Un transporteur low-cost débarque à Saint-Hubert


Un transporteur low-cost débarque à Saint-Hubert
Marie-Eve Vallières

Marie-Eve est une Montréalaise pour qui le voyage n'a plus de secrets. Ayant vécu à Londres et en France, elle nourrit une soif d'aventure et de découverte depuis maintenant neuf ans. 29 pays plus tard, Marie-Eve continue de bourlinguer à travers le monde.

Quelques mois après avoir fait une grande sortie médiatique indiquant qu'il souhaitait faire de Saint-Hubert une plaque tournante pour les transporteurs à bas prix, les autorités de l'aéroport ont annoncé l'arrivée de Jetlines dans l'équation.

Compagnie aérienne canadienne à très faible coût, Jetlines pourrait offrir ses services à la population aussi tôt que 2020, sa stratégie de déploiement s'alignant parfaitement avec la remise à neuf de la piste principale de l'aéroport et de son projet de construction d'aérogare pour passagers.

« Avec ces nouveaux services, nous sommes en voie de devenir l'aéroport à faible coût de choix pour la région de Montréal. Nous voulons endiguer l'exode des Québécois qui se déplacent aux États-Unis pour prendre l'avion », souligne Jane Foyle, directrice générale de DASH-L, l'organisme à but non lucratif responsable de la gestion de l'aéroport.

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Un aéroport idéal

Avec sa nouvelle piste principale de 7800 pieds (2377 mètres) construite au coût de 17 millions de dollarts, l'aéroport de Saint-Hubert ouvre la voie aux gros porteurs comme l'Airbus A220/320 ou le Boeing 737-200.

Liaisons régionales, nationales, transporteurs à faibles coûts… avec ces travaux, la direction espère pouvoir développer le secteur des vols commerciaux à partir de l’aéroport, qui jouit d'une proximité enviable avec le centre-ville de Montréal (quinze minutes) et qui est desservi par le train de banlieue.

« On a quelques bâtiments que l’on pourrait convertir en aérogare temporaire à peu de frais et en un cours laps de temps, note Charles Vaillancourt, président du conseil d’administration de l’aéroport Montréal Saint-Hubert Longueuil (AMSL). Si l’Agence de sécurité du transport aérien est capable de nous supporter, on pourrait être en place en quelques mois si un transporteur serait vraiment pressé. »

Les autorités de l'aéroport expliquaient à PAX, cet été, qu'ils avaient besoin de la présence confirmée d'un transporteur afin d'obtenir le financement nécessaire à la construction d'une aérogare pour le transport des bagages, l'enregistrement des passagers et les services de douanes, par exemple.

De son côté, Jetlines souligne que l’aéroport de Saint-Hubert a l’avantage d’être situé tout près de Montréal.

« Les voyageurs de la métropole devraient avoir accès à des vols internes à bas prix. L'aéroport peut compter sur notre soutien total et nous avons hâte de collaborer à la conception et à la construction des infrastructures qui abriteront Jetlines à Montréal », a déclaré Javier Suarez, président-directeur général de Jetlines, qui est basée en Colombie-Britannique.

Obtenir l'aval d'Ottawa

Toutefois, les autorités de l’aéroport devront obtenir le feu vert d’Ottawa pour que ce projet se réalise.

Deux conditions dépendent cependant entièrement de la bonne volonté du gouvernement fédéral, soit la mise en place d'un service de douanes et le service d'un contrôle de sûreté, préalables à tout partenariat avec des transporteurs aériens du calibre de Jetlines.

 « Parallèlement à ces efforts, nous cherchons à obtenir des services de douanes et d'immigration de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), une exigence pour offrir des vols transfrontaliers. Nous prévoyons communiquer sous peu avec le ministre Marc Garneau et nos représentants élus pour accélérer le processus », souligne Jane Foyle.

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