Mercredi,  15 juillet 2020  20:15

Un test de dépistage de la COVID avant le vol ? L’IATA ne dit pas non, mais…


Un test de dépistage de la COVID avant le vol ? L’IATA ne dit pas non, mais…
Crédit : Deposit Photo

L’IATA ne s’oppose pas à l’utilisation de tests de dépistage de la COVID-19 dans le processus de voyage aérien. Toutefois, ces tests devraient respecter plusieurs critères pour être jugés acceptables.

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Entre autres, des prélèvements de salive seraient préférables aux prélèvements dans le nez ou la gorge pour favoriser l’acceptation par les passagers !

Selon l’IATA, le dépistage de la COVID-19 devrait satisfaire les critères suivants :

  • Rapidité: les résultats des tests devraient être livrés rapidement, en moins d’une heure (ce qui serait la norme maximale).
  • Échelle d’application: si le dépistage est effectué à l’aéroport, il faudrait pouvoir effectuer plusieurs centaines de tests par heure.
  • Exactitude: un taux extrêmement élevé d’exactitude est essentiel. Les faux négatifs et les faux positifs doivent totaliser moins de 1 %.

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Autres balises

Idéalement, le test de COVID-19 devrait être requis préalablement à l’arrivée à l’aéroport, et moins de 24 heures avant le voyage, précise l’IATA.

« Le fait que les passagers arrivent "prêts pour le vol" réduirait le risque de contagion à l’aéroport et permettrait d’accommoder autrement les voyageurs dont le test serait positif. »

Le coût est aussi un enjeu important. Comme le test peut coûter plus de 200 $ dans certaines destinations européennes, il s’agit là d’une sérieuse préoccupation.

« Le dépistage devrait faciliter les voyages et non pas dresser une barrière économique », stipule l’IATA.

L’IATA précise donc appuyer le règlement sanitaire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui exige que les gouvernements assument les coûts du dépistage sanitaire obligatoire.

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Quand quelqu’un reçoit un résultat positif…

Il va de soi qu’un résultat positif au test de COVID ferait en sorte que le passager ne pourrait pas voyager comme prévu. Mais encore ?

« Dans de tels cas, les compagnies aériennes ont fait preuve de souplesse envers les voyageurs, affirme l’IATA. Ces accommodements comprennent le report de la réservation ou le remboursement, selon les politiques commerciales des compagnies aériennes. »

L’IATA ajoute que plusieurs compagnies aériennes offrent la même souplesse aux passagers qui croient avoir des symptômes de la COVID-19 ainsi qu’aux personnes qui voyagent avec eux, en particulier lorsqu’elles font partie du même ménage.

Par ailleurs, si le dépistage est ordonné à l’arrivée et qu’un passager reçoit un résultat positif, ce passager devrait être traité selon les exigences de l’État d’accueil, indique l’IATA.

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« Les compagnies aériennes ne devraient pas avoir à rapatrier le passager et ne devraient pas subir des pénalités financières comme des amendes ou des sanctions opérationnelles comme le retrait du droit d’opérer dans le marché », conclut l’Association.

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