Semaine mondiale des femmes de l’aviation : Martine Olivier, pilote pour Air Transat


Semaine mondiale des femmes de l’aviation : Martine Olivier, pilote pour Air Transat
Martin Olivier, pilote commercial chez Air Transat. Photo fournie par Air Transat.
Blake Wolfe

Blake Wolfe est un journaliste primé qui a rejoint PAX après près de 10 ans dans l’industrie de la presse au Canada. En plus de PAX, ses articles ont été publiés dans plusieurs magazines et journaux, notamment par la société d'édition et de média Metroland Media Group, ainsi que le Toronto Sun.

Il fut un temps où la capitaine Martine Olivier d’Air Transat avait les pieds sur terre et enseignait l’anglais, sa deuxième langue. Puis un jour, lors d’un vol Montréal-Puerto Plata, ses plans ont changé. C'est ce jour-là, sa première fois en avion, que sa carrière de pilote a réellement pris son envol.

Un vol qui a tout changé

« Le monde de l'aviation en général m'a toujours attirée. Je l'ai toujours trouvé fascinant », explique Martine Olivier, installée à Montréal.

Les parents de Martine Olivier étaient enseignants et, pour eux, il importait qu’elle aille à l’université et obtienne un diplôme. C'est exactement ce qu'elle a fait, obtenant un baccalauréat en enseignement de l'anglais comme langue seconde.

Mais c’est lorsqu'elle a eu occasion de s’asseoir dans un poste de pilotage qu'elle a ressenti cet appel vers les hauteurs.

« Pendant que j'enseignais, je suis partie en voyage avec un ami sur les ailes d’Air Transat. Ce jour-là, j'étais très excitée et je voulais visiter le poste de pilotage. À l'époque, nous pouvions toujours le faire ! Nous sommes restés dans la cabine de pilotage pendant un moment et avons discuté avec les pilotes. Après, j'ai expliqué que j'étais intéressé par l'aviation et ils m'ont invitée à rester dans le poste de pilotage pour l'atterrissage. J'étais assise sur le strapontin lorsque nous avons atterri et c'est à ce moment-là que j'ai décidé de devenir pilote. Je suis devenu accro ! » se souvient Martine Olivier.

Martine Olivier a d'abord été hôtesse de l'air pendant cinq ans avant de devenir pilote. Photo gracieuseté de Transat.

Commencer

Voulant devenir pilote, Martine Olivier s’engage vers l’emploi de ses rêves.

Tout en restant en contact avec les pilotes depuis son expérience de vol inaugural, Martine Olivier a commencé à piloter un avion quelques semaines plus tard, tout en se familiarisant au monde de l’aviation.

« Un des pilotes m'a appelée deux mois plus tard. Il avait loué un petit Cessna. Il m’a dit : "C’est une carrière très différente. Ce n’est certes pas du 9 à 5, mais nous embauchons des agents de bord. Cela vous donnera peut-être une meilleure idée du travail et du style de vie". J'ai posé ma candidature et obtenu le poste. J'ai donc arrêté d'enseigner et je suis devenu agent de bord pour Air Transat. Je l’ai fait pendant cinq ans et parallèlement, j’ai obtenu ma licence de pilote », raconte Martine Olivier. 

Quand elle fut prête à voler, Martine Olivier commença sa carrière en tant que pilote chez Air Montréal en 1997. Elle a ensuite rejoint Royal Airlines en 2001, puis JetsGo, puis est revenue à Air Transat en 2005.

 « Un rêve devenu réalité », dit-elle à propos de son retour chez Transat.

Martine Olivier dit que les attitudes envers les femmes entrant dans l’aviation ont considérablement progressé depuis les années 1990.

Vivre son rêve

En plus de vivre son rêve de pilote, Martine Olivier mentionne ses collègues et la culture d’entreprise d’Air Transat parmi les choses qui lui plaisent dans son travail.

« Ce que j'aime le plus dans mon emploi, ce sont les gens avec qui je travaille. Même s’il ne s’agit pas d’une petite entreprise, Air Transat dégage une atmosphère familiale. J'aime les voyages et le travail en lui-même, y compris ses défis. Certaines personnes disent que c’est l’un des emplois les plus stressants au monde, mais si vous êtes capable d'y faire face, c’est intéressant » explique-t-elle.

Travaillant dans les airs entre 8 et 16 jours par mois, Martine Olivier a volé d'innombrables fois. Cependant, elle se souviendra longtemps d'un vol en particulier.

« En 2011, j'ai effectué le tout premier vol en équipage entièrement féminin chez Air Transat. C’était un vol Vancouver-Cancún et c’était une journée formidable. Les passagers étaient contents lorsque les agents de bord ont fait cette annonce. Tout le monde a applaudi ! L’un des agents de bord a écrit : "Aucun garçon autorisé" sur un morceau de papier et l'a collé à la porte du poste de pilotage. Nous avons tous bien rigolé ! », se souvient-elle. 

Avancer

Même si Martine Olivier observe que l’aviation est toujours un monde d’hommes, elle constate que l’industrie a considérablement évolué depuis la fin des années 90.

À ses débuts, moins de 2 % des pilotes étaient des femmes. Elle estime que, depuis, cette proportion a augmenté pour atteindre environ 5 %.

« Nous sommes désormais traités de manière plus équitable. Je pense qu'à l'époque, les femmes devaient davantage faire leurs preuves davantage pour être acceptées. Je pense que cela se voit moins maintenant. Si vous êtes professionnel et pouvez faire le travail, c’est tout ce qui compte », déclare Martine Olivier.

C’est pour cette raison que Martine Olivier dit que la Semaine mondiale des femmes de l’aviation est un événement important.

« Cela permet non seulement aux jeunes femmes de se familiariser avec les différentes opportunités de carrière dans l’aviation. Mais cela leur montre également que toutes les portes sont ouvertes, qu’elles sont les bienvenues et que leurs rêves sont réalisables. Cela nous permet également de partager nos expériences positives, d’offrir des conseils et un soutien entre pairs qui pourraient changer leur vie, créer de nouveaux liens et surtout les aider à réaliser leurs rêves ! », estime-t-elle.

Indicateur