Tourisme en Israël: confiance malgré la crise


Tourisme en Israël: confiance malgré la crise

Depuis plusieurs semaines, les médias internationaux braquent leurs projecteurs sur Israël, mais pour des raisons loin d'être touristiques. Pourtant, le pays continue d'attirer les voyageurs et le bureau du tourisme garde bon espoir. PAXnouvelles.com a rencontré Ami Allon, le directeur pour le Canada du ministère du Tourisme d'Israël pour faire le point, quelques jours seulement après la signature d'un cessez-le-feu permanent entre Israël et le Hamas.

Quel est l'impact de la crise politique actuelle sur le tourisme en Israël ?

Il est encore trop tôt pour donner un chiffre précis concernant la baisse de fréquentation, mais il est certain qu'il y a eu une baisse non négligeable au cours des deux derniers mois. Les prochains mois vont être cruciaux pour le tourisme, il va falloir redoubler d'efforts. Le cessez-le-feu qui vient d'être signé est en tout cas une très bonne nouvelle pour tout le monde.

Est-ce que les gens ont peur?Certains oui, et je peux comprendre cette peur. Mais vous savez, quand c'est le cas, je préfère que les gens restent chez eux plutôt qu'ils aillent visiter Israël avec un sentiment de crainte. Ce n'est pas le bon état d'esprit à avoir quand on visite un pays. On n'apprécie pas quand on a peur. Mais je tiens à préciser qu'il n'y a eu aucun incident envers les touristes au cours des dernières années. Les tour-opérateurs sont très flexibles et s'il y a la moindre menace sur une zone, ils changent l'itinéraire et dirigent les touristes ailleurs, ils sont très flexibles.

Est-ce que c'est difficile de vendre cette destination aux professionnels de l'industrie ?Ce n'est pas plus difficile qu'une autre destination je pense, mais au-delà des problèmes politiques que nous connaissons actuellement, la plus grosse difficulté qui peut exister est tout simplement la méconnaissance du produit. Si les agences connaissent peu ou pas Israël, ils ne la vendront pas, ou mal. Notre travail consiste donc à informer les professionnels, à leur donner les bons outils.

Quels sont ces outils ?L'outil principal est l'information; la connaissance de la destination est primordiale. Pour ça nous organisons chaque année un Fam Trip où sont invités les professionnels de l'industrie en Israël. Nous faisons également des séminaires.

Qui sont les touristes canadiens qui visitent Israël ?Pendant longtemps, les Canadiens de la communauté juive étaient majoritaires, mais depuis quelques années ce sont les Chrétiens. Au total, ce sont 72 000 Canadiens qui visitent le pays dont environ 25% de Québécois.

Est-ce une destination mal perçue par le grand public ?C'est sûr que les événements politiques donnent une image déformée de la réalité. Les gens n'ont parfois pas conscience qu'il existe à Jérusalem, à Tel Aviv, une vraie scène gastronomique, que les gens font la fête, qu'il y a des boites de nuit, des pubs etc.

Quelles sont les options en ce qui concerne les vols pour Israël ?Il y a des vols directs depuis Toronto quatre fois par semaine. Depuis Montréal, Air France et Alitalia notamment proposent des vols avec escale. Il y a de plus en plus de gens qui choisissent de faire un voyage avec deux destinations: France-Israël, Italie-Israël ou Turquie-Israël par exemple. Ce qui est important, c'est qu'il y ait un lien pertinent entre Israël et le pays européen, une thématique.

Avez-vous prévu des campagnes promotionnelles pour les prochains mois ?Nous travaillons en effet sur une campagne grand public, mais c'est encore sous réserve que la situation s'améliore. Rien n'est finalisé pour le moment.

Êtes-vous confiant dans l'avenir du tourisme en Israël ?Oui, très confiant. Ce qui se passe actuellement est temporaire et je pense que l'avenir du tourisme en Israël sera très clair à partir de 2015.

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