ait refusé de fournir des détails spécifiques, le PDG de WestJet, Ed Sims, a déclaré au Financial Post le 13 décembre que l'achat pourrait permettre à la compagnie aérienne d'étendre sa présence dans l'Est du Canada, et ce, tout en maintenant ses racines dans l'Ouest canadien. Pas question que WestJet ne devienne «EastJet», a plaisanté Ed Simms.

Et comme en témoignent les nouvelles fonctionnalités, telles que les nouveaux sièges en classe Affaires et Économie sur les avions Dreamliner récemment acquis par les compagnies aériennes, et l'ajout de nouvelles routes internationales, il est juste de dire que WestJet est sortie de son rôle de compagnie à bas prix, un titre qui peut désormais être revendiqué par sa filiale Swoop.

 Blake Wolfe


7. L'ouragan Dorian touche les Bahamas

Le 1er septembre, l'ouragan Dorian a touché les Bahamas en tant que tempête de catégorie 5. L'archipel étant composée de 16 îles individuelles, il est important de se rappeler que toutes les îles n'ont pas été touchées, beaucoup ne recevant rien de plus que la pluie.

Toutefois, Dorian a durement frappé Marsh Harbour sur Great Abaco, qui a été gravement endommagé.

Nassau et Paradise Island, qui abritent le plus vaste éventail de complexes hôteliers, d'hôtels, de restaurants et de voyagistes du pays, n'ont pas été touchés par l'ouragan, ni aucune des îles du sud-est et du centre des Bahamas, y compris les Exumas, Cat Island, San Salvador, Long Island, Acklins / Crooked Island, Mayaguana et Inagua.

Après le passage de l'ouragan, l'industrie du voyage n'a pas tardé à retrousser ses manches pour aider, en envoyant de l'aide et des secours via des collectes de fonds, de fournitures et autres encouragements. L'office du tourisme des Bahamas a pour sa part exhorté les conseillers en voyages canadiens à continuer d'envoyer leurs clients dans les îles, soulignant que le tourisme est toujours le meilleur moyen de reconstruire.

Des mois plus tard, les îles continuent de se reconstruire, en effet. La majorité des hôtels et des attractions touristiques sont rouverts aux affaires.

L'office du tourisme encourage également les voyageurs qui souhaitent faire un don aux efforts de rétablissement à visiter bahamas.com/relief

—Christine Hogg


8. L'effondrement du géant Thomas Cook

L'effondrement du géant du voyage Thomas Cook, le 22 septembre, a généré une immense secousse dans l’industrie mondiale du voyage.

Quelque 600 000 voyageurs se sont retrouvés coincés un peu partout dans le monde, alors que les avions de quatre de cinq compagnies aériennes affiliées au chef de file du tourisme de masse étaient cloués au sol.

Selon des rapports, la faillite du voyagiste a laissé 50 000 voyageurs de Thomas Cook bloqués en Grèce; jusqu'à 30 000 personnes bloquées dans les îles Canaries en Espagne; 21 000 en Turquie et environ 15 000 à Chypre. Le gouvernement britannique a dû rapatrier environ 150 000 clients de Thomas Cook – la plus grande opération du genre depuis la Seconde Guerre mondiale. Par ailleurs, près de 21 000 personnes ont perdu leur emploi.

Néanmoins, les effets de la disparition de Thomas Cook ont été moindrement ressentis au Canada où l’entreprise était peu présente. Rappelons qu’en 2006, Transat A.T. avait acheté le réseau d'agences de voyages Thomas Cook Travel Limited afin de consolider sa présence en Ontario ainsi que dans l'ouest du pays.

Par ailleurs, en vertu d'une entente prévoyant l'échange d'appareils avec Transat annoncée en octobre 2017, Thomas Cook devait prêter au moins sept Airbus A321 de 199 sièges au voyagiste québécois pour l'aider à assurer des liaisons sur les destinations soleil lors de la période hivernale.

Fondée en 1841 (il y a 178 ans), Thomas Cook était le plus ancien voyagiste du Royaume-Uni. La société avait surmonté bien des crises, dont les deux Guerres mondiales. Depuis des années, elle se débattait en raison de la concurrence accrue des compagnies aériennes à bas prix et de la commodité de la réservation d’hébergements à bas prix en ligne.

 Serge Abel-Normandin


9. TravelBrands & H.I.S. se serrent la main

Les acquisitions sont un thème récurrent cette année — et pas seulement pour les compagnies aériennes.

Poursuivant une récente série d'achats dans l'industrie canadienne du voyage, la société de voyages japonaise HIS Corporation a annoncé en janvier qu'elle achèterait Red Label Vacations, la société mère de TravelBrands, redtag.ca, itravel2000 (elle-même récemment acquise par Red Label) et The Travel Experts (anciennement Sears Travel). Avant Red Label, en 2017, Transat avait vendu sa division Jonview Canada à H.I.S. dans une transaction de 44 M$, tandis que l'année précédente, HIS a également conclu un accord d'investissement avec Merit Travel Group.

L'acquisition de HIS marque le dernier achat pour les marques sous l'égide de Red Label : en 2013, Thomas Cook Canada a été acheté par les frères DeMarinis et renommé TravelBrands, englobant des marques telles que Sunquest et Encore Cruises.

Alors que la stratégie de HIS au Canada est toujours en cours, attendez-vous à voir plus de synergie entre ces marques à l'avenir - ainsi que toutes les autres sociétés que HIS pourrait ajouter à leur portefeuille en 2020 et au-delà.

Blake Wolfe


10. Le Dreamliner de WestJet prend son envol depuis Calgary


Le Boeing 787 Dreamliner fait partie de la nouvelle génération d’avions : plus intelligents (pouvant détecter la turbulence et réduire de huit fois les effets du mal des transports, selon Boeing), plus écologiques (25 % moins de carburant par passager qu'un appareil de taille similaire selon le constructeur), plus silencieux à l’intérieur de la cabine, une meilleure qualité de l’air

WestJet a fait de cet appareil la vedette sa flotte aérienne. Son premier, mis en service depuis le 20 février, vole entre Toronto et Calgary. Cette dernière, là où est le siège social du transporteur, est le principal lieu de départ des Dreamliner, avec plusieurs vols vers des destinations dans le monde : Londres (Gatwick) en Angleterre ; à Dublin, en Irlande et à Paris, en France.

Plus récemment, le Dreamliner du transporteur est allé en direction de l’ouest avec une nouvelle liaison vers Maui à Hawaï.

L’aéroport de Toronto reçoit également cet avion aux couleurs de WestJet, tous deux vers Londres (Gatwick).

 En 2020, c’est au tour de Vancouver d’accueillir le Dreamliner, vers une nouvelle liaison vers Gatwick, à partir du 26 avril prochain. Une nouvelle route s’ajoutera, toujours au départ de Calgary, à bord de cet appareil : Rome, en Italie, avec un service hebdomadaire lancé à partir du 2 mai prochain.

— Antoine Stab

VOUS POURRIEZ AUSSI AIMER

Indicateur