Un test de dépistage comme solution de rechange aux mesures de quarantaine ?


Un test de dépistage comme solution de rechange aux mesures de quarantaine ?

Un test de dépistage de la COVID-19 comme solution de rechange aux mesures de quarantaine ? C’est ce que préconise l’IATA

Plus précisément, l’Association réclame « une méthode rapide, précise, abordable, facilement administrable, adaptable et systématique de dépistage de la COVID-19 pour tous les passagers avant le départ ».

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Malheureusement, une telle solution n’existe pas encore ! Mais l’IATA entend collaborer avec l’OACI pour la mettre en place promptement. 

D’ailleurs, selon l’IATA, les tests de COVID-19 progressent rapidement et des solutions déployables devraient venir dans les prochaines semaines.

Plus d’une demi-année s’est écoulée

L’IATA rappelle que plus d’une demi-année s’est écoulée depuis que la connectivité mondiale a été détruite alors que les pays fermaient leurs frontières pour lutter contre la COVID-19.

Depuis, certains gouvernements ont rouvert prudemment leurs frontières. Mais la reprise a été limitée, soit parce que les mesures de quarantaine rendent les voyagent impraticables ou parce que les modifications fréquentes des mesures de lutte contre la COVID-19 rendent la planification impossible.

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Des tests au départ pour ramener la confiance

Le dépistage de la COVID-19 avant le départ est l’option privilégiée par l’IATA. L’Association considère que « les tests à l’arrivée minent la confiance des passagers puisqu’ils comportent un potentiel de quarantaine à destination en cas de résultat positif ».

« La clef d’une restauration de la liberté de mouvement aux frontières réside dans le dépistage systématique de la COVID-19 chez tous les voyageurs au moment du départ. Cela redonnera aux gouvernements la confiance nécessaire à l’ouverture de leurs frontières sans recours à des modèles de risque complexes qui entraînent des changements constants dans les règles applicables aux voyages. Tester tous les passagers rendra aux gens leur liberté de voyager en toute confiance », explique Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

Selon lui, trouver une solution de dépistage rapide, précise, abordable, facilement administrable et adaptable s’impose d’autant plus qu’une deuxième vague de contamination s’installe

L’opinion publique est favorable !

Une enquête d’opinion publique de l’IATA a révélé un fort soutien au dépistage de la COVID-19 dans le processus de voyage.

L’enquête révèle que quelque 65 % des voyageurs interrogés estiment que la quarantaine ne devrait pas être exigée si le test de COVID-19 d’une personne est négatif.

Elle démontre aussi que 84% des voyageurs pensent que le test devrait être exigé pour tous les voyageurs. Par ailleurs, 88 % sont disposés à subir un test dans le cadre du processus de voyage.

Après le port du masque, la mise en place des mesures de contrôle de la COVID-19 pour tous les passagers est la mesure qui rassure le plus les participants à l’étude.

À leurs yeux, cette mesure ferait même partie des trois principaux signaux que les voyages sont sécuritaires (les deux autres étant un vaccin ou un traitement contre la COVID-19). 

Problèmes pratiques à prévoir

L’IATA reconnaît qu’il y aura plusieurs problèmes pratiques pour intégrer les tests au processus de voyage.

Il faudra, notamment, que les gouvernements adoptent, sous l’égide de l’OACI, une norme unique, reconnue à l’échelle mondiale. Pour ce faire, les compagnies aériennes, les aéroports, les fabricants d’équipements et les gouvernements devront travailler de façon totalement harmonisée.

Solution temporaire… même après le vaccin

L’IATA ne croit pas que le dépistage de la COVID-19 doive devenir un aspect permanent de l’expérience de voyage, mais il sera probablement nécessaire à moyen terme.

« Plusieurs considèrent le développement d’un vaccin comme une panacée. Ce sera certainement une étape importante, mais même lorsqu’un vaccin efficace sera reconnu à l’échelle mondiale, la production et la distribution de masse prendront plusieurs mois. Les tests seront une solution intérimaire indispensable », conclut M. de Juniac.

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