Quand les membres d’équipage entravent la traite de personnes...


Quand les membres d’équipage entravent la traite de personnes...

Les équipages de cabine occupent une position privilégiée qui leur permet d’observer les passagers pendant la durée des vols. De ce fait, ils sont bien placés pour détecter des victimes potentielles de la traite de personnes et leur prêter assistance. 

Mais encore faut-il qu’ils les reconnaissent !

Pour les aider à le faire, l’OACI offre un nouveau programme de formation en ligne. Ce cours gratuit sur les mesures à prendre en cas de détection de traite de personnes a été élaboré en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

Esclavage moderne

Selon l’Organisation internationale du Travail, une personne sur 200 dans le monde est encore soumise au travail forcé et à des conditions de vie contraignantes du fait de la traite des êtres humains, pratique considérée comme de l’esclavage moderne.

Or, il appert qu’un grand nombre de victimes sont transportées d’un pays à l’autre par avion commercial.

Le cours de formation OACI-HCDH comprend des entrevues réalisées par vidéo avec des survivants de la traite et des membres de compagnies aériennes qui offrent déjà une formation à leurs équipages de cabine sur cette question.

« La traite de personnes est un crime odieux qui bafoue les droits des victimes. C’est pourquoi les efforts du secteur du transport aérien international dans la lutte contre ce crime sont si importants », a déclaré Michelle Bachelet, haute-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.

Selon elle, la formation aux équipages de cabine et à l’ensemble de l’industrie du voyage est un élément crucial pour « protéger les droits de l’homme de personnes qui comptent parmi les plus vulnérables ».

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