Vendredi,  25 septembre 2020  11:30

Vol en retard écrit au ministre des Transports pour dénoncer les crédits voyages offerts par les transporteurs aériens


Vol en retard écrit au ministre des Transports pour dénoncer les crédits voyages offerts par les transporteurs aériens

Le PDG de Vol en retard, Jacob Charbonneau, a transmis une lettre au ministre des Transports, Marc Garneau, pour dénoncer « les mesures abusives prises par les compagnies aériennes en cas d’annulation de leurs vols » et réclamer la mise en place de « mesures officielles permettant aux passagers aériens de se faire rembourser leurs vols annulés ou inutilisés en raison de la Covid-19 ».

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Selon Jacob Charbonneau, les mesures des compagnies aériennes privent les consommateurs de leur droit alors que ces derniers font massivement face à des réductions, parfois drastiques, de leurs ressources financières en raison de la crise.

L’offre de coupons-rabais ou des crédits pour un prochain vol constitue, dit-il, « une violation flagrante des dispositions légales qui s’appliquent pour protéger les consommateurs dans de telles circonstances ».

Notons à ce propos que Vol en retard semble ici occulter le fait que, le 25 mars dernier, l’Office des transports du Canada (OTC) a approuvé le principe des bons ou des crédits pour des vols futurs, à la place des remboursements, dans le contexte de l’actuelle pandémie.

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La durée de validité des crédits et leur valeur

L’OTC, rappelons-le, estimait que « de façon générale, une solution qui serait convenable dans le contexte actuel serait que les compagnies aériennes fournissent aux passagers touchés des bons ou des crédits pour des vols futurs qui n’expireront pas dans un délai déraisonnablement court (une période de 24 mois serait considérée comme raisonnable dans la plupart des cas) ».

Dans sa lettre, le patron de Vol en retard évoque toutefois la question de la durée de validité des crédits.

« Il faut savoir que ces coupons-rabais ou crédits expirent souvent à relativement brève échéance, et que les consommateurs n’auront pas forcément le loisir ou la possibilité de les utiliser avant leur date d’expiration », écrit-il.

En outre, Jacob Charbonneau remet en question la valeur des coupons-rabais ou des crédits octroyés aux passagers aériens.

« La fréquence des vols est actuellement imprévisible pour les mois qui viennent, ce qui pourrait avoir un impact à la hausse sur le prix des billets d’avion et réduire de beaucoup [leur] valeur. »

Aider les compagnies aériennes à condition que... ?

Jacob Charbonneau relève que le gouvernement s’apprête à soutenir, voire sauver, les compagnies aériennes canadiennes « à grand renfort de millions de dollars puisés dans l’argent des contribuables ». Il dit approuver ces mesures d’aide et tous les efforts déployés par le gouvernement. Toutefois…

« Nous vous pressons de prendre en considération les conséquences financières néfastes pour les citoyens, causées par des actions indignes des compagnies aériennes », écrit-il au ministre.

Selon lui, l’aide aux compagnies aériennes devrait être conditionnelle à ce que ces dernières remboursent les passagers « à l’instar des mesures officielles qui ont été prises en Europe et aux États-Unis en ce sens ».

Jacob Charbonneau sollicite un entretien avec Marc Garneau afin de faire entendre la voix des passagers aériens concernés « qui ont actuellement cruellement besoin de leur argent pour subvenir à leurs besoins essentiels ».

Rappelons que Vol en retard accompagne les passagers aériens dans leurs démarches de remboursement et d’indemnisation en cas d’incidents de vol comme des retards et des annulations.

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