Transport aérien : c’est quoi le problème avec les « prix de base » ?


Transport aérien : c’est quoi le problème avec les « prix de base » ?
Serge Abel-Normandin

Au début de la vingtaine, Serge Abel-Normandin a interrompu ses études en journalisme pour explorer l’Europe durant sept mois. Peu après ce premier vrai voyage, il a fait ses débuts dans un magazine de l’industrie, combinant ainsi deux grandes passions. Depuis, il ne se lasse pas d’observer l’évolution d’un domaine fascinant, dont il se sent privilégié de faire partie.

Actuellement au Canada, les transporteurs aériens ont l’obligation légale, d’indiquer un « prix de base » dans leur tarif. Le 31 janvier, Swoop (le transporteur à bas prix de WestJet) a toutefois obtenu une exemption temporaire de l’Office des transports du Canada (OTC) à ce chapitre. L'OTC a donc lancé une «consultation sur l’obligation d’indiquer un prix de base». Mais c’est quoi le problème avec les prix de base ?

Une partie du problème tient à la définition du prix de base dans la Loi sur les transports au Canada (LTC). Selon elle, ce prix est « sans restriction » et s’applique à un adulte « accompagné d’une quantité normale de bagages ».

Swoop est parvenue à convaincre l’OTC que cette définition était problématique, particulièrement pour les transporteurs à très bas prix, étant donné leur modèle d’entreprise.

Aucun avantage pour les passagers

En effet, un prix de base qui ne permet pas les restrictions (sur les changements) et qui inclut le transport de bagages sans frais supplémentaires ne veut pas dire grand-chose pour des entreprises pratiquant « l’établissement dynamique des prix » – qui invitent leurs passagers à choisir les services pour lesquels ils veulent payer (y compris le transport des bagages).

Résultat : le prix de base est souvent plus élevé que plusieurs prix offerts dans le marché ! 

« L’obligation d’inclure un tel prix de base dans le tarif semblerait n’avoir aucun avantage matériel pour les passagers et imposer un fardeau administratif non nécessaire », convient préliminairement l’OTC.

On peut participer à la consultation jusqu’au 13 avril, à consultations@otc-cta.gc.ca.

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